Benjamin Bertrand sera titulaire à gauche de la mêlée toulousaine pour la cinquième journée de Top 14. Il n'a pas rejoué depuis La Rochelle, lors de la première journée. Il compte saisir l'occasion. Son but est de « sortir le moins possible de la feuille de match » jusqu'à la fin de la saison. Sa fissure du ménisque est soignée, car il a bien travaillé cet été pour s'en remettre.
TOP 14. Merkler en 2e ligne, Mallia en 10 et beaucoup de jeunesse : Toulouse change de visage pour le derby à CastresLe pilier se décrit via La Dépêche comme « un vieux jeune ». Il ne sera pas seul à guider les nouveaux venus. Paul Graou, François Cros et Alexandre Roumat seront aussi sur le terrain pour les accompagner. Bertrand dit qu'il fera ce qu'il peut. Il ne se voit pas comme le principal référent du groupe et laissera cet accompagnement aux vrais anciens.
Un objectif : jouer plus que l'an dernier
Bertrand a disputé une douzaine de matchs la saison passée. Dans sa progression, il en est passé de deux à six, puis à douze. Il attend donc de jouer davantage et de commencer le maximum de rencontres. S'il y parvient, il sera « très content de la saison ». Le match de samedi à Castres est pour lui une occasion de le montrer.
Il s'attend à un match plein de combat. Selon lui, les équipes viennent les chercher là-dessus, car les Toulousains ont pu se montrer « friables ». Interrogé sur la mêlée castraise, en difficulté en ce début de saison, il refuse d'en tirer une leçon. Pour lui, la décision finale revient à l'arbitre, qui apprécie la mêlée au visuel.
« D'un match à l'autre, les mêlées peuvent être exactement les mêmes et les décisions totalement opposées. » — Benjamin Bertrand, pilier du Stade Toulousain
Un derby qui se joue d'abord chez les jeunes
Bertrand a souvent affronté Castres chez les jeunes. Selon lui, la rivalité y est plus marquée que chez les professionnels. Les joueurs viennent plus souvent de la région, et c'est « beaucoup plus chaud qu'avec les grands ». La rivalité est encore plus personnelle pour lui, car son père a joué à Castres en jeunes. Il lui avait lancé : « Je vais gagner contre ton club de cœur. »
En 2024, Bertrand a décroché le titre de champion de France Espoirs face à Castres, à Graulhet. Il était titulaire à gauche, sur terrain neutre. Il garde le souvenir d'une énorme ambiance et de beaucoup de monde. Matias Remue et Tomas Lacombre ont connu ce match, et le trio en reparle de temps en temps. Ils se rappellent les bons souvenirs.
Ce Toulouse-Castres reste le match à l'ambiance la plus électrique qu'il ait connu au moment d'entrer sur le terrain. Il a disputé des phases finales en Espoirs toutes ses années. Il garde pour lui quelques anecdotes sur les vestiaires et l'avant-match. L'an passé, il avait marqué à Pierre-Fabre, mais il n'y a pas du tout pensé cette semaine. Marquer un essai est pour lui « l'hyper bonus », car son rôle est de pousser, faire des mauls et des rucks.
Aucun commentaire pour le moment...