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Après Mallia et Chocobares, le Stade Toulousain mise sur une nouvelle génération d'Argentins qui commence à faire ses preuves

Santiago Chocobares se décrit en « tonton » des jeunes Argentins du Stade Toulousain, Juan Cruz Mallia en « papa ».

La Rédaction 10/10/2026 à 14h48
Santiago Chocobares et Juan Cruz Mallia, joueurs argentins du Stade Toulousain, encadrent les jeunes compatriotes arrivés dans le club. ©INPHO/James Crombie
Santiago Chocobares et Juan Cruz Mallia, joueurs argentins du Stade Toulousain, encadrent les jeunes compatriotes arrivés dans le club. ©INPHO/James Crombie

Quatre Argentins figuraient sur la feuille de match du Stade Toulousain lors de sa victoire à Castres la semaine dernière. Juan Cruz Mallia, 30 ans, jouait à l'ouverture et Efrain Elias, 22 ans, en deuxième ligne. Tomas Rapetti, 21 ans, évoluait à droite de la mêlée. Le centre Bernardo Puciariello, 18 ans, arrivé du Jockey Club de Rosario cet été, s'asseyait sur le banc.

Santiago Chocobares, 27 ans, n'était pas du voyage : il a été laissé au repos pour ce déplacement. Via La Dépêche, il salue pourtant la victoire et le comportement de ses compatriotes : « Je suis d'abord très content pour la victoire, ce n'était pas un match facile. C'est très compliqué d'aller gagner à Castres. » Il se dit aussi très fier des joueurs argentins, « surtout Bernardo dont c'était la première ».

Des jeunes sans pression la veille

Les jeunes ont surpris Santiago Chocobares par leur décontraction, Bernardo Puciariello en tête. « J'étais un peu surpris de voir comment les jeunes de 18 ans étaient la veille du match », avant de les décrire « tranquilles, sans pression ». Il garde un souvenir très différent de ses débuts : « Moi, je me souviens, avant ma première sélection ou mon premier match ici, ce n'était pas du tout pareil. »

Rapetti, un pilier installé progressivement

Tomas Rapetti disputait son troisième match avec le Stade Toulousain, le premier comme titulaire, à Pierre-Fabre. Le pilier droit compte déjà sept sélections avec les Pumas, dont deux contre les doubles champions du monde sud-africains. « Le poste de pilier est particulier, c'est une école, et je pense que petit à petit, il va continuer à jouer et gagner sa place », estime Choco.

Virgile Lacombe, entraîneur adjoint en charge de la mêlée, détaille de son côté son potentiel : « C'est un jeune joueur qui a un gros potentiel pour le poste, puisqu'il fait déjà 135 kg et il est plutôt actif sur le terrain. » L'an dernier, Tomas Rapetti n'a joué que peu de matchs avec l'effectif pro. « Mais il a fait beaucoup de matchs en Espoirs parce qu'il était important pour lui et pour nous de pouvoir l'intégrer à notre système de jeu, dans le club, la communication aussi », justifie Lacombe. Le pilier est aussi parti plusieurs fois avec l'Argentine la saison dernière.

À Toulouse, la concurrence réunit cinq internationaux au poste de pilier droit avec Ainu'u, Aldegheri, Colombe ou encore Mallez et Merkler, qui vise la place de titulaire. « Il y a une grosse concurrence au poste ici », confirme Lacombe. Et l'ancien talonneur d'ajouter : « Tomas, c'est un joueur qui va encore travailler, progresser et qui, j'espère, pourra bouleverser la hiérarchie des piliers droit. Mais comme vous avez pu le voir la semaine dernière, il ne dépareille pas en tout cas. »

Le papa, le tonton et les repas

Santiago Chocobares et Juan Cruz Mallia sont arrivés à Toulouse en 2021 en provenance des Jaguares. Ils venaient redonner une touche argentine que le club n'avait plus depuis quelques saisons. De nombreux compatriotes les ont rejoints depuis, et les deux aînés ne sont pas étrangers à leur bonne intégration. Sur la répartition des rôles, Chocobares se marre.

« Alors, le papa, c’est “Juanchi” [le surnom de Mallia] ! Moi, je suis un peu le tonton, je n'ai pas de pression par rapport à ça et on est tous derrière Juanchi. » — Santiago Chocobares, centre du Stade Toulousain

Le tonton, lui, organise des repas à la maison. « J'essaie de mettre un peu d'ambiance », sourit Chocobares. « On est tout seuls ici, loin de la famille. Efrain habite tout seul, Bernardo et Tomas aussi, donc c'est important de rester ensemble en dehors du rugby. » Le groupe ne reste pas entre Argentins : « Mais on ne reste pas qu'entre nous, on partage aussi avec les Français ! »

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