C’est une période d’incertitude qui n’était pas attendue. Loin de là. Il y a quelques semaines, Nissa Rugby s’offrait de nouveau le droit de disputer la Pro D2, après seulement une saison passée en Nationale depuis son départ de deuxième division. Seulement, cette affaire semble se compliquer à moins de six semaines du lancement de l’édition 2026-2027. En effet, Jean-Baptiste Aldigé, président de la SAS Nissa Rugby, et Patrice Prévot, président de l'association, ont tous les deux annoncé leur démission au sein du club de l’ancien État savoyard.
Dans un communiqué publié à la suite de l’Assemblée générale du vendredi 17 juillet, les deux hommes forts de Nissa Rugby ont annoncé que cette décision était "mûrement réfléchie". Elle serait faite dans le but de "ne pas entretenir d'illusion sur le projet dans son contexte actuel". Le départ de ces personnalités jette un froid le long de la baie des Anges. De son côté, la Ville de Nice s’est déclarée “surprise” par cette annonce et souhaiterait “mettre en œuvre tous les moyens dont elle dispose” pour voir le club en Pro D2 la saison prochaine, selon Nice-Matin.
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Selon Rugbyrama, cette annonce aurait été faite alors que les doutes autour du soutien de la municipalité niçoise et des collectivités locales au club s'affirmaient. Ainsi, Éric Ciotti, maire de Nice depuis mars 2026, n'aurait pas montré le même engouement que son prédécesseur pour accompagner l'ambitieuse écurie du Sud-Est. La rénovation et l'agrandissement potentiel du stade Marcel-Volot seraient au cœur des débats, alors que de nombreuses subventions étaient coupées dans la ville.
Également, L’Équipe indique que la Mairie aurait parlé d’un “engagement de plus de 3 millions d'euros”, mais les “courriers à la Municipalité pour obtenir un rendez-vous, (seraient restés) a priori sans la moindre réponse.” Depuis la montée, “aucune confirmation administrative n'aurait été prononcée” en faveur de ses aides et la livraison d’une tribune éphémère aurait même été annulée. L’Autorité de régulation du rugby (A2R) demanderait ainsi 4,7 millions d'euros de caution avant le 15 août pour assurer la participation de Nissa Rugby en Pro D2. Une somme que le club est loin de posséder pour le moment.
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Ainsi, si Nissa Rugby veut assurer la place en Pro D2 qu’elle a brillamment acquise sur le terrain, les différents acteurs locaux vont devoir appuyer sur l’accélérateur. Désormais, il reste moins d’un mois à ces derniers pour assurer la place de cette écurie dans l’antichambre de l’élite, grâce à des mesures fortes. S’ils n’y parviennent pas, un autre participant à la deuxième division pourrait faire son apparition dans les prochaines semaines.
En effet, le Stade Montois pourrait en profiter pour opérer un retour inespéré en Pro D2. Alors que le club landais pensait jouer en Nationale dans les prochains mois, après un barrage de maintien perdu contre Nissa Rugby (31-26), il pourrait finalement retrouver le monde professionnel. En effet, si le club qui a pris sa place en deuxième division n’avait pas les moyens d’y postuler, la LNR et l’A2R se pencheraient sur la situation de la formation à l’écureuil. Ils regarderaient si elle peut remplacer au pied levé le promu.
Toutefois, cette situation n’aurait rien de simple dans l’organisation du club maralpin ou de son équivalent landais. D’un côté, le promu s’est séparé d’un grand nombre de joueurs qui ont fait sa réussite en Nationale, pour s’offrir certains joueurs du calibre de la Pro D2. Si Nissa Rugby était relégué à la dernière minute, la situation serait difficilement tenable. En parallèle, le Stade Montois s’était armé plus modestement, pour une saison en troisième division, et une promotion pourrait prendre des airs de cadeau empoisonné.
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Où que passe ce prédisent, c'est le cirque. Il a apparemment du mal à s'entendre avec les municipalités (qui sont toujours les méchants selon lui).
Après, vu la nouvelle municipalité, ça va être compliqué pour Nissa quelque soient les dirigeants.
Le sport ne semble pas être la priorité de Ciotti .