L'arbitre de Castres vs Brive a-t-il eu raison de revenir à l'avantage en fin de match ?
L'arbitre de la rencontre est revenu sur un avantage suite à une faute briviste.
Petit point avec Dédé Puildébut pour remettre le sifflet au centre du terrain. L'arbitre de la rencontre Castres vs Brive a-t-il eu raison ?

Vous vous êtes posé la question, et vous nous l'avez posé : "est-ce que monsieur Castaignede a eu raison de revenir à l'avantage après autant de temps ?" À cause de vous, on a dû regarder un Castres-Brive en plein novembre, merci. Mais revenons d'abord à la genèse du problème. 

La fin de match complètement incompréhensible entre Castres et Brive [Vidéo]La fin de match complètement incompréhensible entre Castres et Brive [Vidéo]77e. Les Brivistes sont menés de 6 points depuis 10 minutes et le score est de 25 à 19 pour Castres. Après une pénal'touche, ils se retrouvent à 10m de la ligne adverse et après un maul, François Da Ros se faufile derrière la ligne pour marquer l'essai de l'espoir pour les Corréziens. Le score est alors de 24 à 25 en faveur des Castrais. Thomas Laranjera bonifie ces 5 points en passant la transformation qui fait passer le CABCL à un point devant : 26 à 25 et il ne reste plus que 2 minutes de jeu !

Mais sur le renvoi à la 79e, Camille Gérondeau récupère la balle d'une claquette et après plus de 2 minutes de jeu sans faute côté briviste et sans en-avant côté castrais, Galala et Palis se heurtent. L'arbitre laisse un avantage jusqu'à ce que Julien Dumora tente un drop. Échec. Tout le monde croit à une fin de match et une victoire briviste, mais monsieur Castaignede revient sur le plaquage du briviste Galala sur Palis. Pénalité pour Castres. Dumora ne se manque pas et Castres s'impose 28 à 26. Voici notre arbitre, Dédé Puildébut qu'on a également dû obliger à regarder un Castres vs Brive sous la pluie durant un week-end de trois jours. 

Point Arbitrage :

Concernant le retour à l'avantage : l'arbitre peut revenir sur une action de jeu déloyal même s'il y a eu plusieurs temps de jeu en suivant (contrairement à un en-avant ou un hors-jeu - limité à 2 temps de jeu). 

 

"Oui, mais la faute, elle n'y est pas !" Attendez, il n'a pas fini. Entre deux repas de famille, voici sa clarification :

Point Arbitrage :

Concernant le plaquage de Galala sur Palis : le plaquage dangereux de Galala est clair et évident avec une épaule qui rentre en contact avec la tête de l'adversaire. Si on considère le degré de dangerosité élevé c'est un carton rouge (et jaune si on considère que le porteur de balle glisse où se baisse = circonstance atténuante)

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Je ne dirai rien sur l'arbitrage même si il y a pléthore à commenter comme sur la règle d'ailleur.
Alors oui j'ai les boules que l'équipe est perdue ce match, mais nous le perdons sur le renvoi que nous ne récupérons pas. Si on prend la gonfle 2 minutes de petits tas et on gagne.

Maintenant si sur le renvoi les joueurs Castrais partent avant il y a pénalité ???
😜😁😁

Je dis ça je dis rien et comme dis précédemment dans un autre post sur le sujet si le match est à Brive je pense que l'arbitre siffle la fin sur le drop raté.

Aller Brive

  • to7
    12775 points
  • il y a 1 mois

je suis partagé, d'un coté la faute y est, elle est évidente et mérite un carton
d'un autre coté les castrais ont profité de l’avantage avec une belle position de drop, une fois le drop raté, le sentiment de "deuxième chance" donné à Dumora est un peu difficile à accepter

l'arbitre a coupé la poire en deux dans le mauvais sens selon moi, mais je ne prétends pas être objectif
je pense que galala méritait une suspension après citation (le geste est bête et dangereux, même si involontaire il traduit un vrai manque de maitrise) , mais que le CAB méritait sa victoire à l'extérieur

@to7

Donc d'après toi, un drop raté est un gain suffisant ?

  • to7
    12775 points
  • il y a 1 mois
@Fidjien sous prozac

je ne prétends pas être objectif

  • Pianto
    32826 points
  • il y a 1 mois

Perso, j'ai découvert pendant la coupe du monde qu'un avantage sur pénalité pouvait être terminé à un moment. C'était en général sur des fautes après lesquelles l'équipe qui devait bénéficier de la pénalité avait gagné un terrain important, genre 30/40m.

Avant ça, je n'avais jamais entendu l'arbitre dire "advantage over" pour autre chose que les en-avants. J'avais même parfois l'impression que les équipes se contentent d'un jeu restrictif et proche des soutiens tout le temps où l'équipe qui défend ne s'est pas mise à la faute et qu'il n'y a que quand l'arbitre a tendu le bras qu'on joue vraiment en prenant le risque incroyable et fou de s'éloigner des zones de contact.

