XV de France : poste par poste, qui seront les avants des Bleus pour la Coupe du monde 2019 ?

XV de France : poste par poste, qui seront les avants des Bleus pour la Coupe du monde 2019 ?
Le saviez-vous : seuls deux de ces trois joueurs iront au Japon.
Qui sont les avants utilisés par le XV de France depuis la dernière Coupe du monde ? Poste par poste, qui a des chances d'aller au Japon ?

Moins de trois mois à attendre… Et on saura ! C’est le 18 juin que sera dévoilée la liste de joueurs retenus pour disputer la Coupe du monde 2019. Avec combien de joueurs ? Pour rappel, le sélectionneur devra emmener 31 joueurs au Japon, mais peut toujours convoquer un groupe élargi pour effectuer la préparation. En 2015, François Trinh-Duc, Rémi Lamerat (pour les ¾), Xavier Chiocci, Sébastien Vahaamahina et Loann Goujon (pour les avants) avaient été écartés au dernier moment.

Qui prendra l’avion ? Chez les avants comme chez les ¾, difficile de répondre à la question tant le nombre de joueurs ayant porté le maillot du XV de France depuis la dernière Coupe du monde est élevé. Jacques Brunel va devoir trancher… et espérer que ses protégés soient épargnés par les blessures pour cette fin de saison.

XV de France : poste par poste, qui seront les 3/4 des Bleus pour la Coupe du monde 2019 ?

Après les ¾, analysons l’évolution de chaque poste du paquet d’avants depuis la dernière Coupe du monde.

Les piliers gauches : l’assurance du duo Poirot / Priso

Pour savoir qui sera du voyage au Japon, un petit retour en arrière s’impose. Depuis 2015, les sélectionneurs ont la possibilité d’emmener un total de 31 joueurs en Coupe du monde, contre 30 auparavant. Conséquence : cinq piliers devraient disputer le Mondial. Mais combien de gauchers, et combien de droitiers ? Il y a quatre ans, Philippe Saint-André avait choisi d’appeler Eddy Ben Arous et Vincent Debaty à gauche. Pour trois droitiers, donc, soit Uini Atonio, Nicolas Mas et Rabah Slimani.

Jacques Brunel fera-t-il de même ? Un joueur semble certain de partir : Jefferson Poirot. Touché contre l’Irlande et absent… trois mois, le Bordelais sera frais pour le Mondial. Lui est l’un des rares joueurs à avoir été régulier sous Novès, comme sous Brunel. Capitaine à l’UBB, il est également un potentiel leader. Sa doublure au Japon ? Dany Priso. Appelé par Novès en novembre 2017, le Rochelais s’était contenté d’un match non-officiel face aux Blacks. Depuis sa première sélection dans le 6 Nations 2018, il n’a jamais - sauf blessure - quitté la feuille de match tricolore : il est d’ailleurs l’avant le plus utilisé (en nombre de matchs) par Jacques Brunel.

Y aura-t-il un troisième pilier gauche au Japon ? Peut-être pour la préparation, au moins. Titulaire face à l’Italie, Etienne Falgoux a le vent en poupe. Mais attention à Cyril Baille, qui pourrait surfer sur la dynamique toulousaine. Ou à l’improbable retour d’Eddy Ben Arous, s’il n’est pas à nouveau freiné par les blessures.

  • Ils devraient partir au Mondial : Poirot, Priso
  • En embuscade : Falgoux
  • La surprise du chef : Ben Arous, Baille

Les piliers droits : le retour de Slimani ?

Là aussi, le nombre de droitiers sélectionnés dépendra des gauchers convoqués. A ce poste, Rabah Slimani et Uini Atonio se sont longtemps partagés le temps de jeu : de février à 2016 à juin 2017, seul Mohamed Boughanmi (pour une seule sélection en Afrique du Sud) s’est mis au travers du duo. Depuis, les choses ont bien changé. Si Daniel Kotze a été testé (sans succès) en novembre 2017 par Novès, Jacques Brunel a misé sur la jeunesse.

Avec Cedate Gomes Sa, d’abord. Et Demba Bamba, ensuite. Lancé à l’automne, le champion du monde U20 a vécu le 6 Nations dans la peau d’un titulaire. S’imposant, ce que n’a jamais vraiment su faire le Racingman, souvent réduit au rôle de remplaçant.

Pendant ce 6 Nations 2019, Dorian Aldegheri a également été lancé. Le Toulousain avait le profil parfait pour être la doublure de Bamba… mais il a été victime d’une rupture des ligaments croisés contre l’Italie. Une blessure qui l’écarte a priori du Japon, et qui pourrait faire les affaires de Rabah Slimani. Le Clermontois pourrait bien être l’une des surprises du 18 juin.

  • Il devrait partir au Mondial : Bamba
  • En embuscade : Atonio, Gomes Sa
  • La surprise du chef : Slimani

Les talonneurs : ménage à trois ?

Guilhem Guirado, et puis c’est tout ! Difficile de vivre dans l’ombre du capitaine du XV de France, seulement mis au repos lors de la tournée d’été en Nouvelle-Zélande. Le Toulonnais a disputé 30 des 37 matchs de l’équipe de France depuis la Coupe du monde. Et n’a jamais été remplaçant ! A titre de comparaison, Camille Chat (2ème joueur le plus utilisé depuis 2015 avec 19 matchs) n’a débuté un match qu’à… trois reprises ! C’était lors de la fameuse tournée en Nouvelle-Zélande. Sauf blessure, les deux seront au Mondial.

