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TOP 14. Sur un nuage, Louis Carbonel peut-il forcer la décision face au Stade Toulousain ?

L'ouvreur de 27 ans renait de ses cendres cette saison. Dans une forme étincelante, le métronome parisien peut-il permettre à son club de faire tomber le leader ?

Theo Fondacci 11/02/2026 à 18h15
Le petit prince de la Rade a fini par retrouver foi en son rugby.  Screenshot : Canal Plus
Le petit prince de la Rade a fini par retrouver foi en son rugby. Screenshot : Canal Plus

On a beau être conscient que Romain Ntamack aurait sans aucun doute été dans le groupe France face au Pays de Galles sans sa blessure musculaire, on n'a pas pu s’empêcher d’imaginer à quoi aurait ressemblé la rencontre face au Stade Français si l’ouvreur de 26 ans avait joué avec le Stade Toulousain, cette semaine.

Non pas que "NTK" aurait nécessairement bouleversé le jeu de Toulouse face au 5ème du Top 14, mais plutôt qu’on aurait tant aimé le voir s’opposer directement à une vieille connaissance en grande pompe : Louis Carbonel.

TOP 14. Pourquoi la compo probable du Stade Toulousain en dit long avant le Clasico ?

Rivaux depuis minot

Pour ainsi dire, les deux numéros 10 de la génération 99 s’affrontent depuis minot et une époque où ils étaient déjà les têtes d’affiches de leur formation respective, avec d’un côté le RCT du "p’tit Louis" et de l’autre, le Toulouse du "fils à Milou". Puis, concurrents chez les équipes de France jeunes, le Varois et le Haut-Garonnais ont même fini par être associés lors du Mondial U20 en 2018, lorsque Sebastien Piqueronies décida de décaler Ntamack en 12 pour faire la place à son meilleur animateur, venu de la Rade. Avec le titre de champion du monde au bout…

Avant que le Toulousain ne s’impose finalement à ce poste en équipe de France (45 sélections), quand Carbo, lui, a un peu marqué le pas au fil des ans, avant de battre le pavé à Montpellier puis à Paris. Finissant même la saison 2024/2025 en tribunes.

Carbonel, le second souffle

Et puis, le petit prince de la Rade a fini par retrouver foi en son rugby. Grâce à un énorme travail personnel entamé il y a plusieurs mois et une autre philosophie, Louis Carbonel a tout simplement su donner un second souffle à sa carrière, brinquebalante depuis 3 ans.

Cette saison, il empile ainsi les points, anime - avec justesse, dynamisme et souvent brio - l’attaque parisienne et assumé ses responsabilités chaque week-end. En témoigne ses 164 points inscrits (il est le 3ème meilleur réalisateur du championnat) mais surtout son aplomb dans le jeu courant et la gestion.

"Louis Carbonel qui est peut-être le meilleur 10 du Top 14", disait son entraîneur Paul Gustard après la victoire de Paris sur le Bordeaux de Matthieu Jalibert.

Bien dans sa tête, bien sur ses pieds, Carbo est devenu le véritable dépositaire du jeu parisien et semble pratiquer le meilleur rugby de sa carrière professionnelle aujourd’hui. Peut-être moins flamboyant qu’un Matthieu Jalibert, peut-être moins épais défensivement qu’un Romain Ntamack, il n’empêche que l’enfant du Var est étincelant chaque week-end ou presque en Top 14 et n’est évidemment pas étranger à la belle saison du club de la capitale.

Qui, au moment de recevoir le Stade Toulousain pour un Clasico qui s’annonce plus disputé que celui du foot, est solidement installé dans le Top 6 depuis la 5ème journée. Les hommes de la Porte d’Auteuil affichent notamment un visage solide à Jean Bouin, où ils sont toujours invaincus à Jean Bouin et tournent à 34 points de moyenne cette saison.

649 points inscrits… mais privé de ses Bleus, le Stade Toulousain est-il vulnérable à Paris ?

Suffisant pour faire tomber le leader du Top 14, face auquel il n’a plus gagné depuis 2023 ? Il n’est pas impossible que la décision revienne au bout du pied de Carbonel, dimanche soir…

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