Alors qu’ils avaient réalisé le plus dur la saison dernière en battant Mont-de-Marsan lors de l’access match, les Niçois ne seront finalement pas autorisés à évoluer à l’échelon supérieur.
L’Autorité de régulation du rugby, chargée notamment de garantir un équilibre financier au sein des divisions professionnelles, vient d’invalider la montée du club faute de garanties suffisantes.
Si l’information n’est pas encore officielle, Ici Azur a révélé les montants demandés par l’A2R, tout en précisant qu’un maintien en Pro D2 restait encore possible pour les Niçois.
Nice en détresse, un grand club du Sud-Ouest ‘‘sauvé’’ du désastre juste avant le début de saison ?4,6 millions d’euros demandés par l’A2R
Afin de garantir un équilibre financier au sein de la division, le gendarme financier a demandé au club de fournir 4,6 millions d’euros de garanties dans son budget, afin de lui permettre de rivaliser comptablement avec les autres formations du deuxième échelon français.
À l’heure actuelle, seuls 2,5 millions d’euros de garanties seraient apportés pour le club azuréen. Le calcul est donc simple : 2,1 millions d’euros restent encore à trouver.
Si cette décision intervient aussi tôt, un recours reste possible, notamment en saisissant le CNOSF en appel. Une procédure qui permettrait aux Niçois de gagner du temps afin de trouver de nouvelles garanties financières.
Pour autant, la saison de Pro D2 débutera le 27 août prochain, et le club n’aura que 72 heures pour faire appel de la décision à compter de la réception du courrier envoyé par les instances.
Cette somme ne semble toutefois pas négociable pour le moment. La mairie de Nice a, par la voix de son maire Éric Ciotti, indiqué avoir fait le maximum pour accompagner le club, précisant que les fonds manquants devront être apportés par les actionnaires.
« On est là pour aller chercher des titres », Nissa Rugby nourrit des ambitions avant la phase finaleUn contexte déjà particulièrement tendu
Cette sanction financière intervient quelques jours seulement après la démission du président Jean-Baptiste Aldigé, même si les discussions se poursuivent encore en coulisses pour tenter de trouver une issue.
Les engagements pris par Éric Ciotti, notamment autour de la construction d’une nouvelle tribune de 1 700 places à l’horizon 2027, devaient permettre de rassurer et de faire pencher la balance en faveur du projet niçois.
À l’heure actuelle, Nice ne connaît toujours pas la division dans laquelle le club évoluera la saison prochaine, ni même la direction qui portera son avenir. Après avoir affiché de grandes ambitions sur le marché des transferts, les Azuréens espéraient certainement un été bien plus serein.
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