On connaissait Nika Amashukeli avec un sifflet, beaucoup moins allongé sous une barre chargée. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’arbitre international géorgien s’attaque à 130 kg au développé couché, sur une répétition. Et franchement, pour un officiel davantage habitué à courir derrière Antoine Dupont ou Ardie Savea qu’à pousser en mêlée, la performance est solide.
▶
Elle devient moins étonnante lorsqu'on regarde son parcours. Avant de devenir arbitre, Amashukeli évoluait au centre et a porté le maillot géorgien dans les catégories de jeunes. Une succession de blessures, dont plusieurs commotions, une cheville cassée et des problèmes au genou, l'a poussé à arrêter sa carrière de joueur à seulement 20 ans.
Seulement cinq kilos sous la moyenne des trois-quarts
Mais où placer ses 130 kg annoncés face à de vrais professionnels ? Une étude publiée en 2020 apporte un élément de comparaison particulièrement intéressant. Les chercheurs ont testé 39 joueurs professionnels évoluant en Super Rugby néo-zélandais, dont 23 avants et 16 trois-quarts.
Leur maximum moyen au développé couché atteignait 141,5 kg. Les avants affichaient 146,1 kg, tandis que les trois-quarts se situaient à 135 kg. Autrement dit, la barre montrée par Amashukeli se situe seulement cinq kilos sous la moyenne des backs de cette étude.
La comparaison mérite cependant une grosse astérisque. Les joueurs étaient soumis à un véritable test de 1RM, avec barre descendue jusqu'à la poitrine et fessiers et pieds maintenus en contact avec leurs appuis. Une vidéo sur les réseaux sociaux ne permet pas de contrôler ces critères avec la même précision.
Arbitre international, mais toujours athlète
Et puis la force maximale ne raconte qu'une petite partie du métier. Amashukeli explique lui-même accorder énormément d'importance à sa préparation physique parce qu'il court beaucoup pendant ses rencontres. Les arbitres doivent rester suffisamment proches de l'action pendant 80 minutes tout en conservant la lucidité nécessaire pour juger un déblayage ou un contact à la tête.
Son ancien profil de centre aide sans doute à comprendre pourquoi le Géorgien aime toujours autant la salle. Il se décrivait d'ailleurs lui-même comme un « crash-ball centre », davantage porté sur le plaquage que sur les arabesques ballon en main.
Aucun commentaire pour le moment...