News

Dupont, Macalou, Bielle-Biarrey… voici le XV du TOP 14 construit uniquement sur les qualités physiques et la morphologie

Dupont à la mêlée, Meafou dans la cage, LBB sur une aile : un préparateur physique imagine le XV du TOP 14 le plus impressionnant morphologiquement.

Thibault Perrin 16/09/2026 à 14h48
Priso, Mauvaka, Macalou, Dupont, Bielle-Biarrey… Valentin Mathieu assemble son XV idéal en jugeant les joueurs uniquement par le prisme de la morphologie. ©INPHO/James Crombie/Laszlo Geczo/
Priso, Mauvaka, Macalou, Dupont, Bielle-Biarrey… Valentin Mathieu assemble son XV idéal en jugeant les joueurs uniquement par le prisme de la morphologie. ©INPHO/James Crombie/Laszlo Geczo/

Un XV pensé comme un laboratoire de biomécanique

Et si on construisait une équipe en regardant d’abord les corps avant les CV ? Ancien pensionnaire du centre de formation de l’Aviron Bayonnais, diplômé en préparation physique et fondateur de Morphy, Valentin Mathieu s’est prêté au jeu. Son idée : choisir, poste par poste, les profils du TOP 14 qui l’impressionnent le plus par leur morphologie. Il ne désigne donc pas les quinze meilleurs joueurs, mais ceux dont les qualités physiques collent le mieux à son équipe idéale.

@lerugbynistere Tuisova, Tuilagi, Danty : trois monstres physiques… 💥🏉 Valentin Mathieu, préparateur physique et fondateur de Morphy, compare leurs morphologies, leurs qualités athlétiques et ce que cela change dans leur manière de jouer au centre. #Rugby #Tuisova #Tuilagi #Danty ♬ son original - Le Rugbynistère

En première ligne, Dany Priso prend le numéro 1 devant Jean-Baptiste Gros. Le Toulonnais est annoncé à 1,82 m pour 112 kg et compte 18 sélections. Au talon, Peato Mauvaka, "capable de jouer à tous les postes", s’impose pour sa polyvalence physique, avec Julien Marchand comme option plus frontale. À droite, Georges-Henri Colombe retient surtout l’attention pour un détail rare : des mollets que Mathieu décrit comme « de sprinteur dans un corps de pilier droit ». Tevita Tatafu reste dans la discussion.

"Les mollets des piliers, en général, ce sont de très gros mollets. Lui, ils sont assez fins, très tendineux." (à propos de Colombe)

Flament-Meafou, deux mètres et deux mondes

La deuxième ligne résume parfaitement l’exercice. Thibaud Flament et Emmanuel Meafou sont tous deux annoncés à 2,03 m par Toulouse. Le premier pèse 114 kg, le second 146 kg. Trente-deux kilos d’écart pour une même taille et deux usages du corps très différents. Flament incarne le coureur, mobile et capable d’enchaîner les tâches. Meafou, "très large, clavicules très larges, bassin très large", représente la densité et l’affrontement. Mathieu glisse aussi un souvenir de Bernard Le Roux et Paul Willemse, paire qu’il jugeait exceptionnelle sur le plan morphologique.

Macalou, l’athlète qui brouille les postes

En troisième ligne, Paul Boudehent et Charles Ollivon accompagnent Sekou Macalou, présenté par Mathieu comme son « athlète ultime ». Le Parisien est annoncé autour de 1,95 m pour 108 kg en TOP 14. Mais son intérêt vient surtout de sa capacité à courir comme un trois-quarts. Mathieu va jusqu’à se demander s’il n’est pas l’un des avants les plus rapides au monde. Oscar Jégou et Cameron Woki offrent deux variantes, davantage portées sur la répétition des efforts ou l’explosivité.

Dupont, Jalibert et deux flèches sur les ailes

À la charnière, Antoine Dupont reste son choix naturel pour l’explosivité produite malgré un gabarit compact. Pour le numéro 10, Mathieu hésite entre Romain Ntamack et Matthieu Jalibert. Il voit chez Ntamack un profil de sprinteur, avec de longues jambes, quand Jalibert profite selon lui d’un centre de gravité plus bas pour changer de direction. Dans cette logique de « pur numéro 10 », le Bordelais obtient sa préférence. Au centre, Yoram Moefana, annoncé à 1,82 m pour 97 kg par l’UBB, est associé au jeune Kalvin Gourgues.

Romain ressemble beaucoup à son père. Il a davantage une morphologie de sprinteur : buste court, longues jambes, profil hybride en numéro 10 fait pour courir.

Aux ailes, place à Louis Bielle-Biarrey et Gaël Dréan. En février 2026, le site officiel du 6 Nations avait annoncé une pointe à 38 km/h pour le Bordelais et 37 km/h pour le Toulonnais. Mathieu distingue la vitesse pure de LBB et le centre de gravité plus bas de Dréan, utile dans les changements de direction. À l’arrière, Léo Barré devance Théo Attissogbe. Ses 1,89 m et ses longues jambes intéressent Mathieu pour le jeu aérien et l’amplitude potentielle au pied.

@lerugbynistere Louis Bielle-Biarrey est déjà l’un des joueurs les plus rapides du rugby mondial… mais a-t-il encore une marge ? ⚡🏉 Valentin Mathieu, préparateur physique et fondateur de Morphy, décrypte son profil et explique jusqu’où un joueur comme LBB peut encore progresser en vitesse. #Rugby #BielleBiarrey #XVdeFrance #PreparationPhysique ♬ son original - Le Rugbynistère

Un XV qui raconte aussi l’évolution du TOP 14

Ce XV raconte surtout combien la morphologie dépend du rôle demandé à chaque poste. Un deuxième ligne peut peser 114 kg ou 146 kg à taille égale, tandis qu’un troisième ligne peut posséder les qualités de course d’un trois-quarts. Et deux ailiers dépassant 37 km/h n’exploitent pas forcément leur vitesse de la même manière. En ce début de saison 2026-2027, l’exercice rappelle surtout la diversité physique désormais présente au plus haut niveau français.

1
Priso
2
Mauvaka
3
Colombe
4
Flament
5
Meafou
6
Boudehent
8
Ollivon
7
Macalou
9
Dupont
10
Jalibert
11
Bielle-Biarrey
12
Moefana
13
Gourgues
14
Dréan
15
Barré
pascalbulroland
pascalbulroland

Pas vraiment convaincu par GHC pour le moment à son poste, surtout en mêlée, je préfère Gros à Priso , sinon cette équipe a de la gueule...