RUGBY. France U20. Entre Domination et erreurs, une défaite amère face à la Nouvelle-Zélande
Déception Française : La Nouvelle-Zélande Arrache la Victoire d'un Point. Crédit image : Screenshot L'Equipe TV
L'équipe de France U20 affrontait la Nouvelle-Zélande ce jeudi dans le cadre du championnat du monde de la catégorie. Les Bleuets s'inclinent d'un rien.

Deuxième match de l'équipe de France U20 ce jeudi face à la Nouvelle-Zélande. En Afrique du Sud, les Bleuets avaient à coeur de rééditer la performance de l'an dernier. Mais face aux Tricolores, des Baby Blacks décidés à montrer un autre visage et à punir les Français. La rencontre débutait par un échange au pied avant une formidable percée de Massa après une touche perdue par les Kiwis. Une superbe occasion... ratée avec une mauvaise passe au large puis un jeu eu pied pas vraiment inspiré. Ce n'était que partie remise. Un nouveau jeu au pied de Reus voyait l'arrière Mousques récupérer le cuir derrière la défense. En entame parfaite de la France qui ne laissait pas la Nouvelle-Zélande respirer. 

La France dominatrice

Mais plusieurs touches mal négociées empêchaient cependant les Bleuets d'enchaîner. Ils occupaient néanmoins le camp adverse et obligé les Néo-Zélandais à se livrer. Mais la défense veillait au grain. Au quart d'heure, il n'y avait qu'une équipe sur le pré. Malgré des ballons perdus en touche ou au sol, la domination était française. Et la pénalité glanée en mêlée était de bon augure pour la suite. Et ce, même si la sortie du pilier Zinedine Aouad sur blessure n'était pas une bonne nouvelle pour la suite de la compétition. Malgré tout, seuls cinq points séparaient les deux nations après vingt minutes. 

La pénalité réussie par Reus à la 22e faisait beaucoup de bien aux Français (0-8). D'autant que la Nouvelle-Zélande écopait d'un jaune pour un plaquage dangereux de Smith. Mais les jeunes tricolores ne parvenaient pas à en profiter. Solides en défense, ils manquaient de maitrise en attaque ou encore en touche, laissant leurs adversaires dans le match. Et ce, alors qu'ils n'avaient pas vu les 22 mètres français. Une belle combinaison avec son numéro 9 voyait Xavier Tito-Harris mettre le feu à la défense juste avant les citrons. Mais Nathan Bollengier jouait très bien le coup et récupérer une pénalité salvatrice. Quelques instants plus tard, son coéquipier au Stade Rochelais Hugo Reus donnait 11 longueurs d'avance aux Bleuets au moment de rentrer aux vestiaires.

Le réveil des Blacks

Ils ne pouvaient pas se permettre de se relâcher. La dernière action offensive des Baby Blacks ayant montré qu'ils pouvaient frapper à tout moment. Les Français étaient d'ailleurs sous pression dès la reprise avec un très bon ballon porté néo-zélandais. Heureusement pour la France, le 3e ligne kiwi sanctionné dans le premier acte remettait le couvert avec une nouvelle faute dans le ruck. On sentait que les Néo-Zélandais étaient revenus avec d'autres intentions. Cette grosse entame voyait inéluctablement le centre Tuivailala trouver la faille (11-7). Tandis que la France continuait de manquer de rigueur dans ses passes comme dans les soutiens. 

Et c'est sur ce temps fort néo-zélandais que la France répliquait à la faveur d'une interception du Toulonnais Joé Quere Karaba. Le troisième ligne a parfaitement senti le coup et mis les cannes pour pointer entrer les perches. Permettant aux Bleuets de reprendre onze longueurs d'avance. Une réalisation qui était la bienvenue surtout que l'ailier des Baby Blacks Solomon répondait trop rapidement en bord de touche. Un essai qui découlait d'un mauvais jeu au pied tricolore. Tout était à refaire. À la 53e, la France ne comptait que quatre longueurs d'avance. 

Fin de match sous tension

On se répondait coup pour coup. Un en-avant néo-zélandais était ainsi parfaitement exploité par les Français. Mais Liufau était maintenu en l'air dans l'en-but. La France était dans le camp adverse. Mais ce temps fort n'était pas récompensé par des points. Avec notamment un drop trop court de Carbonneau. Le demi de mêlée voyait ensuite jaune pour un plaquage haut. Une mauvaise période à vivre pour les Bleuets à l'heure de jeu. Ils faisaient cependant preuve de résilience pour priver les Baby Blacks d'un essai en coin qui semblait tout fait. Un essai qui était inscrit sur la mêlée suivante par le demi de mêlée néo-zélandais. 

Si bien qu'à la 64e, les Blacks prenaient l'avantage pour la première fois du match (18-19). Mais Reus ne tremblait pas quelques instants plus tard pour refaire passer la France devant sur pénalité (21-19). La guerre des nerfs commençait. Et la moindre faute pourrait être celle qui donnerait la victoire. A moins d'un quart d'heure de la sirène, la pénaltouche des Néo-Zélandais voyait Letiu s'écrouler derrière la ligne de craie (21-24). Jusqu'ici, les Français étaient dans le bonus. Mais ils en voulaient plus à l'image de cette formidable action depuis les 22 mètres marquée par des passes après-contact tempo de toute beauté. Une folle relance qui méritait d'aller en Terre promise. Elle se terminait par un nouvel en-avant et une pénalité qui offrait à nouveau la possession aux Baby Blacks dans le camp français.

Une fois de plus, la défense tricolore prenait le pas sur l'attaque. Joé Quere Karaba récupérait le cuir et donnait à Ferté qui mettait les cannes pour offrir deux précieux points d'avance aux Bleuets. La victoire tendait les bras à la France. Néanmoins, les Néo-Zélandais la désiraient aussi. Ils récupéraient ainsi une pénalité face aux perches pour potentiellement l'emporter. Mais un déblayage dangereux sur Carbonneau voyait l'officiel sortir une biscotte et renverser la pénalité au meilleur moment pour les Français. Une fin de match sous tension. Puisqu'à 14, les Blacks décidaient d'aller en touche, récupérant une pénalité au passage. Un coup de pied que l'ouvreur ne manquait pas (malgré un moment de doute). Offrant ainsi une victoire 27 à 26 à la Nouvelle-Zélande. La France peut encore se qualifier mais cela passera par un énorme match contre le Pays de Galles mardi prochain pour aller une deuxième place qualificative.

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On reformule.

Le XV de France aurait pu remporter ce match de multiples manières. Une est l'expérience. La politique de préférence nationale quota JIFF est vendue comme un moyen pour les jeunes Français de prendre de l'expérience dans un championnat de niveau plus relevé que les compétitions de jeunes M20.

Or le gain n'est apparu nulle part lors de ce match. A aucun moment, ces jeunes issus de la politique JIFF n'ont montré un retour d'expérience qu'ils doivent pourtant avoir acquis par la voie JIFF et leur présence en club sur le terrain.

Cette remarque devrait être le premier souci de ceux qui ont vendu le système JIFF pour cet apport, ils devraient être les premiers à se poser la question du pourquoi et du comment car leur système a fait défaut. Au lieu de cela, on a des excplications pesant sur la non mise à disposition des joueurs pour le tournoi des 6 parce que les joueurs devaient jouer en club.

Une contradiction.

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