6 Nations - Mirco Bergamasco : ''Il y a toujours eu cette haine et cette envie de battre la France''

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6 Nations - Mirco Bergamasco : ''Il y a toujours eu cette haine et cette envie de battre la France''
Découvrez l'analyse de Mirco Bergamasco avant Italie vs France.
Mirco Bergamasco dresse un premier bilan du Tournoi italien, nous parle du contexte qui entoure le match Italie-France, et nous raconte un de ces souvenir.

Quel est le bilan du Tournoi avant la réception du XV de France ?

Quatre défaites sur quatre matchs donc le bilan ne peut pas être positif. Contre l'Angleterre, c’est un score lourd. L’équipe n’a pas su résister. On a eu une défense plutôt faible, et les Anglais ont été très forts. On grandit, et ça se voit dans le jeu, mais les autres équipes grandissent plus vite. Donc on ne rattrape toujours pas notre retard. Après il reste toujours le match contre la France pour arracher une victoire.

Quels seront les joueurs à surveiller côté italien ?

Jake Polledri, le troisième ligne de Gloucester, blessé au début du tournoi, il était remplaçant contre l’Angleterre et il n’a pas été à son niveau. C’est un très bon joueur, très prometteur et je pense qu’il va se racheter cet après-midi. Puis le jeune centre Marco Zanon, qui enchaîne les bonnes performances avec Trévise. En raison des nombreux blessés à son poste, il connaîtra sa première sélection. En revanche avec la pression du résultat, puis son duel avec Mathieu Bastareaud, je ne suis pas certain que ce soit un cadeau. Mais ce sera un bon test pour lui.

Quels sont les Français que les Italiens redoutent ?

Mathieu Bastareaud, car il est très fort sur l’homme. Puis Médard et Huget qui apportent leur expérience et aussi du danger. Antoine Dupont, apporte beaucoup de danger et énormément d’incertitude pour la défense adverse. Puis, Guirado car il est toujours dans le combat.

Comment le match Italie-France est perçu en Italie ? Est-ce qu’il y a une vraie rivalité entre les deux nations ?

Oui. Il y a toujours eu cette haine et cette envie qu’ont les Italiens de battre la France. Les Français ont toujours été meilleurs. Puis, la France et l’Italie sont les deux seules pays latins du Tournoi. On est comme des cousins. Et je pense qu’il y a un véritable derby.

Est-ce qu’en Italie on parle encore des victoires de 2011 et de 2013 ?

Oui, il y a toujours l’envie de recréer les exploits de 2011 et de 2013. A l’époque on croyait que ça allait durer. Mais, je pense qu’il y a la place aujourd’hui. La France arrive avec des doutes. Puis je pense que côté français, ces deux matchs sont encore dans la tête de tout le monde.

Les changements de charnière au sein du XV de France ont beaucoup fait parler. Y a-t-il eu sanction envers les Clermontois selon vous ?

On ne sait pas ce qu’il s’est vraiment passé. Il y a eu des déclarations, des rumeurs… Mais on ne sait pas le fond de la chose et je pense qu’on ne le saura pas. Peut-être qu’il y a eu un problème. Peut-être qu’il les a seulement trouvé moins bons. Ou alors peut-être qu’il a voulu tester ses deux charnière en vue de la Coupe du Monde. La charnière Parra-Lopez a été titularisée lors des deux premiers matchs, la charnière Dupont-Ntamack lors des deux suivants. Et sur le cinquième match, il y a les Toulousains en titulaires et les Clermontois sur le banc. Donc c’est plutôt équitable. Après on ne sait pas non plus si c’est vraiment Jacques Brunel qui a fait ces choix.

Quel est ton meilleur souvenir d’un Italie-France ?

C’est en 2011, lors de la victoire. La presse française nous avait tellement énervés qu’on a sorti un de nos meilleurs matchs pour éteindre ces critiques. Ces journalistes nous ont fait sortir un truc en plus. Et je les en remercie. (rires)

BaptistePiquel
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