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''La rivalité franco-irlandaise est terminée'', la presse étrangère sonnée par la démonstration française

Premier round, premier K.O. : les médias britanniques analysent la claque française infligée à l'Irlande pour l'ouverture du Tournoi.

Thibault Perrin 06/02/2026 à 12h30
Après ce 36-14, une question brûle déjà : qui peut arrêter les Bleus ? Crédit image : Screenshot France 2
Après ce 36-14, une question brûle déjà : qui peut arrêter les Bleus ? Crédit image : Screenshot France 2

Le Stade de France a été le théâtre d'une véritable démonstration ce jeudi soir. Avec une victoire 36-14 face à l'Irlande, les Bleus ont lancé leur défense du titre de la plus belle des manières. Tour d'horizon des réactions outre-Manche après cet premier match très attendu du Tournoi des 6 Nations 2026.

Une première mi-temps de patron

Score sans appel : 36-14. En ouverture de leur campagne 2026, les Tricolores ont littéralement étouffé le XV du Trèfle au Stade de France. Trois essais encaissés en 33 minutes (Bielle-Biarrey, Jalibert, Ollivon), un 22-0 à la pause qui sonnait déjà comme un verdict. Louis Bielle-Biarrey s'est offert un doublé (son 22e essai en 23 sélections !), confirmant son statut de fusée tricolore. L'Irlande a sauvé l'honneur en seconde période avec des réalisations de Nick Timoney et Michael Milne, mais le mal était fait.

Planet Rugby résume parfaitement l'écart entre les deux équipes : "Une masterclass en première mi-temps a mis une Irlande désemparée à genoux." Le site britannique note que le bonus offensif était acquis dès la 47e minute, avec le quatrième essai de Bielle-Biarrey après un festival de passes au cordeau. Selon les statistiques officielles rapportées par RugbyPass, les Français ont réalisé 19 franchissements contre seulement 4 pour les Irlandais, tout en distribuant 19 offloads face aux 5 des visiteurs. Une domination totale.

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Quand la vitesse d'exécution fait la différence

Ce qui frappe en consultant la presse anglo-saxonne, c'est l'insistance sur la cadence infernale imposée par les Bleus. RugbyPass décerne un 9/10 à Mickaël Guillard, le décrivant comme un joueur "brutal" dans ses impacts, auteur de 16 ballons portés avant sa sortie à la 50e. Le deuxième-ligne lyonnais n'a cessé d'avancer, même ballon en main à l'arrêt, incarnant parfaitement la puissance tricolore.

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Mais au-delà de la force brute, c'est surtout l'intelligence tactique française qui impressionne. Louis Bielle-Biarrey (noté 9/10 également) a démontré une capacité hors-norme à exploiter les espaces. Son premier essai, où il trébuche, tombe sur les genoux et parvient quand même à marquer après avoir battu plusieurs défenseurs, fait déjà le tour des réseaux. "Une vitesse qui peut faire paraître n'importe quelle défense très moyenne", commente RugbyPass.

Du côté irlandais, The Irish Times ne mâche pas ses mots. Le quotidien de Dublin évoque "un retour aux mauvais vieux jours" avec "une raclée parisienne punitive". Le journal pointe du doigt une statistique accablante : 38 plaquages manqués par l'Irlande, dont 19 rien qu'en première période. "Un signe qu'une équipe n'a pas le cœur à se battre", écrit le correspondant Gerry Thornley.

L'X-factor Dupont-Jalibert : Le tandem qui change tout

Si un duo a particulièrement marqué les esprits, c'est bien celui formé par Antoine Dupont et Matthieu Jalibert. Le capitaine tricolore, de retour après dix mois d'absence suite à sa rupture des ligaments croisés, n'a pas forcément livré "son meilleur match" selon RugbyPass (noté 8/10), mais il n'en avait pas besoin. Son rôle de métronome a parfaitement fonctionné.

