Les Boks sortent l’artillerie lourde
Rassie Erasmus n’a pas choisi le premier choc face aux All Blacks pour faire dans la demi-mesure. Samedi à l'Ellis Park, les Springboks aligneront Ox Nche, Malcolm Marx et Wilco Louw en première ligne, Eben Etzebeth derrière eux et Pieter-Steph du Toit comme capitaine. Siya Kolisi, pourtant jugé apte, sort du groupe au profit de Paul de Villiers. Derrière, Sacha Feinberg-Mngomezulu prend le 10 avec Grant Williams à la mêlée.
Damian de Allende vivra une soirée particulière. Le centre fêtera sa 100e sélection et deviendra seulement le dixième Springbok à atteindre cette barre. Jesse Kriel l’accompagnera au centre, avec Kurt-Lee Arendse et Cheslin Kolbe sur les ailes, Damian Willemse à l’arrière. Rassie a sorti presque tout ce qu’il avait de plus fiable pour frapper fort d’entrée.
Le Bomb Squad a encore muté
Le vrai morceau de choix apparaît sur le banc. Jan-Hendrik Wessels, Gerhard Steenekamp, Zachary Porthen, Cobus Wiese et Marco van Staden sont cinq avants de métier. À eux s’ajoute André Esterhuizen, centre de 124 kg désormais utilisé comme joueur hybride et déjà testé en troisième ligne. Avec Cobus Reinach et Manie Libbok derrière, Erasmus retrouve l’esprit d’un banc à six avants tout en gardant une couverture au centre.
Et cette nuance compte face à ces All Blacks. Dave Rennie récupère Cam Roigard et Will Jordan, directement titulaires malgré leur absence lors des trois premiers matchs de tournée. Ruben Love est titulaire à l’ouverture, Damian McKenzie démarre à l’arrière et la Nouvelle-Zélande reste sur un banc classique en 5-3. Les Blacks veulent imposer du rythme ; les Boks ont préparé de quoi leur demander combien de temps ils peuvent le tenir.
Ruben Love en 10, Beauden Barrett écarté des 23 : le pari très offensif des All Blacks pour défier les Springboks à Ellis ParkUne bataille qui commencera au sol
Malcolm Marx avait ciblé le ruck avant l’annonce de l’équipe. Le talonneur rappelait que le ballon rapide nourrit le jeu néo-zélandais. Le choix de De Villiers, Du Toit, Wiese puis Van Staden prend alors une autre couleur : densité dans les zones de contact, pression sur les soutiens et capacité à prolonger le bras de fer.
L’Afrique du Sud a gagné cinq des six derniers Tests contre la Nouvelle-Zélande. Avec notamment le 43-10 infligé à Wellington lors de leur dernière confrontation. Mais les All Blacks arrivent lancés après trois victoires contre les Stormers, les Sharks et les Bulls. Ce premier rendez-vous doit donc fixer le rapport de force pour les trois semaines suivantes.
Le premier coup est déjà parti
On attendait une déclaration d’intention pour ouvrir cette « Greatest Rivalry ». Erasmus en a donné une avec sa feuille de match : du poids, de l’expérience et assez de polyvalence pour changer de plan sans changer de banc.
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