La victoire française face au Pays de Galles a été marquée par une intensité et une vitesse de jeu remarquables. Avec un temps de jeu effectif de 43 minutes, les Bleus ont montré qu’ils étaient capables non seulement d’analyser et d’attaquer très fort, mais aussi de tenir le ballon, mettant fin aux inquiétudes sur la dépossession qui avaient surgi après la tournée de novembre.
Une cellule d’avants travaillée et bien structurée
L’un des éléments clés de cette performance réside dans la cellule d’avants du milieu de terrain. Cette cellule est composée de quatre avants très à plat, formant une ligne large et dynamique. Sur la passe 9-10, entre 3 et 5 gallois sont déjà éliminés selon les actions. La passe 10-cellule élimine à son tour autant de joueurs, en allant toucher le 3 ou 4 ème joueur sur la largeur.
Le déploiement de cette cellule est équilibrée par la présence des trois avants à l’intérieur, qui exercent une pression constante sur la défense. Avec cette forte présence, la défense ne peut pas trop s’espacer, car laisser des intervalles ouverts dans l’axe serait immédiatement sanctionné. Résultat : les couloirs sont laissés libres et les français les atteignent en 3 passes, grâce à une qualité technique remarquable et des 3/4 qui surgissent avec vitesse et précision pour les attaquer.
Cette mécanique a permis à la France de générer des décalages significatifs. C’est typiquement sur ce type d’action que les Bleus ont inscrit le 1er et le 3ème essai du match, avec des sautées de Jalibert ou de Ramos qui créaient des décalages.
Les pilotes du jeu : Jalibert et Ramos
Le duo Jalibert–Ramos a parfaitement orchestré cette animation. Jalibert, en particulier, a montré sa capacité à évoluer dans le dos des cellules, créant des décalages et facilitant les franchissements. Au total, cette combinaison a permis trois franchissements et deux essais, démontrant l’efficacité et la cohérence de la stratégie française.
Cette performance démontre que la France peut désormais dicter le rythme du jeu, construire des actions structurées et conserver le ballon. Contre des Italiens audacieux, capables de tenir tête aux Irlandais, les Bleus devront déployer toutes leurs ressources pour perturber les plans de Gonzalo Quesada.
Cela fait quand meme mal au coeur de vour des Gallois aussi faibles. la France et tout le rugby de l'hémisphère nord a besoin d'un tournoi ou toutes les équipes sont compétitives. J'espère de tout mon cœur que la fédération Galloise fera les bons choix et que le rugby Gallois se relèvera.