C'est surtout Jalibert qui a crevé l'écran. RugbyPass lui attribue un 8/10 et salue sa capacité à "faire grandir sa créativité au fil du match". Son essai à la 22e minute, après une inspiration géniale de Dupont qui l'a servi au bon moment, illustre parfaitement la connexion entre les deux hommes. Ce n'est pas anodin : Planet Rugby rappelle que c'est le petit coup de pied astucieux de Dupont qui a créé le bonus offensif, avec Ramos qui a remis pour Bielle-Biarrey. Ce duo Dupont-Jalibert pourrait devenir le cauchemar des défenses européennes.

La presse britannique note aussi que si Jalibert n'a pas maintenu son niveau de domination tout le match, "il n'a pas forcé son jeu non plus, avec tant de coéquipiers excellant dans les zones larges du terrain". Une maturité tactique qui tranche avec ses précédentes apparitions internationales.

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Le réveil tardif irlandais ne change rien

The Irish Times souligne le sursaut d'orgueil irlandais en deuxième période. Après avoir été menés 29-0, le XV du Trèfle a retrouvé des couleurs grâce à ses remplaçants. Nick Timoney et Michael Milne ont marqué lors de leurs débuts dans le Tournoi, ramenant le score à 29-14. Mais comme le note le quotidien dublinois, "les dés étaient jetés" dès la mi-temps.

L'analyse tactique de Gerry Thornley pointe le problème majeur irlandais : "Le jeu au pied erratique de l'Irlande n'a donné que peu de bonnes choses, semblait limité et s'est retourné contre eux face à l'une des meilleures équipes de contre-attaque au monde." Andy Farrell, le sélectionneur irlandais, a d'ailleurs reconnu le manque d'intentions de son équipe en conférence de presse.

Planet Rugby se montre plus cinglant encore, qualifiant la performance de Sam Prendergast de "partition absolument lamentable" qui résume à lui seul la soirée irlandaise. L'ouvreur du Leinster, comparé à un "modem bas débit" pour sa lenteur d'exécution, a payé cash la vitesse française. Une leçon de rugby moderne que les Irlandais ne sont pas près d'oublier.

Planet Rugby se montre plus cinglant encore, qualifiant la performance de Sam Prendergast de "partition absolument lamentable" qui résume à lui seul la soirée irlandaise. L'ouvreur du Leinster, comparé à un "modem bas débit" pour sa lenteur d'exécution, a payé cash la vitesse française. Une leçon de rugby moderne que les Irlandais ne sont pas près d'oublier.

Un message envoyé à la concurrence

Cette démonstration place immédiatement la France en position de force. Les Bleus prouvent qu'ils n'ont rien perdu de leur superbe de 2025, bien au contraire. Le retour de Dupont dans une forme acceptable (même si pas optimale) est un signal fort envoyé aux concurrents. Avec le Pays de Galles au menu la semaine prochaine, les hommes de Galthié peuvent déjà envisager de compter leurs points.

Pour l'Irlande, c'est une autre histoire. Déjà handicapés par les blessures, Andy Farrell et ses joueurs vont devoir se remettre mentalement de cette claque avant d'affronter l'Italie puis l'Angleterre à Twickenham le 21 février. Planet Rugby l'annonçait dans sa preview : ce calendrier brutal (Paris puis Londres sans semaine de repos) risque de laisser le XV du Trèfle "boitant jusqu'en mars". La prédiction semble se confirmer.

The Irish Times conclut avec une phrase qui dit tout : "La France était bonne, l'Irlande était mauvaise." Difficile de faire plus concis. Les champions en titre ont lancé leur campagne sur un statement retentissant, et les favoris anglais sont prévenus : les Bleus ne rigolent pas.

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Rendez-vous samedi pour la suite du Tournoi, avec l'entrée en lice de l'Italie face à l'Écosse et surtout le choc Angleterre-Pays de Galles à Twickenham. Mais après ce qu'on a vu jeudi soir, une certitude s'impose : la route vers le titre passera forcément par Paris.

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Un paragraphe reviens deux fois, si vous pouvez éditer.


<<Planet Rugby se montre plus cinglant encore, qualifiant la performance de Sam Prendergast de "partition absolument lamentable" qui résume à lui seul la soirée irlandaise. L'ouvreur du Leinster, comparé à un "modem bas débit" pour sa lenteur d'exécution, a payé cash la vitesse française. Une leçon de rugby moderne que les Irlandais ne sont pas près d'oublier.>>