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VIDEO. « C'est lui qui me faisait faire les conneries » : Dupont et Jelonch racontent 15 ans d'amitié, entre fous rires et émotions

Avant de devenir deux cadres du XV de France, Antoine Dupont et Anthony Jelonch faisaient les 400 coups. Les deux amis dévoilent quelques souvenirs savoureux.

Thibault Perrin 23/10/2026 à 20h41
Antoine Dupont et Anthony Jelonch peuvent passer deux heures sans se parler. Dans une vidéo pleine de confidences, ils expliquent cette amitié si particulière. ©INPHO/Billy Stickland
Antoine Dupont et Anthony Jelonch peuvent passer deux heures sans se parler. Dans une vidéo pleine de confidences, ils expliquent cette amitié si particulière. ©INPHO/Billy Stickland

Avant de soulever des trophées ensemble, Antoine Dupont et Anthony Jelonch ont surtout fait tourner leurs profs en bourrique. Dans une vidéo publiée par Bros. Stories, les deux internationaux du Stade Toulousain remontent le fil de plus de quinze ans d'amitié, depuis leurs années à Auch jusqu'au XV de France. Entre souvenirs de jeunesse, choix de carrière et blessures, on découvre un « Toto » bien moins discret que son image publique.

Dupont, le petit provocateur qui faisait punir Jelonch

À 14 ans, Dupont avait pris l'habitude, lors d'un séjour en camping, de mettre les plus grands sous l'eau à la piscine. Jelonch se retrouvait régulièrement dans son viseur. À l'école, leur duo ne passait guère inaperçu : « C'est lui qui me faisait faire les conneries et c'est moi qui me faisais engueuler », se rappelle le troisième ligne, manifestement toujours amusé.

« J'étais toujours en train de mettre des pièces », reconnaît Dupont, qui avait trouvé un partenaire peu susceptible. Leur amitié repose aussi sur une étonnante économie de mots. Ils peuvent passer deux heures ensemble sans parler, assure Jelonch. Le simple fait d'être côte à côte suffit à se sentir soutenus. Une complicité qui allait rapidement dépasser les bancs de l'école.

« Antoine, c'est toi qui choisis » : le pari de Castres

Cette confiance a pesé au moment de quitter Auch, à 17 ans. Les deux joueurs appréhendaient l'idée de partir loin de chez eux pour découvrir le rugby professionnel. Selon Jelonch, Dupont était décidé à franchir le pas. « Antoine, c'est toi qui choisis », lui aurait-il alors répondu. Ce sera Castres. Dupont rejoindra ensuite Toulouse en 2017, avant les retrouvailles en rouge et noir en 2021.

Ce lien est aussi devenu un moteur sportif. Jelonch explique que les progrès de son ami le poussaient à travailler : il voulait rester suffisamment bon pour continuer à jouer avec lui. Et le Grand Chelem de 2022 leur a offert un moment à part. Au Stade de France, les souvenirs des années auscitaines se mêlaient aux célébrations des Bleus. Pas mal pour deux gamins qui partageaient autrefois leur chambre au lycée.

Des larmes du Grand Chelem à celles de la blessure

Mais leur fraternité s'est surtout exprimée dans les moments difficiles. Lorsque Dupont s'est gravement blessé au genou en Irlande, le 8 mars 2025, Jelonch a voulu le retrouver, sans forcément parler. Pendant sa rééducation, il passait du temps à le regarder travailler, tout en le chambrant sur sa jambe amaigrie. Des attentions qui, chez eux, valent parfois davantage qu'un grand discours.

Tous deux ont connu les opérations, les longues semaines loin des terrains et les retours. Leur parcours rappelle aussi ce qu'une amitié peut apporter à la performance : de l'émulation, de la confiance et la certitude de pouvoir s'appuyer sur l'autre. Dupont le dit simplement : « Tout ce que tu fais dans la vie, quand tu le fais avec des gens que tu apprécies, c'est toujours mieux. » Et visiblement, ces deux-là n'ont aucune envie que cela s'arrête.

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