Son amitié avec Antoine Dupont
"Nous sommes tous les deux des Hautes-Pyrénées et on est devenus amis à Auch, en jeunes. Et puis c'est vrai que d'être restés longtemps autour de Toulouse, ça a permis d'entretenir notre amitié, même si tout s'est fait naturellement. Idem avec Antho Jelonch et Gauthier Doubrère. On se voit encore régulièrement, même si forcément, il est très sollicité (rires)".
Ses opportunités manquées à Castres
Champion de France de Fédérale 1B en 2017 avec les Bourgarit, Graou et consorts à 21 ans, Pimienta estime déjà être un privilégié d'avoir eu l'opportunité de signer à Colomiers, en ProD2, en suivant. Mais l'explosif 3/4 aurait peut-être pu matcher en Top 14, sans quelques coups du sort.
"En 2016, sur mon avant-dernière saison à Auch, je m'en sortais plutôt bien dans la grosse Fédérale 1 de l'époque. J'avais 20 ans et Antoine avait alors essayé de m'enquiller à Castres. J'avais eu Christophe Urios au téléphone pour concrétiser une potentielle venue, et alors que tout semblait se goupiller, on sort avec les potes le soir et je me fais les croisés le lendemain sur un match de semaine..."
Puis Toulouse
Bis repetita 2 ans plus tard à Toulouse : "Je performais avec Colomiers et Antoine, encore lui, parle de mon profil à Ugo Mola. C'était un pari pour eux mais les discussions avançaient plutôt bien. Finalement, je me fais une désinsertion du biceps dans la foulée. Ça a vite réglé la question (rires). Mais au final, voilà peut-être à quoi tient ta signature en Top 14 ou pas. Ça s'est fait comme ça, peut-être à cause d'un manque de professionnalisme de ma part, plus jeunes, qui ne m'a pas permis d'éviter certaines blessures. Reste que rien ne garantie que j'aurais performé à ce niveau-là, ni même qu'on m'aurait donné ma chance. Mais disons que si je dois avoir un petit regret, c'est de ne jamais avoir pu se tester à ce niveau."
Le Japon qu’il voulait rejoindre… avant de finir à Brive
"Quand je signe à Brive en 2024, je voulais en fait arrêter le rugby pro et partir jouer au Japon en me servant du rugby pour m'intégrer à la culture locale. J'avais contacté Pierre-Henry Broncan pour qu'il fasse passer mon CV là-bas, mais je crois qu'il ne l'a jamais envoyé (rires). Plus actuellement, si j'avais pu continuer à jouer, j'étais prêt à tenter l'aventure dans le championnat suisse, bosser ou reprendre mes études là-bas, et puis bien sûr profiter des belles montagnes, d'autant que leur trêve hivernale est très longue..."
Los Angeles avec Dupont et sa passion des voyages
L'ancien de Colomiers et Brive est un garçon curieux. Une âme d'aventurier et de voyageur qu'avait aussi assouvi son pote Toto, en lui proposant d'embarquer avec lui à Los Angeles en 2024, juste après les JO, lorsqu'il avait été invité à découvrir le foot US et la franchise des Chargers. "Je m'étais pété l'épaule et Pierre-Henry Broncan m'avait laissé la possibilité de partir avec Antoine parce qu'il savait que c'était un garçon plutôt sage. C'était vraiment génial de découvrir les États-Unis, les centres d'entraînements et les stades démentiels, mais aussi d'avoir pu passer du temps dans la ville à LA, sur Venice Beach, et tout ça avec mon pote d'enfance. Ça nous a permis de passer vraiment du temps ensemble, chose que nos emplois du temps dans le rugby pro nous empêchaient de faire depuis longtemps."
Un homme de (haute) montagne
Pimienta connaît également tous les sommets des Pyrénées par cœur, a voyagé en Bolivie dans son enfance, mais s'est aussi permis un périple de 3 semaines dans les très hautes montagnes d'Inde, avec sa compagne, il y a quelques années. L'occasion de voyager différemment, de rencontrer des civilisations et des espèces reculées, ainsi que de tirer sur les cannes à plus de 3000 mètres.
"J'ai fait ce que les exigences du rugby pro ne te permettent normalement pas de faire. D'ailleurs, à mon retour j'avais perdu 10kg. Ils ne m'ont pas reconnu à l'entraînement (rires). Désormais, j'aurais normalement plus de temps dans l'année pour tenter des périples comme ça."
La vie après le rugby
Avant de revenir à la vie normale, le Haut-Pyrénéen de 31 ans devrait prochainement partir pour un tour du monde avec sa compagne. Même si avec lui, il faudra évidemment prévoir piolet, crampons et sac à dos.
"On s'est promis de gravir ce qu'on pourra de l'Aconcagua, le plus haut sommet d'Amérique du Sud (6962 m), si on passe bien par cette zone du globe. On aimerait aussi faire du kitesurf en Afrique du Sud, de l’humanitaire au Népal, de la plongée dans des eaux turquoises. Les idées ne manquent pas et ça serait une chance de pouvoir faire tout ça avant de revenir au réel et probablement à une reprise d'études à Toulouse, pour devenir ergothérapeute."
Les "restes" des commotions
Aujourd’hui, il lui reste encore quelques séquelles de ses chocs répétés, avec notamment sa vision qui ne fait pas toujours le point, surtout en montagne. Auxquels s’ajoutent des pertes de réflexe particulièrement visibles lorsqu’il pratique les sports de balle comme le padel. En espérant qu'elles disparaissent avec le temps...
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