Le mémorandum a été signé à Tbilissi le lundi 28 septembre et annoncé ce vendredi. Les quatre fédérations le présentent comme une alliance stratégique entre nations de haut niveau. Leur objectif déclaré est de renforcer le rugby dans leurs pays. Mais elles veulent aussi gagner en compétitivité sur la scène internationale. Pour rappe, toutes ces nations sont situées hors du Tournoi des 6 Nations.
Une voix commune, pas une nouvelle instance
Le texte prévoit d'agir au sein de Rugby Europe et de World Rugby. L'enjeu revendiqué est de coordonner des demandes que chaque fédération porte d'ordinaire seule : compétitions, calendrier, financement et gouvernance. Une coordination peut ainsi donner davantage de poids à une proposition.
Les quatre fédérations peuvent réclamer la même chose concernant le calendrier ou le format d'une compétition. Elles rendent alors leur intérêt sportif et économique plus visible. Un comité de coordination à présidence tournante doit d'ailleurs organiser ce travail commun.
Des chantiers annoncés, sans calendrier
Les fédérations ont ainsi décrit plusieurs domaines de coopération : le haut niveau, la formation des entraîneurs, le rugby des jeunes. Elles étudient aussi de nouveaux formats de compétition entre pays membres. Elles évoquent également des opportunités commerciales communes et des positions coordonnées dans les organismes internationaux.
Ces chantiers peuvent produire des effets moins spectaculaires qu'une nouvelle affiche, mais plus durables. Il s'agit de partage d'expertise, d'échanges entre entraîneurs et de filières de jeunes. Les fédérations n'ont toutefois pas détaillé de programme commun, de budget ni d'objectifs mesurables.
Pour les supporters, le changement le plus visible serait la création de matchs supplémentaires entre ces sélections. Un format plus exigeant serait l'autre option. Mais le communiqué parle d'une étude, pas d'une compétition décidée. Cet accord ne garantit pas que les quatre fédérations obtiendront gain de cause auprès des intances mondiales.
La première proposition commune fera foi
Pour l'instant, le changement est politique et organisationnel. Les fédérations ont formalisé leur volonté de travailler ensemble, avec un comité de coordination et des domaines d'action identifiés. Le prochain indicateur sera la première proposition commune. Un projet de compétition avec format, dates et financement permettrait d'en juger l'effet sportif. Une initiative de formation partagée montrerait que la coordination dépasse le communiqué de lancement. Une position portée dans une instance le montrerait aussi.
Aucun commentaire pour le moment...