Comment le chômage partiel va-t-il fonctionner dans le monde du rugby ?
Les joueurs vont devoir revoir leur salaire.

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Après l'annonce de la suspension du championnat, les joueurs ont été mis en chômage partiel. Mais quelles sont les conditions ?

Depuis lundi, les premières informations concernant la gestion de cette suspension de championnat sont arrivées. Si la reprise est espérée début du mai du côté des instances, elle est rejetée du côté de Provale. Il faudrait caser 3 journées de Top 14 en une semaine. L'autre hypothèse concernent un prolongement de la saison avec une formule de phases finales réduites. La dernière, moins probable, est un gel du championnat sans reprise. Le classement actuel serait conservé. 

Coronavirus - Clermont place ses joueurs au chômage partielCoronavirus - Clermont place ses joueurs au chômage partiel

Et du côté des clubs ? Comment s'organise-t-on ? Si tous les clubs doivent suspendre leurs activités avec le confinement total annoncé par Christophe Castaner ce lundi soir, ils doivent aussi prendre des mesures inédites. La première mesure a été de fermer les stades, annuler les entraînements et éviter les rassemblements. L'autre mesure est salariale : les joueurs sont donc placés en chômage partiel qui leur confère un nouveau statut. Mais en quoi consiste-t-il ? Le but est d'éviter des conséquences économiques trop grandes en diminuant le temps de travail des salariés. Depuis lundi, il a été officiellement mis en place auprès de l'inspection du travail et ceux dans tous les clubs. 

Après négociation avec le syndicat des joueurs Provale, Tech XV et l'UCPR, il a été convenu que les joueurs toucheraient 84,8 % de leur salaire habituel net (70 % de la rémunération brute), selon Le Figaro. L'État s'est engagé à rembourser les clubs à hauteur de 4 fois le SMIC, ce qui correspond à 8000 euros. Mais le reste du salaire est à la charge des clubs, sachant que le salaire moyen en TOP 14 est de 20 000 euros. 

Le chômage partiel permet cependant aux clubs de s'exonérer de quelques charges sociales. Seuls la CSG (financement de la sécurité sociale) et la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) restent encore en vigueur. C'est donc une économie de 30 % que feront les clubs sur ces charges sociales. Mais si la situation tend à se maintenir, les clubs devront sûrement prendre de nouvelles décisions avec cette forte baisse de rentrée d'argent...

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Tout le monde va se retrouver en difficulté et pas seulement les quelques semaines que va durer le confinement, certaines entreprises risquent la faillite, ceci entraînant le chômage de leurs employés, l'économie française pourrait mettre plusieurs mois pour retrouver un cours normal. Les acteurs du rugby, sponsors, joueurs, etc... ne vont pas y échapper, ils vont aussi devoir faire des efforts, comme vous et moi !

  • adourAB
    5100 points
  • il y a 3 mois

Situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. TOUS les clubs Pros de Top14 et ProD2 sont impliqués. En cas de faillite, ils n’y aura pas de possibilités de reclassements pour la majorité des joueurs. Ils le savent. Je pense que l’immense majorité fera des sacrifices pour cette fin de saison et préserver leur avenir.. Je pense également que nous auront quelques joueurs en fin de carrière qui feront jouer leurs droits. On verra bien.

@adourAB

faut l'espérer en tout cas

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