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Toulouse peut réussir ce que personne n’a jamais fait en Top 14, mais Ntamack voit déjà le piège de la saison 2026-2027

Toulouse vise un cinquième Brennus de rang, mais la Coupe du monde 2027 change tout. Romain Ntamack sait déjà où se jouera cette saison hors norme.

Thibault Perrin 20/08/2026 à 11h36
Toulouse attaque une saison qui peut le faire entrer encore plus loin dans l’histoire. Entre Top 14 et Mondial, Ntamack mise tout sur la force du groupe. ©INPHO/Bryan Keane
Toulouse attaque une saison qui peut le faire entrer encore plus loin dans l’histoire. Entre Top 14 et Mondial, Ntamack mise tout sur la force du groupe. ©INPHO/Bryan Keane

Un cinquième Brennus qui changerait l’histoire

Romain Ntamack a retrouvé le Stade Toulousain cette semaine à Gérone, après une fin de saison entre quatrième Brennus consécutif et retour chez les Bleus. L’ouvreur ne cache pas l’objectif, mais rappelle l’urgence via La Dépêche : « Si tu prends le moindre point de retard, c’est compliqué ensuite à rattraper. » Le Top 14 reprendra le 5 septembre, avec un déplacement à La Rochelle.

Le décor est assez fou. Toulouse vient d’égaler le record de quatre titres consécutifs, déjà réussi par le Stade Bordelais entre 1904 et 1907 puis par les Rouge et Noir de 1994 à 1997. Une cinquième couronne installerait donc cette génération seule au sommet. À l’époque de Guy Novès, les Deylaud, Califano et Cazalbou s’étaient arrêtés à quatre.

Le vrai adversaire sera aussi le calendrier

Mais Ntamack insiste surtout sur ce qui attend les internationaux. « On enchaîne quasiment deux années d’affilée », résume le numéro 10. La finale du Top 14 est programmée le 26 juin 2027, puis la Coupe du monde débutera en Australie le 1er octobre. Entre les deux, les cadres tricolores basculeront rapidement vers la préparation mondiale.

Et c’est ici que la profondeur toulousaine prend encore plus de valeur. Toulouse sait traverser les fenêtres internationales grâce à son réservoir et ses jeunes qui tiennent la barraque. Mais une année de Coupe du monde pousse la logique plus loin. Il faudra gagner pendant que certains cadres soufflent, reviennent progressivement ou commencent déjà à penser aux Bleus. Une vraie course de relais, avec très peu de temps pour ramasser le témoin.

Ntamack place déjà le collectif au centre

Le discours de Ntamack dit aussi quelque chose de cette équipe : la quête du cinquième titre ne pourra pas reposer uniquement sur ses vedettes. L’ouvreur estime que la force du collectif permettra à chacun de poursuivre ses objectifs personnels. Cette idée prend du poids dans un effectif où plusieurs internationaux devront gérer des calendriers différents à l’approche du Mondial.

C'est toujours spécial les années de Coupe du Monde, c'est des années qui sont longues, qui sont dures. On enchaîne quasiment deux années d'affilée. Donc voilà, c'est des années qui sont toujours compliquées physiquement et mentalement. Donc voilà, ça sera encore une fois la force du collectif qui, je pense, va amener chaque joueur à atteindre ses objectifs personnels.

Pour Toulouse, le début de championnat devient donc capital. La Rochelle ouvrira le bal, l’UBB viendra à Ernest-Wallon dès la deuxième journée, puis Montpellier, finaliste 2026, se présentera lors de la quatrième. Trois gros morceaux très tôt. Sans oublier le déplacement à Vannes. Prendre de l’avance avant les premières séquences internationales pourrait offrir de précieuses respirations au printemps.

Deux saisons en une

Toulouse poursuit un record que personne n’a encore signé, tandis que plusieurs de ses cadres préparent déjà le plus grand rendez-vous international de leur cycle. Et dans cette saison à rallonge, Ntamack a déjà désigné le carburant : le collectif.

pascalbulroland
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