C’est une victoire qui devrait compter dans la saison du Stade Toulousain. Car après les remous extra-sportifs de la semaine, le club haut-garonnais a une nouvelle fois replacé le terrain au centre de l’entité en allant l’emporter chez une équipe parisienne invaincue à Jean-Bouin.
LE TAMPON DU RGN. La main-courante de Gimont, Fabien Brau-Jauzion... Les notes des Bleus face au Pays de GallesDevant Canal Plus, il ne fallait pas s’attendre au même spectacle que sous le toit fermé de Cardiff, entre le froid, la pluie fine et les ambitions de jeu bien souvent réduites du Stade Français. Mais le club rose et bleu possède un pack très rugueux et comptait bien s’appuyer là-dessus.
90% d'occupation
Durant une mi-temps, il a d’ailleurs mis sur le reculoir le Stade Toulousain, qui a parfois plié mais n’a jamais rompu. Longtemps, le score est resté de 3 à 3 malgré les occasions des locaux et on se disait, en observant silencieusement depuis notre canapé, que les coéquipiers de Louis Carbonel finiraient certainement par le regretter, face à des Toulousains en mission.
Sans s’en enorgueillir, c’est bel et bien ce qu’il s’est passé. Car Toulouse a fini par marquer via son 2ème ligne Elias et s’est ensuite appliqué à tenir le ballon et l’occupation. En seconde période, le club rouge et noir a même frôlé les 90% du temps passés dans le camp adverse !
"Nous avons décidé de prendre le jeu à notre compte. A la fin, ce n’était pas forcément un grand contenu, mais c’est une belle victoire", expliquait le 3/4 centre Pierre-Louis Barassi à Rugbyrama en conférence de presse. Avant de donner la pleine mesure de leur performance : "Le Stade Français était invaincu à domicile. Je crois que sur les trois ou quatre dernières années de doublons, ce déplacement était notre plus grand défi. Donc on savoure. On a fait une grande performance."
ANALYSE. Copilotes, cellules de 4... Comment le XV de France a fait exploser la défense galloiseLes hommes d’Ugo Mola auraient même pu tuer le match sur un numéro de Kinghorn (par ailleurs excellent ce dimanche), qui offrait un ballon d’essai à Paul Graou à l’intérieur. Connaissant les qualités du numéro 9 toulousain, l’essai semblait tout fait mais le fusée Dakuwaqa revenait de nulle part pour le reprendre à 5 mètres de la ligne.
Voilà qui était bon pour le suspens, qui dura jusqu’à la dernière action, et une pénaltouche en faveur des hommes de la capitale... finalement chipée par l'alignement toulousain, qui pouvait exulter. À en voir la joie de Jack Willis au coup de sifflet final, on jurerait que c'était bien la plus grosse victoire à l'extérieur de Toulouse depuis 3 ou 4 ans. En période doublons, bien sûr...
Stade toulousain : le capitole confiance !