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Après trois Coupes du monde avec le Japon, Kotaro Matsushima (ex-Clermont et ex-Toulouse) pourrait relever un dernier défi avec le Zimbabwe en 2027

Alors qu'ils se sont qualifiés pour la première fois dans l'ère moderne, les Zimbabwéens pourraient compter sur un joueur supplémentaire en vue de la prochaine Coupe du monde.

Nathan Heuillet 20/08/2026 à 16h15
Kotaro Matsushima avec le Zimbabwe au Mondial 2027 ? CC-BY-SA : 江戸村のとくぞう(Wikipédia)
Kotaro Matsushima avec le Zimbabwe au Mondial 2027 ? CC-BY-SA : 江戸村のとくぞう(Wikipédia)

C'est une information qui pourrait prendre de l'ampleur dans les semaines qui arrivent et qui ferait le plus grand bien à cette formation du Zimbabwe.

Qualifiée plus de 30 ans après à une Coupe du monde, cette sélection pourrait s'offrir un renfort de poids en vue de cette prochaine échéance en Australie.

Kotaro Matsushima l'arrière et ailier, passé notamment par l'ASM Clermont et Toulouse, habituel joueur des Nippons, pourrait représenter les Sables.

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Né d'un père zimbabwéen

Né à Pretoria d'une mère japonaise et d'un père zimbabwéen, Matsushima a grandi entre l'Afrique du Sud et le Japon avant de se révéler sous le maillot des Brave Blossoms, avec qui il compte 49 sélections.

Sur le papier, cette double origine correspond exactement au critère du « droit de naissance » introduit par la réforme du Règlement 8 de World Rugby en 2022 : pour changer de fédération, un joueur doit être né dans le pays visé ou y avoir un parent ou un grand-parent né sur place.

Le père de Matsushima étant zimbabwéen, la case est cochée. Et ce serait une bien belle nouvelle pour cette formation dirigée par Brendon Dawson, vainqueur de la dernière Coupe d'Afrique et donc qualifiée pour le prochain Mondial.

Lors de cette compétition, ils affronteront l'Angleterre, le pays de Galles et les Tonga dans la poule F. Des nations face auxquelles Kotaro Matsushima a évolué et même remporté quelques batailles.

En sélection, l'ancien Clermontois et Toulousain a battu trois fois les Tonga de 2017 à 2023. S'il n'a jamais connu la victoire face à l'Angleterre, il s'en est fallu de peu pour que le Japon l'emporte face au Pays de Galles un certain 19 novembre 2013 : un drop à la dernière action vient enlever le match nul aux Brave Blossoms.

La perspective d'une apparition de celui qui a connu le Stade toulousain en équipe jeune pourrait séduire. À bientôt 34 ans, ce dernier pourrait se lancer un ultime défi avant de, qui sait, raccrocher ?

Enfin, si cette hypothèse existe actuellement, il faudrait que le Japon ne fasse pas appel à ses services entre-temps. Il sera officiellement sélectionnable pour le Zimbabwe en novembre prochain.

Sa dernière apparition avec les Nippons remonte à la 5e journée du Mondial 2023, assortie d'une défaite face à l'Argentine.

Depuis, il évolue toujours avec les Tokyo Sungoliath, et occupe une place prépondérante en étant le plus clair du temps un titulaire indiscutable.

La saison dernière, il dispute 17 rencontres dont 13 en tant que titulaire et se hisse jusqu'en demi-finale de League One, où ils essuient une lourde défaite face aux Kobelco Steelers d'Ardie Savea (69-23).

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Le rugby au Zimbabwe : l'histoire d'un pillage de talent

Aussi fou que cela puisse paraître, le Zimbabwe dispose de joueurs de grand talent depuis plusieurs générations. Pour les plus récents, David Pocock, Takudzwa Ngwenya et Sébastien Negri, toujours en activité avec l'Italie.

Mais aucun de ces trois joueurs n'a évolué avec la sélection nationale. La faute à plusieurs facteurs. Pour le premier cité, légende incontestée du rugby australien, c'est une affaire sportive pure et dure qui le pousse à embrasser une carrière avec les Wallabies.

Pour d'autres, le mal est plus profond : au début des années 2000, le pays traverse une crise économique majeure, qui pousse certains à l'exil. Cette crise a frappé de plein fouet la minorité blanche zimbabwéenne, historiquement très impliquée dans le rugby local.

De ce fait, la sélection a perdu une grosse partie de ses talents en devenir, avant de tout récemment se reconstruire. Il y a deux ans, Kyle Godwin, international avec l'Australie, a changé de nationalité pour représenter son pays natal. Un retour marquant pour lui, puisqu'il n'avait plus retrouvé ce pays frontalier de l'Afrique du Sud depuis son départ enfant.

Chose qui pourrait inspirer bon nombre de jeunes talents peut-être, ou des profils comme celui de Kotaro Matsushima, peut-être en vue de participer au prochain Mondial.

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