Se faire les dents en Pro D2, voilà le destin qui attend les Espoirs de l’ovalie française de demain. Et les exemples sont nombreux, notamment à Montpellier.
Valentin Welsch, le pilier gauche capable d’évoluer à droite du MHR, a fait ses armes au deuxième échelon pendant deux saisons, tout comme Maël Perrin, qui lui revient dès la saison prochaine dans l’Hérault.
Deux prêts fructueux : le premier cité a même, dans la foulée, signé son premier contrat professionnel le liant jusqu’en 2028 avec le club. Damien Florio, directeur du centre de formation montpelliérain, raconte notamment son parcours sinueux et les avantages de ce genre de prêt.
"S'il n'avait pas pris un carton, il aurait joué avec les pros" : Audebert, de l'ombre à la lumière avec Montpellier ?"Pas de super-pouvoir, mais un très gros travailleur"
Il fait partie de ceux qui ont montré la voie à la jeunesse montpelliéraine. Valentin Welsch, pilier polyvalent de Montpellier, est sans doute l’un des prêts les plus fructueux de l’histoire récente du club.
À l’aube de ses 21 ans, il découvre le Top 14 avec le MHR lors d’un déplacement à Paris, il y a désormais trois saisons. Une première difficile, qui révèle une nouvelle fois quelques lacunes.
Des points que le staff du MHR travaille longuement depuis son arrivée au club en 2021. Formé en deuxième ligne chez les jeunes, il croise sur sa route l’actuel directeur du centre de formation du MHR, Damien Florio, alors entraîneur de Châteaurenard.
Sous sa houlette, Valentin Welsch révèle des qualités peut-être bien plus intéressantes pour un pilier moderne que son jeu ne le laisse paraître.
Son appétence pour le travail, sa volonté constante de progresser et son profil de force de la nature séduisent alors le MHR, qui le recrute et lui laisse le temps de se développer, jusqu’à le prêter au deuxième échelon avec Aurillac.
« C’est un joueur que j’entraînais avant en Cadets Alamercery et qui jouait deuxième ligne avec un casque (rires). Un mental de fou, pas de super-pouvoir, mais un très gros travailleur. À Montpellier, Joan Caudullo me demande ce que j’en pense. Avec lui et Gaëlle Mignot, on tombe d’accord sur son gros potentiel physique et ils décident de tenter le coup. Donc on le met au talon, c’est compliqué, alors ils l’envoient avec moi à Châteaurenard pour qu’il ait du temps de jeu, chose qu’il n’avait pas en Espoirs avec le MHR. Il faut se dire que ses parents lui payaient l’appartement et tout, c’était la galère ! Et lui, du coup, il n’a rien lâché, il s’est battu comme un dingue. Tout le monde l’a aidé parce qu’il était méritant. Personne ne peut imaginer le travail qu’il a fourni pour arriver à ce niveau, que ce soit sur le plan cardio ou technique. C’est un gars qui s’est battu contre tout ce qu’il avait autour de lui pour réussir. Et parce qu’on a cru en son travail, aujourd’hui il est professionnel. »
Damien Florio Directeur du CDF de Montpellier.
Maël Perrin l'explosion en Pro D2
Dans cette veine, et au regard des résultats que cela a apportés pour Valentin Welsch, Montpellier a la confirmation des bienfaits d’un prêt à l’échelon inférieur. Dans cette optique, le club envoie notamment Maël Perrin s’y faire les dents.
Tout comme son coéquipier dans le Cantal, ce dernier s’y forge une plutôt bonne réputation et y restera même une année supplémentaire. De quoi engranger de l’expérience pour ce joueur âgé de seulement 22 ans, qui possède déjà trois saisons professionnelles.
Il intégrera donc la rotation au poste de deuxième ligne avec le MHR la saison prochaine, un fonctionnement qui devrait être similaire pour les jeunes joueurs du club.
« Maël Perrin, c’est la même chose, il était à Nîmes, et ensuite on l’accompagne en Crabos vers Montpellier. Il fait toute sa formation et, pareil, on le prête à Aurillac, où ça le fait exploser. Pour nous, ce sont des curseurs d’évaluation, s’il est capable d’exister et de performer à ce niveau-là, c’est qu’on est capables de l’amener au-dessus. On est entrés dans un processus où, chaque année, on va pouvoir alimenter le groupe professionnel avec des joueurs. Maël et Valentin sont les exemples typiques. »
Damien Florio Directeur du CDF de Montpellier.
Aucun commentaire pour le moment...