La WRU affiche une perte de 18 millions de livres pour l’exercice clos en juin 2026. Elle atteignait 7,2 millions l’année précédente. La perte a plus que doublé en un an. Selon, BBC Sport, la fédération galloise juge les quatre régions insoutenables.
Le chiffre d’affaires a pourtant progressé de 10 millions de livres, à 116,2 millions. La WRU attribue la dégradation à la hausse des coûts de l’énergie, mais aussi à celle des coûts du personnel. Elle cite aussi la baisse des ventes de billets et celle des dépenses des supporters.
L’écart qui fonde l’argument de la WRU
Le directeur financier Gavin Marshall a détaillé l’équation. Le stade, les équipes nationales, les intérêts de la dette et le rugby communautaire absorbent une partie du budget. Il reste environ 20 millions de livres pour le rugby professionnel. La WRU en distribue pourtant 26 millions aux quatre clubs.
Cet écart alimente l’argument de la fédé en faveur d’une restructuration. Il ne démontre pourtant pas, à lui seul, que supprimer une région réglerait la perte globale. Les recettes du rugby international pèsent aussi dans les comptes.
La WRU a reçu sept matches masculins à domicile au lieu de cinq. Les revenus de match n’ont augmenté que de deux millions de livres. Le nombre de rencontres n’a donc pas automatiquement produit la hausse de recettes attendue.
Sur les réseaux sociaux, un fil consacré aux comptes de la WRU a nourri un débat polarisé. Certains réclament de couper les subventions au rugby amateur. D’autres pointent la gouvernance de la fédération et la répartition de l’argent.
Dès octobre 2025, BBC Sport titrait que les dirigeants gallois prévoyaient de supprimer une équipe d’ici 2027. Les chiffres de l’exercice 2026 décrivent plusieurs pressions à la fois. Ils montrent des coûts fixes, des recettes de match moins dynamiques et un financement du rugby professionnel sous tension. Réduire le nombre de régions peut modifier les dépenses. Cela ne répond pas seul aux questions de gouvernance et de recettes.
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