Montauban avait pourtant parfaitement commencé
Deux victoires en deux journées, et un retour en Pro D2 qui ressemblait jusque-là à un atterrissage maîtrisé. Après Nevers puis Grenoble, Montauban pensait poursuivre sur sa lancée à Chanzy. Benjamin Botica avait ouvert le score à la 15e minute, mais Simon Renda répondait immédiatement. Transformé par Thomas Fortunel, son essai plaçait l'USM devant, 7-5 après 17 minutes.
Puis le match a changé de propriétaire. Sami Zouhair a remis Soyaux-Angoulême devant à la 20e minute, avant qu'Avakuki Niusalelekitoga et Kaminieli Rasaku ne frappent coup sur coup. À la pause, le tableau affichait déjà 24-7. Montauban ne marquerait plus.
Quarante points sans réponse et sept essais
Le calcul, simple, résume assez bien la soirée : après avoir été mené 5-7, le SA XV a infligé un 40-0 au relégué de Top 14. Rasaku a ajouté son deuxième essai à la 47e minute, puis Samuel Nollet a signé un doublé en sortie de banc. Sept essais au total, cinq transformations de Botica et un succès bonifié 45-7.
Et au milieu du festival, les Fidjiens ont encore rappelé pourquoi Chanzy possède quelques sérieux artistes. Rasaku a notamment libéré un ballon après contact pour Niusalelekitoga. Le genre de geste qui transforme une défense lancée à pleine vitesse en spectatrice.
La prestation de Rasaku confirme aussi son adaptation express. Arrivé cet été, l'ailier faisait déjà partie des recrues saluées pour leur début de saison avant même cette troisième journée. Face à Montauban, son doublé a donné une autre dimension à cette première impression convaincante.
Une réponse après la claque de Valence
Cette victoire compte d'autant plus que Soyaux-Angoulême sortait d'un sérieux rappel à l'ordre à Valence-Romans, battu 39-22 une semaine auparavant. Après trois journées, les Charentais présentent donc deux victoires et une défaite et occupent la cinquième place avec neuf points.
Pour Montauban, l'euphorie des deux premières journées s'arrête brutalement. Le promu découvre aussi ce que la Pro D2 sait faire de mieux : vous laisser croire pendant dix-sept minutes que tout va bien, avant de vous rappeler que quatre-vingts minutes peuvent être terriblement longues.
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