Une dernière saison à Toulouse ? Rien n’est encore acté
À 33 ans, Dorian Aldegheri attaque une saison qui pourrait compter double. Le pilier droit arrive au terme de son contrat avec le Stade Toulousain en juin 2027 et, pour l’heure, aucune prolongation n’a été officialisée. La Dépêche évoquait cet été la possibilité d’une dernière saison avant une reconversion autour de la mêlée auprès des jeunes. Tandis que L’Équipe le classe parmi les trentenaires susceptibles de quitter Toulouse. Mais le principal intéressé, lui, n’annonce encore rien.
Et ses mots accordés à Midi Olympique collent assez bien au personnage. Interrogé sur son âge et la suite, Aldegheri évacue les grands plans de carrière : « Si j’en ai encore dans le fût, tant mieux. » Son envie reste intacte tant qu’il prend du plaisir avec ses partenaires. Une manière très simple d’aborder une question qui va pourtant accompagner toute sa saison.
À 33 ans, le corps réclame encore plus de travail
Parce qu’un pilier droit ne traverse pas treize saisons au plus haut niveau sans laisser quelques plumes dans les mêlées, Aldegheri a choisi de reprendre tôt cet été. Il a notamment travaillé avec Thomas Ramos, après avoir aperçu les séances de son coéquipier sur Instagram. Le détail prête presque à sourire, mais raconte surtout son état d’esprit : à 33 ans, il estime devoir travailler davantage qu’à ses débuts.
Le Toulousain connaît parfaitement le prix du très haut niveau. Arrivé au centre de formation en 2007, lancé avec les professionnels en 2013, il dépasse aujourd’hui les 200 matchs avec son club. Il compte également 28 sélections avec le XV de France. Une longévité qui place forcément chaque intersaison sous une lumière différente de celle d’un pilier de 24 ans.
Le Tournoi 2026 l’a encore montré. Aldegheri a participé aux cinq rencontres des Bleus, jusqu’au France-Angleterre décisif remporté 48-46 au Stade de France. À cet âge et à ce poste, l’enchaînement entre le TOP 14, la Champions Cup et les fenêtres internationales compte presque autant que les performances brutes. L’image du vieux diesel qui chauffe tranquillement ne fonctionne d’ailleurs plus vraiment : chez les piliers modernes, il faut accélérer tout l’hiver.
La Coupe du monde 2027 peut repousser l’heure du choix
Reste un objectif suffisamment gros pour modifier l’équation : l’Australie. La Coupe du monde se disputera du 1er octobre au 13 novembre 2027, quelques mois après la fin de son contrat actuel. Aldegheri ne la présente pas comme une obsession, mais il ne la cache pas non plus. Il veut d’abord performer avec Toulouse, puis regarder ce que les Bleus lui offriront.
Sa présence lors des cinq matchs du dernier Tournoi rappelle qu’il reste dans la course à droite de la mêlée française. Une sélection pour le Mondial pourrait naturellement peser dans sa réflexion sur la suite, tout comme son état physique au printemps. Pour l’instant, Aldegheri choisit donc la seule réponse qu’un pilier peut vraiment maîtriser : pousser, travailler et voir combien il reste dans le réservoir.
Il en a peut être dans le fut pour la mêlée, mais pour ce qui concerne du jeu, il n'avance pas balle en main, il n'a pas l'impact qu'a encore Baille et il n'a pas les mains de ce dernier...
En Pro D2 il pourra dépanner ou former des jeunes pour la mêlée mais pas plus à mes yeux.