VIDEO. Kees Meeuws décrypte les mêlées en Super Rugby
Kees Meeuws décrypte les mêlées en Super Rugby.

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L'ancien pilier des All Blacks et joueur du Castres Olympique Kees Meeuws analyse les mêlées en Super Rugby alors que les piliers tentent de s'adapter.
Thomas Domingo n'est décidément pas le seul à remettre en cause les nouvelles règles en mêlée. En ce moment dans l'hémisphère sud, les voix se lèvent contre les changements apportés à cet exercice ultra technique alors que le nombre de mêlées réussies dans le Super Rugby est toujours très bas après sept journées de championnat. Le coach des Blues d'Auckland John Kirwan fait partie de ces personnes qui plaident pour non pas un changement radical ou bien un retour en arrière, mais à une adaptation des règles de l'IRB. Et notamment celle qui oblige désormais l'arbitre à indiquer au demi de mêlée avec un geste, et non plus oralement, lorsqu'il peut introduire le cuir. « Il faut laisser le neuf introduire sans la validation de l'arbitre » lance Kirwan via Planet Rugby. C'est aussi simple que ça. » Selon lui, c'est en partie à cause de ça que certains officiels n'ont pas été à la hauteur dernièrement : « Ils sont trop concentrés sur la mêlée et pas assez sur le jeu. Laissons les demis de mêlée introduire à leur guise, comme ça l'arbitre pourra faire un pas en arrière et avoir une vision claire des deux ou trois choses qu'il doit contrôler. »

À commencer par ce qui se passe en première ligne. Une bataille sans merci où les piliers rivalisent d'ingéniosité ou de ruse pour prendre le dessus sur l'adversaire. Avec les nouvelles règles qui ont supprimé l'impact, la mêlée débute sur une phase statique, ou tout du moins la plus statique possible. De fait, la pression exercée sur les premières lignes est énorme. Pour l'ancien pilier des All Blacks et joueur du Castres Olympique Kees Meeuws, tout est une histoire de manipulation. « L'objectif pour les équipes, et plus particulièrement celle qui sont en possession du ballon, c'est que le pilier gauche prenne l'avantage en empêchant le pilier droit de pousser dessus. » Pour se faire, les piliers n'hésitent à pas se positionner de manière irrégulière, donc en travers et notamment vers l'intérieur, pour faire exploser le pilier adverse ou bien l'amener au sol, sous l'effet de la pression qui est trop importante. Au pilier droit d'être assez fort pour garder son adversaire en position avant « de laisser le pilier gauche commencer à manipuler les angles » de poussée (en décalant le bassin rapidement). Chose que les joueurs des franchises sud-africaines parviennent mieux à faire car elles se connaissent mieux selon lui.

La pression est telle qu'il est désormais devenu également très difficile pour les talonneurs de faire leur job. Talonner alors que les deux équipes tentent de prendre l'avantage l'une sur l'autre revient à se passer d'un joueur. Aussi, les cinq autres joueurs du pack ont désormais un rôle prépondérant, et « doivent travailler à l'unisson », pour que l'équipe en attaque conserve la possession. Néanmoins, on remarque dans le Super Rugby que ce sont souvent les équipes en défense qui prennent le pas sur leur adversaire (car le n°2 ne lève pas le pied pour talonner). « Celles qui s'en sortent le mieux à l'heure actuelle comme les Brumbies ou les Highlanders, n'essaient pas de prendre le ballon, mais de dominer la mêlée adverse à la poussée pure. » Kees Meeuws est persuadé que tout va rentrer dans l'ordre même si cela va prendre du temps. « Pour le moment on tâtonne. Dans beaucoup de cas, on remarque que c'est un pilier qui suit l'autre. Quand les arbitres seront plus à l'aise avec ça, tout ira bien. » L'ancien castrais est également convaincu qu'il va y avoir de plus en plus de premières lignes imposants compte tenu de ces règles.

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Le plus dramatique dans tout çà c'est surtout l'interprétation totalement différente qu'ont les arbitres d'un hémisphère à l'autre d'un pays à l'autre...On pourrait en dire autant du jeu au sol ou les arbitres sudistes se montrent parfois plus laxistes.Il n'y a qu'à regarder jouer Richie Mc Caw enfin bon moi je dis çà je dis rien...

Ho my Gode un article technique et personne pour parler de sa et entamer un débat sur les mêlées en top 14. Tout le monde s'est rué sur boudjelol et ses déclarations.
Bref je suis d'accord sur l'introduction du ballon... Pourquoi le 9 doit il attendre que l'arbitre daigne lui donner l'autorisation d'introduire?
j'essaye de dire des trucs intelligent mais j'ai du mal.

  • CedricH
    15270 points
  • il y a 6 ans

Bah, c'est comme en Top14 lors des premières journées... Il y a de longues journées d'adaptation.

Je pense surtout qu'il faut arrêter les expérimentations à deux balles tous les 6 mois : peut-être que les mêlées redeviendront des lancements de jeu et pas des creusets à pénalités.

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