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Michael Hooper veut écarter Andrea Piardi des matchs des Wallabies : pourquoi sa demande pose une vraie question à World Rugby

Après le chaos de Perth, Michael Hooper demande que l’Australie ne soit plus arbitrée par Andrea Piardi. Et un précédent existe déjà avec Nic Berry.

Thibault Perrin 30/09/2026 à 14h21
Après une fin de match à onze contre les Springboks, Michael Hooper veut tourner la page Piardi pour les Wallabies. World Rugby est directement interpellé. ©INPHO/Laszlo Geczo
Après une fin de match à onze contre les Springboks, Michael Hooper veut tourner la page Piardi pour les Wallabies. World Rugby est directement interpellé. ©INPHO/Laszlo Geczo

Hooper demande à World Rugby d’écarter Piardi des matchs australiens

Michael Hooper a lancé une proposition qui risque de faire parler bien au-delà de Perth. Invité de Between Two Posts sur Stan Sport, l’ancien capitaine des Wallabies estime qu’Andrea Piardi ne devrait plus arbitrer l’Australie. Il précise ne pas remettre en cause la valeur de l’Italien. Mais invoque un devoir de protection. Dimanche, Piardi était au sifflet lors de la victoire 42-38 contre l’Afrique du Sud, terminée avec quatre cartons jaunes contre les Wallabies.

Au sortir du match, Hooper ne place pas les quatre décisions au même niveau. Selon Planet Rugby, il juge trois sanctions justifiées et conteste surtout celle à l'encontre de Suaalii, pénalisé pour un hors-jeu après une intervention de Ben O’Keeffe. L’Australie a fini jusqu’à onze joueurs sur le terrain. Et les dix dernières minutes ont duré près de 25 minutes en temps réel.

Le vrai sujet dépasse une décision arbitrale

Dans les faits, l'Australien ne réclame pas une sanction contre Piardi. Mais une forme d’incompatibilité entre un arbitre et une sélection lorsque trop de contentieux se sont accumulés. Son idée est simple : joueurs comme arbitres arrivent sur certains matchs avec les souvenirs des précédents. Hooper parle de « scars », les cicatrices laissées par les rencontres passées.

Mais la frontière est fine. Écarter durablement un arbitre parce qu’une équipe entretient un passif avec lui peut créer un précédent délicat. Planet Rugby estime que Hooper formule une accusation indirecte de partialité. C’est l’interprétation du média, pas une accusation explicitement formulée par l’ancien troisième ligne. Protéger un arbitre peut-il finir par accréditer l’idée qu’il ne peut plus diriger sereinement une équipe ?

Le précédent Nic Berry revient forcément

Nic Berry avait arbitré le premier Test des Lions britanniques et irlandais contre l’Afrique du Sud en 2021, avant la longue vidéo de Rassie Erasmus contestant son arbitrage. Planet Rugby souligne qu’il n’a plus arbitré les Springboks depuis cet épisode. World Rugby indique toutefois qu’il a continué à officier au plus haut niveau, comme arbitre ou assistant.

Le parallèle donne du relief au débat. Mais les deux affaires ne sont pas identiques pour autant. Erasmus avait directement ciblé plusieurs décisions de Berry. Hooper répète que Piardi possède le niveau pour arbitrer au sommet, tout en demandant que World Rugby ne le désigne plus avec les Wallabies. À un an de la Coupe du monde 2027 en Australie, la question touche autant à l’autorité arbitrale qu’à la confiance autour des grands matchs.

Avant la Bledisloe Cup, le timing est brûlant

Et le calendrier ne laisse pas retomber la poussière. Les Wallabies se rendront à l'Eden Park le 10 octobre pour affronter les All Blacks, avant le retour à Sydney le 17. Après Perth, chaque désignation sera observée de près. Hooper voulait parler de protection ; sa sortie ouvre un dossier plus large sur la mémoire collective, la pression publique et l’arbitrage international.

Aurélien Boucherie (Amis à Laporte)
Aurélien Boucherie (Amis à Laporte)

Avec les contentieux accumulés avec de nombreux arbitres, la France n'est peut plus être arbitrée que par des arbitres de Fédérale ?