[PODCAST] Mort d'Armand Vaquerin, qu'est-il vraiment arrivé au pilier de légende ?

[PODCAST] Mort d'Armand Vaquerin, qu'est-il vraiment arrivé au pilier de légende ?
Illustration: Artus de Lavilléon.
26 ans après sa mort, la fin tragique du plus grand palmarès du rugby français fait encore parler d'elle. Rencontre avec le journaliste de "Nouvelles écoutes" qui a enquêté sur la mort d'Armand Vaquerin.

Aussi imposant que la Cathédrale Saint-Nazaire, effrayant comme un taureau dans les arènes, historique comme les Allées Paul-Riquet, il se classe au rang des icônes dans la ville de ses exploits. Fer de lance d’une « ASB » au sommet du rugby, avec laquelle il soulèvera dix boucliers de Brennus, Armand Vaquerin a fait autant parler de lui pour ses prouesses sur les terrains que lors de sa sortie de scène, le 10 juillet 1993. Alors quand on est issu d’une famille biterroise très rugby, que son papa a remplacé Armand Vaquerin au poste de pilier de ce club légendaire, que son oncle a également porté les couleurs rouges et bleus, difficile d’échapper à ce véritable mythe. "Quand tu grandis à Béziers, tu grandis avec le rugby", résume le principal intéressé.

« A Béziers il y a Jean Moulin, Pierre-Paul Riquet et Armand Vaquerin »

Né sur les bords de l’Orb deux ans avant la mort d' "Armand", Alexandre Mognol auteur-réalisateur de documentaires audio, a également grandi avec cette histoire. L’histoire de la mort d’Armand Vaquerin qui raconte qu’un matin de juillet 1993, l’ancien joueur serait mort après avoir joué à la roulette russe, au bar des Amis, à Béziers. Une affaire connue de tous dans le mundillo biterrois, entre nostalgie, doute et omerta. 

C’est justement cette cacophonie qu’Alexandre Mognol, passé de gamin de Béziers à journaliste parisien, a voulu mettre en lumière en se replongeant dans l’histoire, bien des années après le décès du pilier de légende. A travers une série de 8 épisodes audio (dont un prologue), le journaliste n’essaie pas de trouver la juste réponse à cette mystérieuse mort, comme un commissaire de police aurait pu le faire. Il s’affaire plutôt à donner la parole à tout le monde, amis, famille, proches, dans la seule volonté de comprendre, comprendre pourquoi ceux qui y étaient disent qu'ils n'y étaient pas, pourquoi ceux qui n'y étaient pas disent qu'ils y étaient, pourquoi tant de versions existent?

« Si on écoute les Biterrois, ils étaient tous au bar des Amis ce soir-là »

Lorsqu'il démarre son reportage, difficile de s'imaginer où ce travail d'enquête va le mener, puis de rencontres en témoignage, de confidences en réorientation, une trame se crée au fil des épisodes. A l'image d'un fil sur lequel on tirerait, les langues se délient pour donner des détails, des anecdotes ou encore de nouveaux protagonistes à rencontrer. "Il y a des paroles que j'essaie de libérer, car on parle tout de même d'une histoire très personnelle et parfois j'ai ressenti de la retenue".

Des profondes discussions avec sa grand-mère aux confidences émues de proches en passant par le Mexique, l’auteur l’assure, « une relation de confiance s’installe » avec les personnes interrogées et le documentaire prend un aspect sociétal, comme en immersion dans la société biterroise. Au moment de boucler son documentaire, après plus d’un an de travail, Alexandre Mognol jugeait avoir trouvé une réponse, sa réponse, « peut-être que ma réponse ne sera pas satisfaisante pour telle ou telle personne… ». Et si ce documentaire n’a pas la prétention d’affirmer une vérité vraie, il laisse place à l’interprétation de tous.

Pour écouter tout le podcast, c'est par ici.

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