Pour faire le plein de confiance, Toulon s'est imposé 41-20 face à la Section paloise, ce samedi soir, au stade Mayol. Sur cette septième journée de Top 14, le triplé de Melvyn Jaminet a éclipsé la plupart des prestations individuelles. Toutefois, d'autres Toulonnais ont brillé, dont Zach Mercer, Ben White et Tomás Albornoz. De plus, la soirée de Huw Jones, centre écossais arrivé cet été, mérite un œil attentif, car ses débuts avaient été discrets.
Un premier essai à la 38e minute
L'international écossais, 32 ans et 63 sélections, a inscrit son premier essai en Rouge et Noir à la 38ᵉ minute. Melvyn Jaminet a transformé, ce qui a porté le score à 24-6 pour le RCT. Face aux jeunes centres béarnais Émilien Gailleton et Fabien Brau-Boirie, deux internationaux français, le vétéran a maîtrisé son sujet. Il a aussi battu 4 défenseurs, comme Albornoz, et franchi deux fois la défense paloise, comme Jaminet.
L'international du XV du Chardon est un centre capable de franchir, de gagner des duels, d'accélérer et de contourner la défense. Néanmoins, il n'avait pas réussi à faire preuve de ses qualités jusqu'alors. Samedi, il a parcouru 37 mètres ballon en mains, le deuxième total toulonnais derrière Albornoz (47) et devant Jaminet (36). Le réveil est attendu pour celui qui est considéré comme l'un des meilleurs numéro 13 du monde en attaque, avec une place dans l'équipe type de World Rugby en 2025.
Après Wainiqolo, Toulon mise sur un autre Fidjien venu du rugby à 7 : Apete Narogo a montré ses premières qualités à ÉdimbourgTrois plaquages manqués sur sept
Toutefois, les prestations de l'Écossais restent approximatives à certains égards. Le bilan défensif est plus nuancé. Huw Jones a manqué 3 des 7 plaquages tentés samedi. Néanmoins, l'Écossais semble proche d'afficher son vrai visage, ce qui ne devrait pas déplaire au public varois. Maxime Petitjean, entraîneur en charge du jeu au pied, s'est exprimé en conférence de presse, selon des propos relayés par Var-Matin. Il a rappelé qu'il fallait lui laisser le temps de s'adapter.
« On a vu le vrai Huw Jones. Celui que tout le monde connaît. […] C’est un mec qui amène du punch, qui est tranchant, qui a des cannes, qui rattrape des coups en défense. » — Maxime Petitjean, entraîneur en charge du jeu au pied du RCT
Des débuts atypiques en Afrique du Sud
Né à Édimbourg de parents gallois et écossais, Jones n'a pas suivi le parcours habituel des internationaux écossais. Après le lycée, il part pour une année sabbatique en Afrique du Sud. Il y travaille dans une école du Cap et joue pour False Bay en 2013. Il s'inscrit ensuite à l'université du Cap et débute avec la Western Province en 2014. Il joue en Super Rugby avec les Stormers en 2015, sans être passé par les équipes de jeunes écossaises.
Cet itinéraire le mène à l'Écosse, pour laquelle il marque deux essais contre l'Australie à Murrayfield le 12 novembre 2016. L'Écosse s'incline alors 22-23. Jones rejoint Glasgow en cours de saison 2017-2018, passe par les Harlequins en 2021-2022, puis revient à Glasgow jusqu'en 2026. Il compte aujourd'hui 63 sélections avec l'Écosse et trois apparitions avec les Lions britanniques. Cet automne, il rejoint le XV du Chardon pour préparer la seconde phase du Championnat des Nations.
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Toujours d'après Var-Matin, son compatriote Ben White juge que Jones « monte en puissance chaque semaine ». Il rappelle que changer d'équipe, de ville, de vie et de pays est particulier. Pour lui, l'Écossais trouve sa place dans le groupe, aussi grâce à son humour. Il commence aussi à bien parler français. Face à Pau, il a été « magnifique ». Toujours selon White, « plus il va jouer, plus il va prendre confiance ».
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