Il devait être le phénomène de sa génération. Auteur de 9 essais avec Toulouse en une demi-saison en 2024, puis 6 au Mondial U20 dans la foulée, Mathis Castro-Ferreira semblait déjà prêt pour graviter autour du XV de France, à 20 ans. Mais depuis, le prodige de Maubourguet joue de malchance.
La faute aux blessures à répétition, le solide troisième ligne (1m92 pour 110kg) n'a débuté que 11 rencontres en deux ans. Jusqu'à ce terrible accident de scooter, en début d'année, qui a bien failli tout compromettre.
"Je me suis dit que c'était terminé", confie-t-il à La Dépêche, après avoir découvert l'état de sa jambe. Un choc terrible pour le Bigourdan, qui a même pensé ne jamais pouvoir rejouer.
Sur le départ de Toulouse ?
D'abord traité sans chirurgie, son cartilage endommagé a finalement nécessité une opération. S'ensuivent des mois de rééducation, notamment à Capbreton. "Ce fut dur mentalement", avoue le vice-champion du monde U20.
Huit mois après son dernier match, Castro-Ferreira a enfin retrouvé les pelouses face à l'USAP, pour 20 minutes de jeu. Avec une émotion immense : "J'avais des fourmis dans les jambes et j'étais un peu stressé."
Mais l'enfant des Hautes-Pyrénées sait qu'il lui faudra du temps pour retrouver toutes ses qualités athlétiques et sa confiance.
L'objectif ? Enchaîner, redevenir ce troisième ligne explosif capable de gagner tous ses premiers duels et, pourquoi pas, convaincre Toulouse de le prolonger, lui dont le nom est déjà évoqué pour remplacer Capilla à Bayonne. Car à 22 ans, Castro-Ferreira a encore tout l'avenir devant lui. À condition, enfin, que son corps le laisse tranquille...
J'espère qu'il a acheté une voiture depuis...