Pierre Berbizier : « Je n'ai aucun rôle »
Pierre Berbizier livre ses confidences sur ses années Racing.

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Pierre Berbizier revient sur ses 5 ans au sein du Racing Métro et évoque les bons comme les mauvais moments. Et ça balance un peu...
A quelques jours du match de barrage du Racing-Métro à Toulouse, Pierre Berbizier sort de l'ombre. Placardisé à l'issue de la saison dernière, l'ancien sélectionneur du XV de France va définitivement quitter le club cet été. Un club où il aura passé 5 années. Quelque peu amer, Berbizier a évoqué son rôle cette saison, apparemment plus proche de l'emploi fictif qu'autre chose. Et sur la façon dont il a appris qu'il n'était plus désiré chez les Ciel et Blanc :

Je n'ai aucun rôle. (…) il m'a été proposé un rôle au sein du club, avec un peu de hauteur. La saison avait été dure et je me suis dit que, finalement, cela me permettrait de me régénérer. Et rien n'est venu. Je n'avais aucune mission, aucune responsabilité. J'avais un titre, celui de directeur général en charge du sportif. Un titre qui je possédais déjà (…) J'ai essayé de définir, par écrit, ce que pouvait être ma mission. Une rencontre avec Laurent Travers a même eu lieu pour voir si, à l'avenir, nous pouvions trouver chacun notre place. Mais le jour de l'inauguration du centre d'entraînement au Plessis-Robinson, j'ai appris que ma collaboration avec le Racing s'arrêterait en fin de saison (…) Dans le rugby professionnel, celui qui paie a raison. Je pensais notre relation (avec son président Jacky Lorenzetti, NDLR) forte. On passe désormais à autre chose. Après une parenthèse de 5 ans, chacun retourne à sa vie.

Berbizier est également revenu sur les raisons de sa mise à l'écart. En cause, une saison 2011-2012 chaotique, sur le terrain comme en coulisses, malgré un résultat final honorable (une élimination en match de barrage contre Toulon). Si « Berbize » ne fuit pas ses responsabilités, il en profite tout de même pour tacler gentiment Nicolas Durand et surtout Sébastien Chabal, qui avait quitté le club en cours d'année après un désaccord avec son coach. Tout en s'inquiètant de l'évolution du rugby professionnel...

« Il fallait un titre que je n'ai pas obtenu (…) J'ai fait venir des joueurs en fin de carrière pour qu'ils apportent leur expérience, avec un niveau moyen à respecter. Je n'ai pas pu, pas su, amener des joueurs comme Sébastien Chabal ou Nicolas Durand à un niveau suffisant pour être compétitif. Permettez-moi tout de même de constater, cette saison, que leurs performances ne sont pas meilleures (…) J'ai toujours fonctionné par rapport à l'intérêt du groupe. La seule star, ce devait être l'équipe (…) Le vestiaire s'est ouvert. Et l'autorité nécessaire n'était plus respectée (…) Ca fait longtemps que je suis revenu des fameuses valeurs du rugby. J'ai peur pour le rugby de demain mais je veux continuer de transmettre certaines convictions. S'il faut être à contre-courant, je le serai. Je souhaite encore un vestiaire sacralisé, qui n'appartient qu'au terrain, aux joueurs.

« Le Racing, avec son recrutement galactique, devra être champion sans coups férir. »

Sur une note plus positive, l'ancien coach de Narbonne remercie malgré tout Lorenzetti de lui avoir permis de « vivre un beau projet pendant 5 ans ». Lorsqu'il est arrivé à la tête du club en 2007, le Racing flirtait avec la Fédérale 1. Le club est aujourd'hui solidement installé dans le haut du tableau du Top 14. Mais sa plus grande fierté restera le succès de sa politique de formation : 5 joueurs du Racing représenteront la France cet été aux championnats du monde des – 20 ans. Actuellement, des joueurs comme Chavancy, Metz, Jane, Le Roux, Vakatawa ou Ben Arous, ont tous leur place dans le groupe professionnel.

Pour finir, le futur-ex directeur général a évoqué sur ses successeurs, Laurent Labit et Laurent Travers. Il révèle notamment qu'il avait projeté de travailler avec le second cité, avant qu'il ne décide finalement de prolonger son contrat à Castres. Surtout, il regrette le « manque de respect » des deux entraîneurs du CO, qui étaient venus rencontrer le staff et les joueurs du Racing dès les mois de novembre dernier. Avant de conclure en leur mettant légèrement la pression : « Il n'y a de toute façon qu'une vérité, celle du terrain. L'an prochain, le Racing, avec son recrutement galactique, devra être champion sans coups férir ».

Source : Midi-Olympique

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  • oxo
    61 points
  • il y a 7 ans

@Riwan
Un titre qui je possédais déjà : qui je -> que je
🙂

Le feuilleton Berbiz' dure depuis 20 ans et plus. Ce type a une capacité à se faire détester assez incroyable.
Pourtant il a un bilan de coach assez honorable je trouve (sauf avec Narbonne peut-être).

  • jipypi
    269 points
  • il y a 7 ans

et oui mon pov petit Berbizier ! cela s appelle un retour de baton!

C'est corrigé ! Merci bien.

@Riwan :
« malgré une résultat final » : une -> un
« qu'il avait projeté de travaillé » : travaillé -> travailler

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