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RÉSUMÉ VIDÉO. Top 14 - Vaincre pour survivre, la remontada façon Oyonnax
Top 14 : Oyonnax a arraché une victoire précieuse à Bordeaux.

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Le promu a signé un succès précieux face à l'UBB. Retour sur cette rencontre, avec le résumé vidéo en bonus.

En temps normal, la peur contracte, traumatise les organismes. Elle empêche une libération souvent recherchée. Quand quelque chose de l'ordre du tragique et de la résignation prend place, c'est qu'elle a totalement pris le dessus. A Oyonnax, il semble que les données soient quelque peu différentes. Les joueurs du Haut-Bugey ont admirablement transformé, en un mois, leur frustration du début de championnat en révolte collective assez impressionnante. Ils se sont offerts ces dernières semaines un triplé victorieux inédit, chez le champion de France auvergnat (12-18), contre le Stade Français (33-27) dans un Mathon incandescent, et donc en terre bordelaise (20-26), forteresse de bas-rang depuis le revers face à Castres (6-7), le 18 février dernier. Cela ne remet pourtant jamais en question la performance totalement maîtrisée de la troupe à Buononato, malgré quelques sueurs froides dans les dernières minutes. Retour sur les points clés qui ont permis aux Oyomen de se rapprocher plus que jamais de Brive, et de croire encore à un exploit en fin de saison.

Une entame déterminante

Il y a toujours une part d'inquiétude juste avant le coup d'envoi d'un match. Elle naît de la capacité ou non de l'adversaire à s'adapter à la structure de l'équipe. Adrien Buononato semble avoir déconstruit ce processus, pour préférer une concentration rigoriste des rôles de chacun, à l'inverse de Bordelais empruntés et surtout peu inspirés. Simon Hickey en est l'archétype malheureux. Après un premier échec au pied (2e), il a vu son coup de pied rasant peu nécessaire contré par Sobela qui, après une course d'une vingtaine de mètres, fixait parfaitement Ducuing pour envoyer Inman en terre promise (0-7, 4e). Très organisés au front face aux aléatoires offensives girondines, ils se sont montrés tout autant réalistes quand ils rentrèrent dans les zones de marques, grâce à la botte de Botica (0-10, 10e), avant qu'une construction d'une incroyable fluidité autour de ce dernier, mais aussi d'Elliott (très mobile durant l'ensemble de la rencontre au centre du terrain), Seuteni, ou encore Codjo, ne vienne conclure un premier quart d'heure dynamique et bénéfique comptablement, par l'intermédiaire de MacDonald servi à l'intérieur par son tonique ailier (0-17, 16e). Les Haut-Bugistes ont à ce moment-là éparpillé les déjà faibles intentions adverses et marqué psychologiquement les esprits. Les Bordelais, étouffés, ne s'en sont donc jamais remis et la différence s'est bel et bien faite dans cette entame mise en évidence par le sérieux global des coéquipiers à Ursache.

Une gestion des temps faibles exemplaire

Le match d'Oyonnax n'a tout de même pas été qu'une partie de plaisir. On les a parfois vus en difficulté sur certaines séquences défensives, notamment sur des phases en aller-retour dans le couloir des 15M, portées par un soupçon d'animation du demi de mêlée Frisby. Cependant, une fois entrés dans des zones du terrain favorables, les hommes de Teague, qui n'arrive définitivement pas à dessiner sa philosophie, n'ont peu ou pas marqué. La faute à des Oyonnaxiens souvent héroïques proche de leur ligne de but, disciplinés sur la ligne d'avantage, patients défensivement, et surtout efficients sur les points de rencontre, comme en témoignent les cinq ballons récupérés au sol, dont trois grâce au triptyque Elliott-Browning-Sobela. Leur faculté à courber l'échine sans rompre et ce, durant la quasi-totalité de la rencontre, malgré deux essais concédés (Fidow à la 25e, et Naqalevu à la 76e), est à saluer et a aussi eu pour conséquence d’écœurer des Bordelais qui n'avaient pas besoin de cela, dans la situation cataclysmique actuelle (4 défaites consécutives avant la rencontre). Efficacité offensive et solidité défensive, ce fut aussi la clé de ce succès fondateur.

Un Botica de gala

Même si la mobilisation collective est à la genèse de la performance de la lanterne rouge, il est difficile de ne pas mettre en exergue la partie de Ben Botica, l'ouvreur et maître à jouer néo-zélandais. Il a profondément transformé le jeu d'Oyonnax depuis son arrivée par sa capacité à franchir la ligne d'avantage, casser des placages, et soulager le paquet d'avants par sa science du pied. Face à Bordeaux, il a été impeccable face aux perches (6/6) et impérial dans le jeu courant, capable de créer des décalages à lui tout seul, grâce notamment à sa qualité de passe indéniable. Il est l'épicentre du fond de jeu - radicalement tourné sur le mouvement et la conservation du cuir - prôné par Mike Pendergast, et son niveau de performance sera probablement un des vecteurs, sinon le plus important, de la réussite de la fin de saison de l'USO.

  • Le résumé vidéo de la rencontre : 

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Pablo Castillo
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  • breiz93
    55634 points
  • il y a 2 ans

Surprenant, non pas la volonté de Oyo, mais la passivité des joueurs de l'UBB. C'est criant sur le 1er essai, ils regardent leurs adversaires jouer.

À l'UBB on appelle ceux qui râlent contre le nouveau manager : les sots à "hélas Teague !".

Avec le quota jiff à 11.94, s'ils se maintiennent, ne risquent-ils pas de démarrer la saison avec un handicap de points ?

@Jonathan Sextoy

Les promus sont a 12 jiff la première saison, donc ça peut sans doute passer comme ça, pas sur qu'on sanctionne pour 0,06 ou si jamais le club ne joue pas sa survie à la dernière journée il y a sans doute moyen d'augmenter un peu en faisant jouer du jiff.

Franchement comme ils se donnent ils méritent leur maintient! bon par contre ca veut dire que soit Agen, le SF ( et ça me ferait ch) ou Brive descendent.

Oui, Oyo peut aujourd'hui espérer...Excellente dynamique et la place de barragiste n'est pas si loin...

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