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VIDEO. 230 kg au squat, 35 km/h en pointe : pourquoi Tommaso Menoncello est décrit comme une “anomalie” physique

35 km/h en pointe, 230 kg au squat et déjà un essai de 50 mètres en TOP 14 : Tommaso Menoncello n’a pas mis longtemps à impressionner Toulouse.

Thibault Perrin 09/09/2026 à 18h48
35 km/h, 155 kg au développé couché, 230 kg au squat : les chiffres qui racontent le phénomène Menoncello à Toulouse. ©INPHO/Laszlo Geczo
35 km/h, 155 kg au développé couché, 230 kg au squat : les chiffres qui racontent le phénomène Menoncello à Toulouse. ©INPHO/Laszlo Geczo

17 minutes pour annoncer la couleur

Tommaso Menoncello n’a pas attendu longtemps pour comprendre le TOP 14. Dimanche à Marcel-Deflandre, le centre italien a marqué dès la 17e minute, deux minutes après l’ouverture du score rochelaise. Servi près de la ligne médiane, il a accéléré, éliminé plusieurs défenseurs et couvert environ 50 mètres avant d’aplatir. Toulouse a finalement perdu 30-27, mais sa recrue avait déjà signé l’une des images fortes de cette première journée.

À 24 ans, Menoncello n’arrivait pas en France comme un inconnu. Élu meilleur joueur du Tournoi 2024, il comptait déjà 41 sélections avant ses débuts toulousains. Mais entre connaître sa réputation et le voir mettre Dillyn Leyds sur les talons après quelques ballons, il reste un petit monde. Son premier dimanche français ressemblait déjà à une bande-annonce.

Une puissance qui ne raconte qu’une partie de l’histoire

Valentin Mathieu, ancien joueur devenu préparateur physique et fondateur de Morphy, le décrit comme « une anomalie ». Il insiste sur un profil capable d’associer force, vitesse et répétition des efforts. Michele Colosio, responsable de la préparation athlétique de l’Italie depuis 2024, avance lui aussi trois références : 35 km/h en pointe, 155 kg au développé couché et 230 kg au squat.

Sur le terrain, les données disponibles sont aussi impressionnantes. Lors du Tournoi 2026, L’Équipe relève 93 % de contacts avec avancée. Sur les deux derniers Tournois, Menoncello a également cumulé onze grattages et battu 26 défenseurs, davantage que n’importe quel autre joueur sur la même période.

Cette combinaison explique pourquoi le ranger parmi les seuls centres « puissants » serait réducteur. Menoncello possède les jambes pour gagner le duel, mais aussi les appuis pour l’éviter. Son essai à La Rochelle résume la nuance : accélération, changement de direction, équilibre, puis assez de vitesse pour finir seul. Et quand un trois-quarts aussi dense se déplace comme ça, on regarde deux fois

Toulouse a trouvé un accélérateur

Valentin Mathieu évoque également les gènes PPARα et NOS3, associés dans certaines études à des profils d’endurance ou de puissance. Pour Ugo Mola, l’intérêt dépasse largement la fiche de mensurations. Menoncello peut jouer 12, 13 et dépanner à l’aile. Une polyvalence qui fait la force du collectif toulousain. Et qui fait peser encore plus de danger sur les défenses adverses.

Après la blessure de Pierre-Louis Barassi, absent trois à quatre semaines, cette polyvalence prend déjà du poids. Et dès dimanche contre l’UBB, Toulouse pourrait rapidement avoir besoin de revoir la machine à l’œuvre.

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