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TOP 14. 1 joueur, 1m70, 5 postes : Arthur Retière est-il un cas unique dans le rugby professionnel ?

Retière, l’homme qui a fini le jeu de la polyvalence.

Theo Fondacci 12/10/2026 à 16h55
 Arthur Retière sait tout faire. Mandatory Credit ©INPHO/Dan Sheridan
Arthur Retière sait tout faire. Mandatory Credit ©INPHO/Dan Sheridan

Il ne lui manquait qu’une case à cocher. Formé à la mêlée et à l’arrière au Racing 92, avant d’être replacé à l’aile voire ponctuellement au centre, Arthur Retière avait joué presque partout chez les professionnels.

Sauf à l’ouverture, un poste si particulier qu’il ne s’improvise pas. C’est pourtant bien avec le numéro 10 dans le dos que le lutin girondin a débuté face à Clermont, samedi soir.

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Une première qui fait une nouvelle fois du 3/4 de l’Union Bordeaux-Bègles un cas unique parmi les professionnels actuels du Top 14.

Car Retière a désormais débuté un match à chacun des sept postes de la ligne arrière, du 9 au 15. Une performance singulière dans un championnat pourtant riche en joueurs polyvalents. Mais ni Jérémy Sinzelle, ni Joe Jonas, ni Mathis Ferté, ni Kalvin Gourgues ne peuvent revendiquer pareille carte de visite.

À l’étranger, Jordie Barrett représente lui aussi la polyvalence à l’état pur. Mais avec son mètre 96, le All Black n’a jamais et ne devrait jamais officier à la mêlée.

Au talonnage pour finir le jeu ?

Face aux Auvergnats, le Bordelais a été repositionné à l’ouverture pour permettre à Hugo Reus de souffler. Un dépannage rendu possible par son bagage technique, sa solidité et son aplomb, pour celui qui baigne dans le rugby depuis marmot.

Évidemment, l’ancien Rochelais n’a pas affiché l’aisance d’un ouvreur de métier dans l’animation. Mais il s’est appliqué à jouer juste, sans mettre son équipe en danger ni commettre de fautes grossières. Pour préparer cette expérience, il avait d’ailleurs sollicité les conseils de son frère Edgar, ouvreur à Biarritz, et de Matthieu Jalibert.

"On m’avait dit de ne pas me faire plaquer avec le ballon et ça m’est arrivé quelques fois ! C’est compliqué mais j’ai apprécié. C’est un peu plus dur qu’à l’aile parce qu’on prend pas mal de pètes, mais c’était pas trop mal non plus", racontait-il sur Canal+.

C’est que le nabot de l’UBB aime bien les duels et le chocolat. "Il sait tout faire. Encore un nouveau poste de débloqué pour lui", saluait Maxime Lucu pour RugbyPass en conférence de presse.

L’an prochain, à l’aube de ses 30 ans, l’international d’un soir (1 cape en 2020) prendra la direction du Racing. Peut-être que d’ici la fin de sa carrière, après 2 ou 3 cours de lancer et quelques kilos de rab, l’ailier convertible pourra dépasser au talonnage. Histoire de définitivement plier le jeu de la polyvalence…

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