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XV de France. « Les absences peuvent impacter notre rugby » : Galthié prêt à changer les plans des Bleus ?

Privé de Ramos et Jalibert, Fabien Galthié pourrait revoir l'animation du XV de France. Une évolution qui concerne bien plus que le seul poste d'ouvreur.

Thibault Perrin 28/10/2026 à 16h26
Avec les absences de Ramos et Jalibert, Romain Ntamack pourrait voir ses responsabilités évoluer. Fabien Galthié réfléchit à une nouvelle répartition des rôles. ©INPHO/James Crombie
Avec les absences de Ramos et Jalibert, Romain Ntamack pourrait voir ses responsabilités évoluer. Fabien Galthié réfléchit à une nouvelle répartition des rôles. ©INPHO/James Crombie

Vingt joueurs potentiellement sélectionnables sur le flanc, et pourtant aucune envie de revoir les ambitions à la baisse. Fabien Galthié entend bien défendre la première place du XV de France dans la poule nord du Championnat des Nations. Mais dans un entretien accordé à Midi Olympique, le sélectionneur reconnaît que les blessures pourraient modifier l'animation tricolore. Avec les forfaits de Thomas Ramos et Matthieu Jalibert, notamment, certaines habitudes offensives pourraient être bousculées.

De 2 absents en 2020 à 14 en 2026 : le XV de France de Galthié n'avait jamais été autant touché avant les tests de novembre

Sans Ramos ni Jalibert, le duo 10-15 à réinventer ?

Depuis plusieurs compétitions, les Bleus s'appuient sur des compétences similaires à l'ouverture et à l'arrière. Une organisation qui permet de multiplier les points de distribution, sans faire reposer toutes les décisions sur le numéro 10. Ramos excelle dans ce rôle de second ouvreur, capable de prendre le relais pour orienter le jeu ou trouver une occupation au pied. Jalibert apporte une autre forme de créativité. Leur absence prive Galthié de deux profils particulièrement adaptés à cette animation.

Romain Ntamack figure bien dans le groupe, tout comme Léo Barré. Mais aucune association titulaire n'est encore arrêtée. Et toute la question sera de savoir comment répartir les responsabilités derrière. Le staff pourrait conserver un deuxième organisateur en fond de terrain ou confier davantage de décisions au numéro 10, avec des centres plus sollicités pour faire avancer le ballon. Galthié envisage d'adapter sa stratégie aux qualités disponibles, sans avoir encore dévoilé ses choix.

Le jeu sans ballon, une autre arme offensive

Cette réflexion dépasse largement la charnière. Le sélectionneur a identifié des progrès à accomplir dans le jeu de transition et la structure défensive près de l'en-but. Il considère également que l'absence de possession peut servir une stratégie offensive. Dans cette logique, une bonne occupation au pied, accompagnée d'une montée défensive coordonnée, peut permettre de récupérer la gonfle dans une zone favorable. Encore faut-il disposer des bons automatismes.

Car modifier les responsabilités entre l'ouvreur et l'arrière influence aussi les courses des ailiers, les placements des centres et la couverture du fond de terrain. Un nouveau dispositif réclame du travail collectif. Et face aux Fidji, capables d'exploiter rapidement les ballons de récupération, puis à la puissance sud-africaine, une mauvaise coordination pourrait coûter cher. Les blessures obligent ainsi les Bleus à revoir certains repères tout en préservant leur efficacité.

Novembre, un laboratoire sans renoncer aux résultats

Les Français recevront les Fidji le 7 novembre à Lyon, puis l'Afrique du Sud le 13 et l'Argentine le 21 au Stade de France, avant un quatrième rendez-vous à Londres. Un très solide calendrier pour une reprise internationale. Galthié veut conserver la première place de la poule nord et permettre aux joueurs disponibles de s'imposer. Cette série pourrait donc révéler de nouvelles complémentarités, précieuses à moins d'un an du Mondial 2027.

Reste à savoir si les Bleus sauront conserver leur identité avec d'autres profils. Une équipe capable d'adapter son animation aux joueurs disponibles possède forcément davantage de solutions. Le défi de novembre sera aussi là : construire de nouveaux automatismes sans perdre ce qui fait la force du collectif. Et prouver que le rugby français dispose encore de ressources lorsque l'infirmerie affiche complet.

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