Dopage : trois joueurs de clubs français suspendus après des contrôles anormaux
Trois joueurs de clubs français suspendus après des résultats anormaux.

Le Rugbynistère a besoin de vous

Merci pour votre soutien !
Des Espoirs du Racing Métro, d'Albi et de Vierzon ont été suspendus. Ils devront s'expliquer le 11 février devant la commission de lutte antidopage de la FFR.
Le Midi Olympique révèle ce vendredi que trois joueurs espoirs faisant partie des clubs du Racing Métro, d'Albi et du club amateur de Vierzon (Fédérale 2), « ont été suspendus à titre conservatoire » après que des contrôles antidopages effectués entre novembre et décembre aient révélé des « résultats anormaux ». Selon le bihebdomadaire, les trois échantillons « portent des traces de terbutaline, un broncho-dilatateur faisant partie de la classe des anabolisants » qui peut-être notamment être utilisé pour soulager des symptômes d'asthme ou de bronchite chronique. S'agit-il ici d'une mauvaise médication ou d'une « erreur de prescription » ? Toujours est-il que les trois joueurs sont amenés à s'expliquer mardi 11 février devant la commission de première instance de lutte antidopage de la FFR. Laquelle pourrait appliquer une sanction pouvant aller de trois à six mois de suspension.

Un an après les révélations de l'Agence française de lutte contre le dopage devant le Sénat, le rugby français fait pour la première fois face à des cas de contrôles anormaux pour le compte de la saison 2013-2014. Il faut dire que depuis l'annonce des résultats de l'AFLD, les contrôles se sont multipliés. Tout le monde y est allé de son petit commentaire, notamment Laurent Bénézech, que Provale, syndicat des joueurs, avait attaqué pour diffamation. Encore joueur du Stade français, Felipe Contepomi, membre du Comité des sportifs de l'Agence mondiale antidopage depuis 2012, avait lui demandé à ce qu'on éduque les joueurs « qui prennent des compléments alimentaires et qui ne savent pas ce qu'il y a dedans ».

Après Yogane Corréa et Kakhaber Koberidze, contrôlé positif en octobre 2012 à la nandrolone, c'est la troisième fois que le club d'Albi se retrouve mêlé à une affaire de dopage. À noter que l'an passé, la commission de discipline de la FFR avait suspendu Richard Jenkins et Sahli Fayçal, deux espoirs d'Auch, « après un contrôle positif causé par l'inhalation d'un spray contenant un produit classé comme stimulant ».
Vous devez être connecté pour pouvoir participer aux commentaires

c'est la course à l'armement chez les jeunes, avec beaucoup d'appelés, peu d'élus, et de moins en moins de rugbymen qui font des grandes études (cf l'équipe d'argentine il y a 10 ans, où tu pouvais monter un centre hospitalier complet avec le nombre de diplomés)

les mecs sont prets à tout pour continuer pro, du coup y en a quelques uns qui cèdent.


Mais c'est la faute des clubs, des DTN qui cherchent des mecs d'1m90 et 110 kilos à 14 ans, sans faire gaffe à la technique.
Adieu le french flair si on met à l'écart les futurs dominici, Bernat-Salles, Blanco, Castaignède...

La France, et c'est heureux, ne pourra jamais être comparée à certaines autres nations en ce qui concerne la lutte contre le dopage. La législation sur les stupéfiants en AdS, par exemple, est incomparable. J'ai vu les performances physiques du dernier Sudaf arrivé de Currie cup avec lequel j'ai joué, diminuer au fur et à mesure de la saison et de son changement de "régime". Les internationaux français que j'ai eus pour partenaire m'ont également raconté certaines pratiques en EdF, qui feraient tâche sur l'image de marque de quelques icônes de l'histoire du rugby tricolore. Et j'ai connu un préparateur physique très connu qui a essayé d'introduire dans nos "habitudes alimentaires" des produits depuis interdits. Mais le plus grave concerne les petits niveaux et les jeunes, oùles gars sont prêts à n'importe quoi pour arriver, sans le suivi médical dont bénéficient les joueurs d'élite. Souhaitons ne jamais arriver au niveau du foot US, où, selon une étude épidémiologique récente, l'espérance de vie des pros ne dépasse pas ... 49 ans, et pas à cause des contacts ! Et l'étude était exclusive de ceux qui n'atteignent pas le niveau pro ...

