À une semaine du coup d’envoi du Tournoi des 6 Nations 2026, le XV de France pointe à la 5e place du classement mondial World Rugby. Notamment derrière l'Irlande (4e) et l'Angleterre (3e). Un rang qui ne raconte pas toute l’histoire. Dans un entretien accordé à Midi Libre, Guy Novès, ancien sélectionneur des Bleus, estime que les Bleus sont au-dessus.
Pour lui, la hiérarchie est claire : “L’Afrique du Sud et la France restent les deux nations qui me paraissent au-dessus.” Un avis, à rebours du simple classement à l’approche d’un Tournoi où la France, tentante du titre, jouera gros avec trois réceptions à la maison.
« Pas le même métier » : Dupont met des mots forts sur la réalité brute des avants“La France peut être championne” : Novès y croit dur comme fer
Guy Novès ne doute ni du potentiel ni de l’ambition des Bleus. “La France peut être championne, bien sûr. Et je ne pense pas que l’Afrique du Sud soit imbattable. Vraiment.” Le message est limpide : quand on porte le maillot tricolore, on ne se présente jamais en victime. L’ancien boss des Bleus rappelle aussi une évidence souvent oubliée : la roue finit toujours par tourner.
À ses yeux, la France passera devant tôt ou tard, portée par sa densité et son vécu récent. Dans le même souffle, Novès observe un léger tassement chez les autres géants historiques. Les All Blacks “ont baissé d’un cran”, tandis que l’Irlande semble arriver à un tournant générationnel.
Pourquoi le classement ne dit pas tout
Tous les supporters et les spécialistes vous le diront : le classement mondial reflète des résultats, pas une dynamique de fond à l'orée du Tournoi. La France, selon lui, a pris “un réel ascendant” sur l’Irlande, notamment grâce à la maîtrise collective et à l’avantage du terrain. Jouer en France, dans un Tournoi aussi resserré, n’est pas un détail : c’est souvent un facteur décisif.
“Une défaite ne peut être envisagée”, tranche Novès, fort de son expérience. À l’époque, ses Bleus avaient gagné à domicile et chuté à l’extérieur. Aujourd’hui, la France version Galthié a élargi sa palette, notamment dans la continuité et le jeu debout, ce qui change profondément la physionomie des matchs à haute intensité.
Angleterre : le seul vrai grain de sable ?
Si un adversaire peut perturber les Bleus dans le Tournoi selon Novès, c’est bien l’Angleterre. Pas forcément par son jeu, mais par sa capacité à retrouver confiance. L’ancien sélectionneur note une fraîcheur nouvelle, incarnée par des jeunes comme Henry Pollock, et s’interroge sur l’évolution du staff. Changement de jeu ou simple regain d’assurance ? Difficile à dire, mais les fondamentaux restent les mêmes : conquête et défense. Et dans ce domaine, la France est aujourd’hui armée pour répondre présent.
Le jeu français, entre Toulouse et Bordeaux
Autre point clé soulevé par Novès : l’ADN du jeu actuel. “Aujourd’hui, l’équipe de France se base beaucoup sur le jeu toulousain et le jeu bordelais.” Traduction terrain : du jeu debout, de la vitesse, des passes après contact et une défense de fer. Le Stade Toulousain maîtrise ce registre depuis des années, l’Union Bordeaux-Bègles s’y installe progressivement.
En sélection, cette cohérence facilite les automatismes, un point capital à l’approche d’un Tournoi où l’on n’a pas le temps de bricoler. Pour Novès, un sélectionneur choisit avant tout des joueurs “qui jouent le mieux entre eux” et capables d’apporter un supplément d’âme.
Le message de Novès est clair : le Tournoi ne sert pas à préparer demain, mais à gagner maintenant. Les tournées sont faites pour tester, pas les 6 Nations. Une victoire finale offrirait un capital confiance énorme, sans que l’échec soit pour autant dramatique. Avec trois titres mondiaux chez les jeunes (2018, 2019, 2023), la relève est là. “Les lendemains de l’équipe de France sont assurés.” Une phrase qui résume tout : la France est prête, aujourd’hui comme demain.
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