Aaron Grandidier-Nkanang n'a participé qu'aux deux déplacements de la Section Paloise cette saison. L'ailier de 26 ans reprendra samedi à Vannes le numéro 11, qu'il n'a porté qu'à l'extérieur. Champion olympique, il a assisté en spectateur aux deux matchs à domicile, contre Bayonne (70-28) puis La Rochelle (39-17). Compétiteur et ambitieux, il reconnaît pour Sud Ouest que ce fut « forcément très dur ».
88 de vitesse, 90 de grinta : la carte FUT pour mieux connaître Rodrigo Marta, la comète portugaise qui surprend le Top 14La hiérarchie à l'aile a évolué, en partie à cause de la confirmation de Rodrigo Marta. Grandidier-Nkanang le reconnaît : « Rodrigo [Marta] fait un énorme début de saison. Difficile de sortir des mecs comme ça. » Le staff a le loisir de varier les profils en fonction de l'adversité. L'ailier assure d'ailleurs être « toujours dans la discussion » avec le staff, dont Sébastien Piqueronies.
Des chiffres limités, des qualités différentes
La recrue portugaise a déjà inscrit six essais en quatre journées. A titre de comparaison, Grandidier-Nkanang a été titularisé 21 fois en Top 14 la saison dernière, pour cinq essais. Mais les deux hommes apportent des choses différentes sur le pré pour la formation béarnaise.
Grandidier-Nkanang se distingue selon lui par les ballons hauts, puis la vitesse. Il ajoute au passage que « chaque mec a son petit truc ». « Un vrai casse-tête » pour les entraîneurs. Un problème de riches diront certains. Il faut dire que le triangle arrière béarnais compte aussi Théo Attissogbe et Grégoire Arfeuil.
VIDÉO. Un contrôle du pied à pleine vitesse puis l’essai : Rodrigo Marta signe une action exceptionnelle avec Pau face à LyonCôté staff, Antoine Nicoud voit dans cet embarras du choix « la meilleure nouvelle ». Et évoque une émulation « plutôt très positive ». Selon lui, les joueurs se challengent « pour se tirer vers le haut et pas de manière étouffante ». Il y voit le fruit de prises d'opportunités réussies par les jeunes.
« Il faut que l'on arrive à faire jouer les garçons sur chacune de leurs qualités. » — Antoine Nicoud, entraîneur de la Section Paloise
Une règle de repos qui complique le choix
La concurrence se double d'une contrainte de calendrier. Un week-end de repos obligatoire par bloc de quatre matchs consécutifs est imposé aux 33 internationaux français « protégés ». Les ailiers Théo Attissogbe et Grégoire Arfeuil en feraient partie, tout comme le centre Fabien Brau-Boirie. Le staff palois doit donc composer avec ces week-ends de repos tout en variant les profils.
Grandidier-Nkanang accepte cette remise à zéro. Il en convient : « Il va falloir se battre pour sa place. » Une situation qu'il a connue « un peu tout au long de [sa] petite carrière ». S'ils se tirent la bourre avec l'international portugais, il a développé avec Marta « une super relation », sur le terrain comme en dehors. C'est ça aussi le rugby.
3 essais, 281 mètres et deux victoires : pourquoi Rodrigo Marta s’intègre aussi vite au rugby offensif de Pau
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