Merkler est revenu, et il regarde déjà plus haut
Le sourire est revenu, avec une ambition qu’il cache de moins en moins. Joël Merkler a retrouvé les terrains samedi à Rennes face à Vannes, après un pincement aux cervicales avant la première journée. Entré à la 53e minute à la place de Dorian Aldegheri lors du succès toulousain 29-23, l’international espagnol a repris sa place dans la rotation rouge et noire.
Mais son regard porte déjà plus loin. Dans un entretien accordé à La Dépêche, Merkler revient sur la confiance gagnée jusqu’à sa titularisation lors de la dernière finale de Top 14. Interrogé sur l’avenir au poste si Dorian Aldegheri, en fin de contrat, venait à quitter Toulouse, il assume : « J’espère que ce sera moi. »
Une finale comme point de bascule
Cette phrase arrive après un signal plus fort qu’un simple discours. Le 27 juin, face à Montpellier, Ugo Mola et son staff avaient confié le numéro 3 à Merkler pour la finale remportée 28-20. Aldegheri était alors sur le banc. Une semaine plus tôt, l’Espagnol avait déjà débuté la demi-finale contre le Racing 92. Dans une hiérarchie de première ligne, ces choix du staff ne sont pas anodins.
Sa progression s’observe aussi dans le volume. Merkler c'est près de 70 matchs de championnat et 15 rencontres européennes à l'heure d'écrire ces lignes. À 24 ans, le pilier de 1,94 m est installé dans le groupe et sous contrat jusqu’en 2028. Et son parcours reste atypique puisqu’il a été formé aux postes de pilier droit et deuxième ligne.
Aldegheri est encore là, mais la relève s’organise
Pour autant, le passage de témoin n’est pas terminé. À Vannes, Aldegheri a débuté et Merkler a terminé. Le Français de 33 ans reste une référence à droite, avec plus de 200 matchs sous le maillot toulousain. Son contrat arrive à échéance, mais son départ n’a pas été officiellement annoncé. C’est toute la nuance du dossier.
La concurrence ne se limite pas à ce duel. Toulouse compte aussi Georges-Henri Colombe et Paul Mallez parmi ses solutions à droite, tandis que le staff prépare l’avenir. Merkler possède néanmoins un avantage précieux : il a été choisi pour commencer les deux matchs les plus importants de la fin de saison 2025-2026. Pour un pilier, difficile de trouver meilleur certificat de confiance.
Le numéro 3 dans le viseur
La succession d’Aldegheri n’est donc pas actée, mais la transition sportive a commencé. Merkler ne demande plus seulement des minutes derrière un cadre : il vise désormais son rôle. Et dans un Stade Toulousain où les générations se chevauchent souvent avant de se transmettre le maillot, le numéro 3 pourrait bientôt avoir un accent espagnol.
Il est déjà n° 1 sans trop de problème. Mais si Méafou est blessé, il pourra aussi dépanner en 5.