Quand Chabal compare les Bleus à des animaux malades
L'ancien international n'a pas envie de rire.

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L'ancien joueur du XV de France se met à la place des actuels joueurs internationaux face à la cadence infernale à laquelle ils sont soumis en France.
L’ancien chouchou des Français, et surtout des Françaises après le mondial 2007, n’est pas resté de marbre face aux résultats décevants de l’équipe de France durant le Tournoi 2013. Lui qui a porté 62 fois le maillot flanqué du coq est monté au créneau via le Parisien pour défendre la sélection nationale malgré ses trois échecs consécutifs : « J’aime bien voir le positif. Il y a une bonne génération qui arrive, des joueurs brillants. L’équipe de France a un bel avenir, mais c’est en construction. » Principal reproche émis par Caveman, le manque d’engagement des Français, notamment face à l’Italie. « C’était dur, ils étaient pris dans l’engagement, sur les bases du rugby. »

« On est sur le marché du rugby. On est du bétail »

Selon le joueur du LOU, le « rythme effréné » auquel ils sont soumis en France est en grande partie responsable : « Un international, aujourd’hui, il n’y a que la blessure qui l’arrête. » Prenant l’exemple de Frédéric Michalak, blessé contre l’Ecosse après une série de près de 50 matchs consécutifs, il poursuit : « Nous, les joueurs, plus personne ne nous écoute. On est sur le marché du rugby. On est du bétail. ». Chabal va alors plus loin dans la métaphore animale en évoquant son grand-père, marchand de chevaux : « Quand une bête était malade, il la virait et en mettait une en pleine santé. Si on n’est plus performants, les clubs ne nous gardent pas et prennent quelqu’un d’autre. »

Et selon lui cela ne va pas changer dans l’immédiat puisque le nouveau président de la Ligue nationale, Paul Goze, n’aurait que très peu de considération pour les joueurs et leurs demandes, notamment en ce qui concerne le calendrier. Le genre de doléances également exprimées par le sélectionneur national durant le Tournoi. C’est pourquoi le troisième ligne apporte tout son soutien à Phillipe Saint-André : « Je pense qu’il ne le vit pas très bien, mais je suis sûr qu’il est plus remonté que jamais. » Lui qui ne se voit pas du tout endosser le costume d’entraîneur à la fin de sa carrière, sait que PSA fera ce qu'il faut pour réussir : « C’est un compétiteur, un gagneur, il ne lâchera pas. Avant de prendre le poste, il savait que la place était risquée. Quand il n’y a pas de résultats, tu en prends plein la gueule. Il l’assume totalement. »

Source : Le Parisien

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  • kadova
  • il y a 7 ans

@Boubou: Je pense que Chabal veut dire que les clubs ne considerent plus les joueurs comme des personnes humaines, ne les traitent pas comme des personnes et ne les ecoutent pas. Ni Saint-Andre ni Laporte ne devait faire jouer Michalak jusuq'a ce qu'il se blesse, c'est completement indecent.

@Thibault: Lui qui ne se voit pas DU tout endosser
🙂

  • Boubou
  • il y a 7 ans

"Si on n’est plus performants, les clubs ne nous gardent pas et prennent quelqu’un d’autre ». Oui, et si un joueur est performant et qu’un club lui propose un salaire supérieur à son salaire actuel, il se barre. Il découvre le monde Chabal, ou quoi ? Vu le pognon qu’il a palpé en vendant son image a tout et n’import quoi, c’est un peu étonnant.
Et s’il nous parlait un peu des substances que son grand-père injectait aux chevaux pour leur donner le poil plus brillant. Ca n’existe pas au rugby ?

"Lui qui ne se voit pas du tout endosser le costume d'entraîneur à la fin de sa carrière"

Ca paraît assez logique quand on connaît le registre de l'animal

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