Le RC Vannes a de nouveau perdu en Top 14 (21-12), samedi 10 octobre, sur le terrain de l'USA Perpignan. Après un déplacement dans un environnement catalan hostile, les Bretons pointent toujours à la dernière place du classement de Top 14. Les Vannetais ont su répondre au défi physique imposé par le championnat, mais ils se sont une nouvelle fois inclinés. Il s'agit de leur sixième revers en autant de journées disputées dans l'élite.
Avec 94 matchs de Top 14, cet international du Stade Français pourrait quitter le club en juin et rejoindre l'USAPProblème supplémentaire, cette défaite creuse l'écart avec un concurrent direct. En effet, l'USAP possède désormais douze points d'avance sur Vannes, pour un premier tournant majeur de la saison. Le caractère inquiétant de ce nouveau revers, sans bonus défensif récupéré, peut inquiéter les Bretons. Les autres équipes de Top 14 s'éloignent au classement. Actuellement, le Castres Olympique est l'adversaire le plus proche. Treizième, le club tarnais compte tout de même huit points d'avance.
Jules Le Bail reste à Vannes et prend en charge la défense du groupe professionnelPeu de promus se maintiennent en Top 14
Les amateurs d'ovalie commencent à en avoir l'habitude, peu de promus parviennent à se maintenir en Top 14. Cette saison, Vannes a retrouvé l'élite en gagnant la finale de Pro D2 2025-2026 face à Provence Rugby. Le score était de 18-14 et a conclu une saison exceptionnelle du champion. Le club avait été relégué lors de la dernière journée de la saison 2024-2025, au terme de sa première montée.
Depuis le début de la décennie, seuls deux clubs ont réussi à s'installer au plus haut niveau. L'Aviron Bayonnais est monté pour la dernière fois en 2022, soit un an après l'USAP qui a retrouvé l'élite en 2021. Depuis, aucune nouvelle formation n'a pu laisser sa marque dans l'élite du rugby hexagonal. Pour les Catalans, le maintien a même été une bataille de tous les instants, avec quatre barrages d'accession gagnés sur les cinq dernières saisons.
En cause, l'augmentation toujours plus importante des budgets des clubs de Top 14 (entre 23,5 et 60,8 millions d'euros cette saison) et ceux de Pro D2 (entre 6,3 et 19,8 millions d'euros). Aussi, le nouveau système de relégation et de promotion semble avoir cloisonné la première division. Désormais, les clubs du bas de tableau de Top 14 concernés se préparent efficacement à un éventuel barrage de maintien. En Pro D2, seul le vainqueur de la phase finale est assuré de monter. directement. Ce changement rend le recrutement et l'organisation sportive et financière autour de la montée difficiles à prévoir.
La phase retour 2024-25 nuance le tableau
Cependant, il n'y a pas de quoi s'alarmer pour autant, car les statistiques de la saison 2024-2025 donnent un autre éclairage. Il y a plus d'un an, Vannes avait glané 21 points sur la phase retour, à trois journées de la fin. Le club n'en avait pris que 15 sur la phase aller. Cette amélioration n'a pas suffi à éviter la descente, mais a prolongé le suspense jusqu'à la dernière journée.
Ainsi, le RC Vannes est loin d'être encore condamné. Néanmoins, le train ne doit pas être pris trop tardivement. Plus relevé que jamais, le niveau global du Top 14 laisse peu de place à de nouveaux prétendants. S'ils accumulent trop de retard, les Bretons pourraient donc s'en mordre les doigts, même si l'automne et la suite pourraient se montrer plus radieux.
1 point en 5 journées : le RC Vannes a déjà pris un retard inquiétant dans la course au maintien en Top 14
"...un déplacement dans un environnement catalan hostile." Boudiou, j'espère que les vannetais et leurs supporteurs ne sont pas venus encadrés par des cars de CRS ni gilets pare balles... Même si je ne cautionne pas du tout les sifflets lors des tentatives de transformations ou des pénalités adversese il serait quand même bien de ne pas se méprendre sur une chaude ambiance, ce n'est pas Wimbledon partout...