Aujourd'hui, si tu n'es pas asthmatique, tu n'as aucune chance de faire du sport à haut niveau, voire en professionnel...

  • ced
    100323 points
  • il y a 6 ans

faudrait surtout que les instances internationales stoppe les pratiques illicites de certaines nations (celles que tu viens de citer par ex.)

  • Eazy
  • il y a 6 ans

Le problème est bien plus profond que cela.

La logique du rugby francais tant à avoir des joueurs aussi massifs que les Sud Africains, aussi épais que les anglais ou avoir les mêmes mollets que les fidjiens.

Les jeunes joueurs sont de plus en plus sélectionné pour leurs mensurations que pour leur talent, leur technique ou leur vision du jeu.

tout cela explique la forte pression qu'ont les jeunes dans les centres de formations, les joueurs espoirs..

On devrait se developper la ou nous avons un avantage comparatif par rapport à d'autres nations: La vitesse de jeu, la technique, la vision du jeu, les techniques de mêlés, les combi en touches etc etc. Car un match ne se compte pas au kilos ou au nombres de cul déposés, mais bien en terme de points.

Nous c’était du vicks vaporub dans le nez avant le match. Pas sur que ça nous faisait courir plus vite... Dans leur cas, on est loin de l'EPO, testostérone et anabolisant. Parlons plutôt de produit interdit que de dopage

Ah bon!!! Y a mieux que le synthol?

  • ASTOR
  • il y a 6 ans

@Waltervincent

En plus de l’hypocrisie et de l’omerta, bien réels, il y a aussi la dénégation de bonne foi : oui je prends des trucs, mais ce n’est pas vraiment du dopage. J’ai pris des emphèt., mais c’est pas vraiment du dopage ; j’ai pris de la ventoline, mais c’est juste parce que j’étais malade ; j’ai pris des corticoides mais ce n’était pas pour tricher, juste pour récupérer plus vite ; j’ai pris des stéroides, mais c’était juste pour passer un palier à la muscu etc.



qui n'a jamais fumé un petit spray de ventoline ? MDR

Il faut qu'il y ait des contrôles et de plus en plus. Après s'il y a des demandes de dérogation, car on justifie de telle ou telle pathologie pour donner au joueurs tel ou tel "médicament" qui est normalement interdit on va partir en live.

Mais épineux problème qui une fois de plus met en avant la santé des joueurs. La meilleure solution ne serait-elle pas de faire en sorte que le rythme des compétitions soit plus en phase avec les capacités physiques des joueurs ?

enfin... ce qui est gênant
les trois se sont fait choper à cause de bronco dilatateur apparemment
je suis désolé mais quand tu es amateur en F2 et que tu prends un sirop pour la toux ou un pschitt parce que tu es encombré c'est lourd, on l'a tous fait...
on n'est pas forcément dans la démarche volontaire de dopage pur et dur
ça m'est arrivé après avoir pris une caisse le samedi, de prendre un guronzan le dimanche matin et on est des milliers dans ce cas
que les pros soient soumis à des règles plus strictes c'est plutot normal
après en effet en terme d'éducation sur ce qu'il y a dans les médocs... il y a beaucoup de boulot

pour les compléments alimentaires... c'est encore autre chose, perso j'ai toujours refusé d'en prendre préférant le steak et le poulet à la poudre en boite

  • Grisou
    17632 points
  • il y a 6 ans

En continuant comme ca, bientot les mecs qui finiront la saison de Top 14 pourront se lancer dans le Tour de France !!!

Rien de neuf malheureusement dans tout ça, l'hypocrisie et l'omerta entourant le dopage dans le rugby et dans le sport en général ne dupent personne.

Derniers articles

News
News
News
News
News
Sponsorisé News
News
News
News
News
Transferts