  • Ahma
    84419 points
  • il y a 1 mois
@Pianto

La fin de l'avantage sur pénalité n'a pourtant rien de nouveau. Elle est effectivement beaucoup plus rare, pour des raisons évidentes.
Peut-être les oppositions d'une Coupe du monde, parfois plus déséquilibrées qu'à l'accoutumée, donnent-elles lieu à davantage de situations où une équipe arrive à réaliser un gain de terrain important ?
Pour l'anecdote, si tu regardes la gestion des avantages dans le rugby féminin, tu constateras que les arbitres y reviennent moins souvent aux pénalités, du fait de la portée moindre des buteuses.

Je suis un peu perdu la.....les deux temps de jeu est une recommendation française de la commission arbitrale ?

La réponse est oui, comme pour n'importe quelle situation.

La vraie question, c'est plutôt "Est ce que les différentes instances du rugby, via leurs règles et directives, permettent aux arbitres de prendre une décision cohérente et en adéquation avec l'ensemble de ses dernières dans le feu de l'action ?"

Article très intéressant! J'aime beaucoup ces analyses claires et détaillées qui expliquent les règles et comment elles furent appliquées. Encore, encore! (et même si ça vous oblige à regarder un Castres - Brives en Novembre, on apprécie votre sens du sacrifice 😊 )

  • Bearny
    -121 points
  • il y a 1 mois

Donc selon la même règle, M. Monribot aurait dû écoper d'un rouge suite à son plaquage sur M. Lespiaucq puisque son épaule était rentrée en contact avec la tête. Et même en considérant que M. Lespiaucq avait glissé (circonstance atténuante) comme l'a fait l'arbitre, ce dernier aurait dû sortir un carton jaune non ?

  • breiz93
    46928 points
  • il y a 1 mois
@Bearny

Un jaune ou un rouge à la dernière minute, je ne vois pas trop l'intérêt.
À l'arbitre et à la commission de discipline de citer ou pas.

  • Bearny
    -121 points
  • il y a 1 mois
@breiz93

C'était en première mi-temps... Du match Bayonne-Pau...

  • Ahma
    84419 points
  • il y a 1 mois
@Bearny

S'il n'y a pas eu de sanction pour Monribot, ce n'est sans doute pas en vertu de la règle de l'avantage, mais plutôt du fait que les arbitres ont dû estimer que la faute ne justifiait pas un carton (je n'ai pas vu le geste et n'ai donc évidemment pas d'avis sur la question).

  • Bearny
    -121 points
  • il y a 1 mois
@Ahma

Pour ceux qui n'ont pas vu le match comme toi l'arbitre a considéré qu'il n'y avait pas de faute car il lui paraissait que M. Lespiaucq glissait. Toutefois selon cet article le fait que l'épaule touche le visage aurait dû déboucher a minima sur un carton jaune

  • Bearny
    -121 points
  • il y a 1 mois
@Ahma

Je ne parlais pas de la règle de l'avantage mais de la deuxième question sur la présence de la faute

  • Ahma
    84419 points
  • il y a 1 mois
@Bearny

L'article vise essentiellement à clarifier la question d'ordre général sur la gestion de l'avantage, et accessoirement le cas particulier de la faute commise lors de ce match. Il ne peut rien nous apprendre sur la façon dont le geste de Monribot aurait dû être jugé.

  • Bearny
    -121 points
  • il y a 1 mois
@Ahma

La deuxième question traitée est pourtant exactement celle du cas Monribot : une épaule rentre en contact avec le visage du plaqué, ce qui caractérise le plaquage de dangereux de façon claire et évidente. Ensuite il est également précisé dans l'article que si l'on considère une circonstance atténuante, telle que le fait que le porteur du ballon glisse, la sanction peut être atténuée et devenir un jaune à la place d'un rouge. Ma question est donc justement : si l'on s'en tient à ce que dit l'article sur la présence ou pas de la faute et la sanction qui en découle, en l'appliquant au cas Monribot, les bayonnais ont bénéficié en effet d'une erreur d'arbitrage qui heureusement n'a pas eu d'influence (qu'en sait-on d'ailleurs d'un côté ou même de l'autre ? Puisque cela aurait également pu donner un supplément d'âme à l'aviron), alors je me demande si cette analyse est juste ou si quelqu'un peut m'apporter un autre élément qui justifie que l'arbitre ne siffle même pas pénalité (ce qu'il a justifié à tort a priori en considérant que le porteur de balle avait glissé).

  • Bearny
    -121 points
  • il y a 1 mois
@Bearny

J'aurais adoré avoir l'éclairage de dédé puildébut sur cette question même si je comprends que ce sujet n'a pas eu l'importance de celui de l'article par rapport au résultat du match en question (heureusement)

Votre encadre sur la règle du retour à l'avantage c'est pas plutot pour l'appel à la video? J'ai toujours cru que l'arbitre avait toute liberte de decider la longueur de l'avantage et c'est certainement pas limite à 2 temps de jeu pour un penalite.

  • Ahma
    84419 points
  • il y a 1 mois
@Silkerin

Toujours le même problème de la différence entre les règles et les mystérieuses directives. La règle donne toute latitude à l'arbitre pour juger de la durée de l'avantage, apparemment ce n'est pas le cas des directives.
Mais en effet, il me semblait bien aussi que sur un hors-jeu, les arbitres laissaient parfois plus de deux temps de jeu avant de revenir à la pénalité.

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