La saison n'a démarré que depuis 3 journées, et déjà l'USAP déplore des absences dans son effectif professionnel, qui plus est de longue durée.
À l'échauffement face à Castres, Bruce Deveaux, le pilier gauche, se serait lourdement blessé, l'éloignant des terrains pour une durée de 6 mois.
En ce sens, les dirigeants catalans chercheraient un joker médical pour le remplacer, malgré 3 éléments disponibles à ce poste, dont 1 issu du groupe Espoirs.
À ce sujet, le manager Laurent Labit entend bien faire preuve de beaucoup de précautions avant de lancer un jeune joueur sur les terrains de l'élite française.
"Il faut casser ce signe indien", l'USAP, qui n'a plus gagné à l'extérieur depuis deux ans, veut rompre le sort à MontpellierL'appel aux jeunes : une solution délicate
À voir l'effectif catalan, qui dispose à gauche d'Enzo Forletta, Giorgi Tetrashvili et de Lorencio Boyer-Gallardo, ce dernier encore sous contrat Espoirs.
Derrière, en cas d'absence, quelques jeunes joueurs pointent le bout de leur nez également, c'est le cas d'Aymane El Fahhlal, 19 ans.
Le manager, qui déclare le voir évoluer avec le groupe pro la semaine, reste tout de même précautionneux au regard de la rugosité du poste, d'autant plus en Top 14 : l'enjeu serait de pouvoir le préserver encore quelque temps, comme il le confie à Ici Roussillon.
"On regarde, on sait que ce sont des postes qui sont très très difficiles, on a des jeunes de grande qualité au club. On a notamment sur la première ligne Aymane El Fahhal qui est avec nous, qui s'entraîne avec nous, mais on sait que le Top 14 demande autre chose, on doit donc aussi bien le préparer, on doit aussi le protéger. Donc on regarde effectivement si on peut trouver un joueur, mais on ne veut pas non plus trouver un joueur par défaut, donc on a trois gauchers disponibles pour l'instant dans l'effectif. On ne va pas se précipiter, on est en train de regarder si on peut avoir quelque chose de sérieux, de raisonnable."
Laurent Labit pour Ici Roussillon.
43-29. Une première victoire à Aimé Giral qui fait du bien 🤩
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Le Grade A, kézako ?
En Top 14, les piliers ne peuvent pas changer de côté du jour au lendemain, car la mêlée impose des contraintes physiques et techniques radicalement différentes entre le poste de gaucher et celui de droitier.
Un jeune joueur formé à un côté doit ainsi accumuler un temps de jeu significatif et validé par son club avant d'être autorisé à évoluer de l'autre côté, l'objectif étant d'éviter tout risque d'effondrement ou de blessure grave en mêlée fermée.
Pour pouvoir évoluer aussi bien à gauche qu'à droite de la mêlée (1 ou 3), un joueur doit être déclaré apte aux deux postes, avec les mentions G (pilier gauche) et D (pilier droit). Dans les compétitions FFR de catégories A et B, ces aptitudes spécifiques sont renseignées sur la feuille de match.
Cette prudence, encadrée par les instances du rugby, explique pourquoi un manager comme Laurent Labit préfère souvent patienter plutôt que de brûler les étapes avec un jeune pilier, même prometteur.
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