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Rugby féminin. Bousculée, l'Angleterre est-elle vraiment en train d'être rattrapée ?

L'Angleterre n'a pas perdu depuis 41 tests, mais le Canada l'a tenue en échec et la Nouvelle-Zélande a plié de peu. L'écart se réduit-il ?

La Rédaction 03/10/2026 à 18h41
Ellie Kildunne charge dans la défense lors du match de poule entre le Canada et l'Angleterre, lors du WXV Global Series. Crédit :
Ellie Kildunne charge dans la défense lors du match de poule entre le Canada et l'Angleterre, lors du WXV Global Series. Crédit :

Le dimanche 20 septembre, l'Angleterre et le Canada se sont quittés sur un nul 26-26. Les Canadiennes ont inscrit quatre essais, dont un doublé de la pilier DaLeaka Menin. Elles ont aussi résisté aux dernières offensives anglaises. Un résultat qui a mis fin à la série de victoires des Red Roses. Sans pour autant mettre fin à leur invincibilité. Néanmoins, c'est un résultat qui a surpris de nombreux observateurs.

Une victoire arrachée à Twickenham

Six jours plus tard, les Red Roses ont retrouvé la Nouvelle-Zélande à Twickenham. Menées à la pause, elles ont pris l'avantage en seconde période. Les Black Ferns sont revenues à 19-19 à dix minutes du terme. Si bien que le match restait donc ouvert dans le dernier quart d'heure.

Zoe Harrison a manqué une pénalité en fin de match. Mais a ensuite intercepté une passe néo-zélandaise pour inscrire l'essai décisif du match. L'Angleterre s'imposera 26-19 et prolongera sa série de matchs sans défaite. Si les Anglaises n'ont pas perdu, on a cependant vu des failles dans l'armure des Reds Roses.

Le WXV rapproche les meilleures nations

Ces matchs s'inscrivent dans le WXV Global Series, un calendrier lancé en 2026 par World Rugby. Il répartit 18 équipes en deux groupes. Les 12 mieux classées disputent des matchs à domicile et à l'extérieur entre septembre et octobre. Les six autres jouent dans un tournoi centralisé. Soit 100 rencontres sur le cycle 2026-2028.

Les équipes du groupe supérieur disputent quatre à six matchs par an. L'objectif est de multiplier les rendez-vous entre nations de régions différentes. Les équipes n'attendent plus les Coupes du monde pour se mesurer. Le calendrier 2026 a d'ailleurs déjà produit d'autres affiches serrées. La France a battu l'Australie 29-26 malgré plusieurs sanctions disciplinaires, et les États-Unis ont renversé l'Irlande 40-36.

Des écarts toujours marqués ailleurs

Dans la première phase du WXV Global Series, la Nouvelle-Zélande a dominé l'Écosse 66-14. Le pays de Galles a battu l'Afrique du Sud 50-19, et l'Italie a disposé du Japon 55-21. Le niveau mondial n'est donc pas devenu homogène en quelques semaines. Deux résultats ne suffisent pas non plus à attribuer la progression des adversaires au seul nouveau calendrier. Le Canada sort d'une Coupe du monde où il a atteint la finale. Tandis que la Nouvelle-Zélande reste l'une des équipes les plus titrées du rugby féminin.

Ce que les résultats permettent de conclure

Le nul face au Canada et le succès de sept points contre la Nouvelle-Zélande sont surtout des signes concrets de rivalité. Pour établir un rééquilibrage, il faudra observer la série sur plusieurs saisons. Les indicateurs à suivre sont des matchs serrés plus fréquents et un nombre croissant d'équipes capables de menacer l'Angleterre. Les positions dans les deux groupes restent fixes jusqu'en 2028. Le format assure des affiches prévisibles. Il ne mesure pas à lui seul la vitesse de progression de chaque sélection.

O'Livey
O'Livey

Le coup de moins bien de l'Angleterre, déjà visible au dernier 6N, est plus dû à une vague d'absences de titulaires majeures cette année pour des grossesses, qu'à une remontée des autres équipes en course. Au 6N, la France était parvenu à maintenir un écart équivalent aux précédentes années malgré de nombreuses absences majeures de notre côté aussi et un début de cycle.
Les Canadienne me paraissent moins en jambe que l'année précédente (si elles étaient venu avec leur niveau de la coupe du monde, elles nous auraient roulé dessus la semaine dernière). Les NZ ont l'air d'avoir eu une légère progression, mais rien de flagrant. Je pense que c'est surtout la seule équipe du top 4 à avoir maintenu le cap depuis la coupe du monde, là où les 3 autres ont un peu louvoyés de diverses manières (plus ou moins souhaitées).


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