Dans une longue interview accordée à nos confrères du Midi Olympique, Mickaël Guillard s’est confié sur son parcours crampons au pied.
D’Élancourt à Massy, jusqu’au Top 14 et à l’équipe de France grâce à des performances remarquées avec le LOU Rugby, le deuxième et troisième ligne connaît une évolution linéaire.
Jeune, il rêvait évidemment de porter ce maillot bleu frappé du coq, mais pas vraiment dans le rôle qu’on lui connaît.
XV de France. ‘‘Aucun respect pour nous’’, Guillard répond à la presse néo-zélandaise"J'ai laissé tomber ce rêve-là"
Mickaël Guillard s’est remémoré ses débuts au rugby, sa première expérience avec un ballon ovale, muni d’une tenue pas forcément adaptée.
Mais séduit par les valeurs et la simplicité du moment, le gamin des Yvelines va continuer son idylle ovale jusqu’au sommet mondial.
Ce statut, il en rêvait notamment grâce à des monuments tels que Vincent Clerc, qui l'ont inspiré lui et toute une génération.
Mais il a vite compris qu’il ne serait pas le Vincent Clerc de demain.
"Vincent Clerc, sans hésiter. C’était vraiment mon modèle à l’époque, notamment parce qu’il marquait beaucoup d’essais. Quand on est enfant, on rêve toujours de faire la même chose. Puis assez vite, j’ai compris que je n’allais pas évoluer derrière, donc j’ai un peu laissé tomber ce rêve-là".
Mickaël Guillard pour Midol
De "chicken" à "Sebaes"
Si l’ailier du XV de France, 67 fois capé et ayant inscrit la bagatelle de 170 points (soit 34 essais), a forcément poussé Mickaël Guillard à se surpasser, un autre modèle, un peu plus “déménageur”, a marqué cette génération.
Vincent Clerc, longtemps surnommé Chicken en raison de ses mensurations, n’aurait pas fait le poids face à Sébastien Chabal.
Et c’est peut-être ce qui a plu à Mickaël Guillard, qui dit aussi s’inspirer du barbu lorsqu’il était plus jeune. Un virage important dans sa carrière, très certainement, puisque vous en conviendrez : Sébastien Chabal et Vincent Clerc ne disposent pas des mêmes caractéristiques sur un terrain de rugby (même si Chabal a marqué des essais très spectaculaires).
"Je regardais aussi beaucoup Sébastien Chabal. Il dégageait quelque chose de très fort, une puissance, une présence qui impressionnait quand on était petit."
Mickaël Guillard pour Midol
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