Cherchez les meilleurs gratteurs du Top 14 et vous ne tomberez pas, pour l'instant, sur une meute de troisième ligne. Après cinq journées, Sireli Maqala domine le classement avec cinq ballons récupérés au sol, devant Alivereti Loaloa et Jeremy Ward, quatre chacun.
Trois centres, et surtout trois joueurs habitués au numéro 13. Une anomalie ? L'absence de Jack Willis y contribue forcément. L'arapède du Stade Toulousain n'a disputé qu'une seule rencontre cette saison avec Toulouse et ronge donc son frein en faisant des trous à la main dans le jardin.
De joker Coupe du monde à meilleur joueur de Pro D2 : comment Seta Bituniyata est devenu un monstre complet ?Mais la présence de trois centres tout en haut du classement n'a rien d'illogique. Dans les systèmes défensifs modernes, le second centre se retrouve régulièrement au cœur des zones où les attaques cherchent à créer de l'avancée : autour du 10 et du 12.
Le 13 devient alors souvent le premier défenseur extérieur capable d'enclencher un grattage sur le porteur stoppé. S'il n'est pas impliqué directement dans le plaquage, il possède exactement ce dont rêve un gratteur : quelques dixièmes d'avance sur l'attaque pour arriver le premier sur le ballon.
Dans les pas de Bastareaud ou Botia
Maqala en offrait une superbe démonstration ce week-end, après que Manu Tuilagi a désintégré le pauvre Delbouis qui cherchait à attaquer l'axe. Très bas sur les appuis, son voisin du milieu de terrain se plaçait tout de suite au-dessus du ballon et récupérait une munition précieuse.
Le classement évoluera certainement lorsque les spécialistes comme Marchand, Fischer, Alldritt ou les frères Willis auront accumulé davantage de minutes. Mais cette statistique rappelle déjà une chose : le grattage n'est plus réservé qu'aux numéros 6 et 7.
Et dans une zone aussi sollicitée que le milieu du terrain, un numéro 13 capable de défendre puis de mettre immédiatement les mains n'a désormais plus rien d'une anomalie façon Mathieu Bastareaud ou Levani Botia.
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