Frédéric Charrier sait désormais que son aventure clermontoise s'achèvera en juin 2027. Dans un entretien accordé à Midi Olympique, l'entraîneur de l'attaque accepte la volonté de renouvellement de l'ASM, sans cacher son amertume. « Je suis déçu ». Il évoque des éléments restés privés, sans préciser leur nature. Une décision à digérer alors que la saison est loin d'être terminée.
Pas question de démissionner, Charrier a déjà connu cette situation
Une démission ? Charrier l'écarte. Il entend honorer son contrat jusqu'au bout, comme il l'avait fait à Bordeaux-Bègles avec Julien Laïrle après le départ de Christophe Urios. Cette saison-là, l'UBB avait atteint les demi-finales du Top 14. Un précédent auquel le technicien se raccroche pour rappeler qu'un départ annoncé n'interdit pas de travailler.
Cette séparation refermera aussi vingt ans d'histoire commune avec Urios, rencontré à Oyonnax en 2007. Ensemble, ils ont connu Castres, Bordeaux puis Clermont, où ils étaient arrivés en 2023. Pour le prochain cycle, Joe El-Abd prendra les commandes de l'équipe professionnelle, tandis qu'Urios pilotera le projet OneASM. Charrier, lui, cherchera un nouveau défi.
Une attaque irrégulière et une douzième place inquiétante
Sur le terrain, la situation oblige déjà tout le monde à se retrousser les manches. Après sept journées, Clermont occupe la douzième place, avec deux victoires en sept matchs. La LNR recense 166 points marqués, mais 196 encaissés. Le bilan dépasse évidemment le seul secteur offensif, même si l'attaque n'échappe pas aux interrogations.
Charrier décrit surtout une équipe capable de belles envolées avant de retomber dans ses travers. Cette irrégularité a une traduction très concrète pour les trois-quarts : les courses sans ballon, les timings de passe et les soutiens doivent devenir des habitudes. Mais comment installer cette continuité quand le groupe doute au premier coup dur ?
Le Racing 92 pour entamer une drôle de fin de cycle
Samedi, Clermont recevra le Racing 92, treizième du classement. Le match entre voisins de bas de tableau donnera une première réponse, bien loin des discussions sur le staff de 2027. Pour Charrier, le défi sera de conserver l'adhésion des joueurs et d'affiner les automatismes, même si tout le monde connaît désormais la date de la séparation.
Il ne cache pas non plus l'usure d'une reconstruction menée sous pression. À l'ASM, les supporters attendent de retrouver le club capable de viser les sommets. Charrier sait qu'il ne sera plus là pour la suite. Il lui reste pourtant plusieurs mois pour laisser une équipe qui avance, plutôt qu'un chantier abandonné.
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