Japon : Des nouvelles de Jerome Kaino
Jerome Kaino s'adapte doucement au championnat japonais

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Plus d'un an après son sacre avec les All Blacks, Jerome Kaino évolue dans le championnat japonais. Un championnat plus difficile que ce qu'il imaginait...
Après la Coupe du Monde 2011, la fédération néo-zélandaise était parvenue à conserver la majorité de ses All Blacks, pourtant très convoités à travers la planète rugby. Finalement, un seul joueur majeur de l'équipe avait fait le choix de s'exiler à l'étranger : Jerome Kaino. Mais plutôt que de faire ses bagages pour la France ou encore en Angleterre, le troisième ligne de 29 ans (49 sélections) avait fait un choix que certains avaient qualifié de curieux, en s'engageant pour le club japonais des Toyota Verblitz.

On s'imaginait alors que celui qui fut considéré comme un des meilleurs flanker du monde n'aurait pas de mal à marcher sur un championnat d'un faible niveau. Ca n'a pas été le cas, et Kaino en a d'ailleurs été le premier surpris : « Je dois avouer que ça a été plus dur que ce que je pensais. C'est un jeu tellement rapide ici, ça prend beaucoup de temps de s'y adapter. J'ai toujours aimé joué un jeu physique, en puissance, mais c'est compliqué si la balle a déjà quitté le ruck quand on arrive ».

Kaino, qui était pourtant plutôt véloce malgré son physique (1m96, 115 kilos) a donc eu besoin de faire un petit régime et de travailler sur sa pointe de vitesse. Nécessaire dans un championnat qui propose des matchs ressemblant parfois à du rugby à 7... mais à 15. Le joueur d'origine samoane a donc a perdu pas moins de 8 kilos depuis son arrivée au Pays de Soleil Levant au mois d'août. L'ancien troisième ligne des Blues a également du récupérer de la blessure à l'épaule qui avait mis fin à sa saison de Super Rugby au mois de mars dernier.

« C'est un peu bizarre, d'essayer de récupérer d'une blessure et de s'adapter au jeu japonais en même temps. Ici je ne suis pas un N°6 traditionnel, je joue plus comme un N°8, ou comme dirait mon coéquipier Stephen Brett, comme un arrière. »

Après avoir terminé à une bien décevante 10ème place l'année dernière, Toyota occupe actuellement la 5ème place de la Top League. Encore loin derrière les Suntory Sungoliath, qui dominent le rugby japonais depuis plusieurs années, là aussi grâce à plusieurs recrues de prestige (Danie Rossouw, Fourie du Preez, Tusi Pisi, George Smith...). Toyota compte donc sur Kaino pour passer un cap : « J'ai été amené ici pour changer les choses, pas seulement les résultats mais la façon dont l'équipe joue. Ils veulent plus de présence devant, et plus de combinaisons avec Stephen Brett. Les Japonais regardent tout ce qu'on fait. Ils savent qu'on a été All Blacks et ils veulent apprendre comment on fait les choses nous. Dans l'ensemble, j'ai été assez impressionné, ils ont une grande éthique de travail et ils pratiquent un jeu qui demande beaucoup d'habilité. »

Une nouvelle vie

Si Kaino s'est exilé pour des raisons financières évidentes, il souhaitait également changer d'air et "couper mentalement" après de nombreuses années sous haute pression en Nouvelle-Zélande. Il s'est donc installé avec sa famille en périphérie de Toyota, à 45 minutes de Nagoya, la troisième plus grande ville du pays. Là-bas, il profite d'un relatif anonymat : « La plupart des gens pensent que je suis joueur de basket, ou combattant de K1 »). Pour l'anecdote, comme tous les joueurs de son équipe, il roule en Toyota... qu'il a dû acheter lui-même ! « Ca fait partie du contrat. On doit être d'accord pour acheter une Toyota. Je suppose que c'est une façon de récupérer une partie de l'investissement ! ».

Un environnement qui semble en tout cas lui convenir. « La qualité de vie e est excellente ici... et la nourriture est un bonus » , confie le joueur grand amateur de la cuisine locale. Il a également entamé des cours de Japonais mais ses connaissances restent « très limitées » de son propre aveu. Dans le domaine, sa fille Milan (3 ans) semble faire des progrès plus rapidement que lui...

Et l'idée d'un retour en Nouvelle-Zélande, et si possible sous le maillot noir ? Il y pense... son contrat au Japon prendra fin en 2014. Il n'exclut donc pas un retour au bercail, même s'il sait que retrouver une place au sein des All Blacks ne sera pas chose aisée.

« Evidemment , d'une certaine façon cet environnement me manque. J'aimais pratiquer ce rugby et être un des leaders du groupe. Liam Messam et Victor Vito ont été excellents. La compétition est saine et apparemment Liam a pris le dessus. Je lui parle toujours et il va très bien bien (...) J'espère et j'aimerais revenir jouer pour les Blues, à Auckland. Il faudra préparer mon corps, ce sera un challenge de récupérer une place - s'ils me veulent. On verra ce qu'il se passe. Pour les All Blacks, bien sûr, j'aimerais rejouer pour eux, mais une année est un long moment en sport... »

Kaino dans ses oeuvres :



Source : The New Zealand Herald

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  • Hinato
  • il y a 7 ans

Pour moi qui suit la Top League, rien de nouveau dans cet article. Il ne fait que dire ce que je dis à tous, que le championnat de Top League est un championnat très rapide avec un style de jeu différent que le Top 14. Il faut se rendre compte de l'allure des matchs (équivalent à des matchs des baa-baas, çà part dans tous les sens). Rocky Elsom par exemple n'aurait jamais existé dans ce championnat, qui plus est avec sa longue blessure. Plusieurs grands joueurs étrangers se sont cassés les dents dans le passé dans ce championnat, d'autres le feront. Shane Williams, qui évolue en 2ème division japonaise, lui-même l'a avoué!!!

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