Durant l’intersaison, beaucoup estimaient que le RC Vannes serait sans doute le promu le plus compétitif observé depuis quelques années. Participant du Top 14 pour la deuxième saison de son histoire, le club breton avait prémédité son recrutement et s’était offert des joueurs au niveau pour jouer des coudes dans l’élite. Malheureusement, le bilan comptable n’est pas bon sur les cinq premières journées, avec un seul point récupéré au classement du championnat.
Ce week-end, les Vannetais pensaient pouvoir arracher leur première victoire de la saison. Cependant, c’est bien la Section Paloise qui a célébré en fin de rencontre, ce samedi 3 octobre, dans le Morbihan (40-43). L’ultime essai de Paul Surano (76ᵉ) n’a pas permis de gâcher la fête béarnaise, bien lancée par une première période stratosphérique à six essais. Bien plus consciencieux après la mi-temps, les Bretons avaient accusé trop de retard pour espérer repartir avec la victoire.
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“Rien ne peut expliquer cette première période, affirmait le manager Jean-Noël Spitzer. On les a laissés respirer alors qu'on voulait faire le contraire tactiquement. On montre un autre visage ensuite, une équipe dominante, connectée, qui enclenche à tel point qu'il n'y avait plus qu'une équipe sur le terrain”, indiquait Jean-Noël Spitzer selon L’Équipe après la rencontre. Le visage du RCV sur la première moitié du match ne laissait pas les Bretons “espérer gagner un match”, d’après Steeve Blanc-Mappaz.
Ensuite, le manager vannetais a confirmé que sa formation avait encore besoin de sérieux ajustements : “Il faut qu'on tire les enseignements de ce déséquilibre entre ça, et une équipe beaucoup trop faible pour un match de Top 14.” Cependant, avec cinq journées, c’est déjà presque 20 % de la saison qui est déjà jouée. Si rien n’est acté, le retard pris est déjà conséquent. Les Morbihannais sont loin d’être encore condamnés, mais les efforts à réaliser pour se sauver devront être encore plus fournis qu’attendu.
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En cinq rencontres disputées et malgré trois réceptions, le RC Vannes compte un seul point au classement. Pour l’instant, le club breton compte sept points d'écart avec le dernier non relégable, le RC Toulon. Cependant, les Varois n’ont pas encore joué leur rencontre du week-end et sont attendus dans l’Hérault, ce dimanche soir. S’ils gagnent au moins un bonus, les Vannetais accuseront un retard d’au moins huit points derrière les autres écuries de Top 14.
De fait, pour réussir à rattraper les formations du bas de classement, sur ce début d’édition 2025-2026, il faudra compter sur deux victoires supplémentaires d’ici les prochaines journées. Pour les doubler, il sera nécessaire de gagner plus encore ou bien de récupérer quelques bonus au passage. La semaine prochaine, l’ambiance autour de Francisco Gorrissen et de ses coéquipiers devrait déjà être un peu lourde avec un déplacement à l’USAP. Une sortie tendue chez un concurrent direct au maintien, qui aimerait bien s’épargner la frayeur des barrages pour 2027.
Toutefois, il faut aussi nuancer la copie vannetaise, dans le fond. Sur la plupart de leurs rencontres, les Bretons n’ont jamais été ridicules. En ouverture de championnat, ils ont mené la vie dure à Castres (29-20), puis ils ont tenu bon sur une bonne partie du match à Toulon (28-10), la semaine passée. À la Rabine, les équipes reçues étaient des cadors de la saison passée, avec les réceptions successives du Montpellier HR (vice-champion), du Stade Toulousain (champion) et de la Section Paloise (quatrième en 2025-2026) qui s’annonçaient complexes.
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Ils vont en avoir des regrets les Bretons.
Passer complètement à coté en 1 ère période et sortir une telle 2 ème mi-temps pour échouer à 3 points, y a de quoi râler...
c'est clair, ça fait suer, ils ont montré de belles choses, mais il manque juste un petit quelque chose de professionnel pour rivaliser avec tous les autres - espèrons que cela ne soit qu'un retard à l'allumage, car ils sont enthousiasmants à voir jouer !