Désormais, il n’est plus un espoir. Derrière la mêlée, Théo Ntamack (1,93 m pour 110 kg) est considéré comme l’un des principaux espoirs au poste de numéro 8, pour les années à venir. Cependant, le joueur du Stade Toulousain peine à passer un cap et à dépasser son statut de joueur de rotation. Cette saison, le club rouge et noir aimerait lui donner une nouvelle dimension, afin de prolonger la légende familiale au sein de l'écurie haut-garonnaise.
Ce samedi 19 septembre, sa titularisation contre le RC Vannes, au Roazhon Park de Rennes, devait être une étape notable de cette évolution. Néanmoins, la copie rendue n’a été ni bonne ni mauvaise. Au sein d’une formation dominée dans l’intensité sur toute une première partie de la rencontre, il a porté le ballon à neuf reprises, pour 37 mètres gagnés et un seul défenseur battu. En défense, la copie rendue est contrastée. S’il s’offre deux plaquages offensifs sur la rencontre et réussit 9 étreintes dans l’ensemble, il est aussi le Toulousain ayant raté le plus de plaquages (3) à égalité avec son frère.
Vainqueur de Vannes, malgré 19 ballons perdus, le Stade Toulousain alerte sur un manque d’intensité qui aurait pu coûter cherThéo Ntamack, une confirmation qui se fait attendre
Après deux feuilles de match sur le banc, il devait marquer la rencontre de son empreinte. S’il n’a pas fauté grossièrement, il n’a pas surnagé pour autant. Pourtant, avant la rencontre, le troisième ligne indiquait qu’il souhaitait se lancer pleinement cette saison. “Depuis 3-4 ans, j’enchaîne les bons débuts de saison, puis je stagne. Je ne veux pas me prendre la tête. L’idée, c’est surtout de poursuivre cet état d’esprit sur toute la saison”, indiquait-il en conférence de presse.
En complément, l’entraîneur des avants Laurent Thuéry a aussi voulu bousculer son joueur, pour le lancer définitivement dans le grand bain. “C’est le moment, il a une belle carte à jouer. C’est important qu’il trouve de la constance et de l’intensité, car il a de grosses qualités physiques. [...] À 24 ans, c’est l’âge de la maturité, mais c’est aussi l’âge pour être costaud”, détaillait le membre du staff d’Ugo Mola, face aux journalistes.
En complément, Laurent Thuéry confiait que Théo Ntamack possédait des qualités, “notamment sur les plaquages et la rigueur d'être connecté avec l'équipe”. En effet, la densité physique du numéro 8 se traduit dans ses statistiques. Il est particulièrement efficace dans les plaquages offensifs, le gain de mètres après le premier contact, les défenseurs battus et le nombre de franchissements. La saison passée, en Top 14, il faisait partie des troisièmes lignes avec les meilleurs relevés sur ces aspects du jeu.
Le Stade Toulousain face à 13 fin de contrats en 2028 : Ntamack, Marchand et Gourgues seront au cœur des prochains choixDes feuilles de match à accrocher
Néanmoins, le joueur n’a pas forcément besoin de belles moyennes, mais de régularité. L’une des raisons pour lesquelles le joueur peine à enchaîner, c’est l’enchaînement des blessures. Depuis son premier match chez les professionnels, en septembre 2022, Théo Ntamack a connu une douzaine de passages à l’infirmerie. La saison passée, il a connu trois pépins physiques, dès le début de saison, à la fin de l’automne et juste avant les phases finales de Top 14.
Ainsi, après quatre saisons avec le groupe professionnel, il n’a disputé qu’un seul match de phases finales, toutes compétitions confondues. Il s’agit du quart de finale de Champions Cup 2025/2026, remporté par l’Union Bordeaux-Bègles (30-15). En Top 14, il a toujours assisté au sprint final depuis les tribunes. Cette saison, le cadet des Ntamack aura l’envie d’intégrer durablement les feuilles de match. Sur le moyen terme, il devra aussi confirmer, afin d’inciter le club des Sept-Deniers à le prolonger, pour sa fin de contrat à venir en 2028.
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