Qui pour les accompagner, si Brunel (comme Lièvremont en 2011 et Saint-André en 2015) choisit de prendre trois talonneurs ? Julien Marchand aurait sûrement été l’heureux élu, mais le Toulousain s’est gravement blessé. Clément Maynadier et Christopher Tolofua n’ont jamais été appelés par Brunel.

Reste Pierre Bourgarit (deux sélections comme remplaçant contre la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre) et Adrien Pélissié, qui a un peu disparu du paysage, et n’a jamais été appelé cette saison.

  • Ils devraient partir au Mondial : Guirado, Chat
  • En embuscade : Bourgarit
  • La surprise du chef : Pélissié, Tolofua

Les 2ème-lignes : Bernard Le Roux sur le fil

Treize, c’est le nombre de joueurs sélectionnés à ce poste depuis le dernier Mondial. Un nombre qui tombe à huit en ne prenant que ceux appelés par Jacques Brunel, laissant de côté les erreurs de casting (Demotte, Metz) ou les joueurs en difficultés en club (Flanquart, Le Devedec). Voire sept, si on considère désormais Arthur Iturria comme un 3ème-ligne.

Alors, qui pour le Japon ? Félix Lambey est le nouveau patron, du haut de ses sept sélections, dont seulement quatre titularisations. Mais le Lyonnais a été l’un des meilleurs Français en 2019. Ne pas voir Sébastien Vahaamahina serait également une grosse surprise. Joueur le plus utilisé du poste (sous Brunel, et depuis le Mondial), le Clermontois devrait même figurer dans le XV de départ.

La suite ? Bernard Le Roux a prouvé sa valeur en Nouvelle-Zélande, où il avait été l’une des rares satisfactions de la tournée. Mais le Racingman enchaîne les blessures aux plus mauvais moments, et n’a pas pu s’exprimer avec les Bleus cette saison. Permettant à Paul Gabrillagues de se faire une place (12 sélections dont 10 avec Brunel) et à Paul Willemse de débuter sa carrière internationale. Le Montpelliérain a traversé le 6 Nations comme un fantôme...

Du fait de la polyvalence de Le Roux (sélectionné comme 3ème-ligne), Saint-André n’avait appelé que trois 2ème-lignes en 2015. Brunel pourrait être tenté de faire de même avec Arthur Iturria comme joueur polyvalent. Lambey, Vahaamahina et Le Roux devanceraient alors Willemse et Gabrillagues. S’ils sont quatre, la place se jouera entre les deux derniers, à moins que Yoann Maestri signe un retour sur le fil, à l’image de Slimani chez les piliers.

  • Ils devraient partir au Mondial : Lambey, Vahaamahina
  • En embuscade : Le Roux, Willemse, Gabrillagues
  • La surprise du chef : Maestri

Les flankers : plus qu’une place à prendre

C’est le poste où le XV de France a utilisé le plus de joueurs depuis le Mondial 2015 : dix-huit en tout ! Or, ils devraient être six troisième-lignes au Japon, en comptant les n°8. Ou cinq, si le staff choisit d’appeler quatre joueurs en deuxième-ligne ! Bref, beaucoup de monde pour peu de places. Titulaires en novembre et dans le Tournoi, Wenceslas Lauret et Arthur Iturria sont sûrs d’y aller. Yacouba Camara aussi, même s’il n’a pas forcément marqué des points ces dernières semaines, et que sa fin de saison avec Montpellier sera à surveiller.

Si Brunel part avec deux n°8 (Picamoles et Alldritt ?), il reste seulement une place dans un avion qui devrait décoller sans Kevin Gourdon, pourtant l’un des meilleurs Bleus de juin 2017 à juin 2018. Kelian Galletier ou Mathieu Babillot sont proches de l’obtenir. Fabien Sanconnie, Judicael Cancoriet, Anthony Jelonch et Alexandre Lapandry semblent partir de plus loin.

Reste deux autres possibilités : une surprise en n°8 (Tauleigne ? Tanga ? Tolofua ?) qui décalerait Grégory Alldritt chez les flankers, le poste qu’il occupe à La Rochelle. Ou la sélection d’un joueur à fort potentiel comme Sekou Macalou, François Cros, Cameron Woki ou Dylan Cretin.

  • Ils devraient partir au Mondial : Lauret, Iturria, Y. Camara
  • En embuscade : Galletier, Babillot
  • La surprise du chef : Sanconnie, Lapandry, Cancoriet, Jelonch, Macalou, Cretin, Woki, Cros

Les n°8 : et si la surprise venait de là ?

En 2011, Raphaël Lakafia avait été la grosse surprise de la liste de Marc Lièvremont. Rebelote huit ans plus tard ? En n°8, malgré des performances en deçà des attentes, Louis Picamoles sera là. Et ne pas voir Grégory Alldritt serait étonnant, après les très bons débuts du Gersois dans le 6 Nations.

Mais dans le cas où Alldritt serait pris avec les flankers, une place reste à prendre en n°8. Et les candidats ne manquent pas parmi la relève. Yoann Tanga (Agen) et Selevasio Tolofua (Toulouse) impressionnent à chaque sortie. De quoi les faire jouer contre les Etats-Unis, et préparer la succession de Picamoles pour 2023 ?

La surprise pourrait aussi venir de Bordeaux, où Marco Tauleigne va bientôt reprendre la compétition. Titulaire en 2018 avant sa commotion et sa blessure au genou, le joueur formé à Bourgoin a trois mois pour rebattre les cartes. Un autre grand blessé a fait son retour le week-end dernier : Charles Ollivon. Le Basque d’origine est dans le même cas de figure.

  • Ils devraient partir au Mondial : Picamoles, Alldritt
  • En embuscade : Tanga, Tolofua
  • La surprise du chef : Tauleigne, Ollivon

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