France 2023 perd son président du comité d'organisation de la Coupe du monde

France 2023 perd son président du comité d'organisation de la Coupe du monde
Didier Guillaume souhaitait s'investir dans le projet France 2023.
Le sénateur Didier Guillaume ne prendra pas la tête du comité d'organisation de la Coupe du monde 2023 en France.

Coupe du monde 2023 - La désignation de la France pousse à l'interrogationSollicité par Bernard Laporte, le président de la fédération française de rugby, sur recommandation de la ministre des Sports Laura Flessel, Didier Guillaume devait prendre la tête du GIP France 2023, groupe d'intérêt public en charge de l'organisation de la coupe du monde, mardi prochain. Le sénateur de la Drôme avait même annoncé en janvier dernier qu'il allait quitter son poste de président du groupe socialiste au Sénat et la vie politique. France Bleu nous apprend cette semaine qu'il n'en sera rien. "Je confirme aujourd'hui avoir décliné la proposition d'une présidence uniquement représentative," confie le principal intéressé via le site  publicsenat. 

Didier Guillaume souhaitait s'investir dans ce projet, et se dit encore "à la disposition de l'Etat et de la Fédération pour aider à la réussite de cette belle aventure, dans des missions compatibles avec mon mandat de sénateur". Mais il s'avère que la présidence du GIP, dont le conseil d’administration est composé de quatre représentants de l’État et cinq de la FFR, n'est pas prévue dans les statuts. Il avance cependant qu'on lui avait proposé le poste en évoquant une fonction à plein temps et rémunérée. Sur ce deuxième point, il avait accepté de travailler bénévolement. Mais ce dont il n'avait pas envie, c'était de faire de la représentation. "Pas question de me contenter de couper des rubans, je suis un homme d'action."

Le socialiste d'évoquer "une coquille vide". À publicsenat, une source avance : "Ils voulaient avoir son carnet d’adresses sur les collectivités, pour les stades". Si les statuts du groupe d'intérêt public ne prévoient pas la fonction de président exécutif, il y a bien un directeur général, et il dispose d'un pouvoir décisionnel. Celui-ci se nomme Claude Atcher. Le bras droit de Bernard Laporte a été un des grands artisans de la victoire de la France face à l'Irlande et l'Afrique du Sud. Et lui ne travaille pas pour la gloire puisque Le Parisien avance un salaire annuel brut dépassant les 200 000 euros. C'est 2,8 fois moins que le directeur général du Tournoi des 6 Nations, mais cela reste une somme importante qui doit encore être validée par le comité des rémunérations. La FFR s'est remis à la recherche d'un président honorifique pour le GIP.Mediapart enquête sur le passé trouble de Claude Atcher, directeur de France 2023